Mettez une plume d'oie dans la main d'un moraliste qui soit écrivain de premier ordre. Il sera supérieur aux poètes.
La liberté n'est pas un privilège, elle est éternelle conquête... On ne la donne pas aux autres, on leur apprend à la mériter.
Vivre, cela prend trop de temps aux gens.
Les idées ne sont pas des massues. Pourtant, c'est comme telles qu'elles servent aux politiciens.
Les destinées sont les résultats présents, passés et futurs des plans établis par Dieu, conformément aux lois mathématiques.
Un pays, s'il n'accorde pas aux femmes la place qu'elles méritent, n'a pas des fils, mais des despotes.
Je ne vois pas comment un homme peut travailler aux frontières de la physique et écrire de la poésie en même temps. Elles sont dans l'opposition.
Le Marseillais était ému par l'arrivée de ces pauvres gens, mais bien vite les " pieds-noirs " ont voulu agir comme ils le faisaient en Algérie quand ils donnaient des coups de pieds aux fesses aux Arabes. Alors les Marseillais se sont rebiffés.
L'irreligion sied mal aux femmes ; il y a trop d'orgueil pour leur faiblesse.
Survivre aux épreuves est la meilleure façon de faire ses preuves.
Je me suis toujours demandé pourquoi, aux Etats-Unis, quand t'as une belle voiture, les mecs sourient et te disent formidable, et en France on te traite de voleur.
J'ai appris un peu à tourner ma langue avant de répondre, ma queue dans ma braguette avant de tringler, mon âme dans ma tête avant d'adhérer, m'inscrire aux Partis... la sagesse qui vous arrive hélas avec les poils blancs !
Est-ce un malheur que la magnifique Californie ait été saisie aux Mexicains paresseux qui ne savaient pas quoi en faire ?
Vous souvenez-vous des temps heureux où l'adjectif "astronomique" s'adressait aux étoiles et non aux prix ?
Le public vient de rire aux oeuvres des auteurs comiques, mais il est bien le seul.
L'héroïsme a de ces causes démystifiantes mais qui savent ramener celui qui les voit aux justes mesures de ce qui est.
Qui aux dames ne porte honneur c'est qu'il n'a point d'honneur au coeur.
Il est souvent plus facile aux démagogues de conjuguer leurs verbes au passé aux fins de ne pas assumer l'urgence du présent.
Si je vivais pour plaire aux gens, je n'aurais jamais été dans un groupe. Je n'aurais rien d'extraordinaire. Je m'ennuierai tout simplement.
Mes parents voulaient avant tout que j'apprenne à être libre et que je ne me soumette pas aux conventions.
Il n'y a point d'homme pour l'homme : nous vivons aux aguets les uns des autres, comme fait le chat de la souris.
Au lieu de présenter du vin aux amis, il vaut mieux donner du riz cuit à manger trois fois par jour.
Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s'est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l'autre. On vit un moment très étrange.
Politiciens, demandez conseil aux gastro-entérologues : que peut-on encore faire avaler aux citoyens ?
Se mettre aux genoux d'une femme, c'est une attitude qui frappe toujours et qui n'est point du tout indifférente : si elle prouve du respect, elle met en même temps à portée d'en manquer.
Dans une période où le doute sceptique s'est installé dans le monde, où, aux dires d'une bande de salauds, il n'est plus possible de discerner le sens du non-sens, il devient ardu de descendre à un niveau où les catégories de sens et de non-sens ne sont pas encore employées.
Aimer la littérature, c'est s'intéresser aux mots qui sont les petits moteurs de la vie.
On ne peut pas servir l'humanité aux dépens de la France.
Les méduses du matin font des grains de beauté aux vagues.
La vente aux enchères du génie était avant-hier, la nouvelle génération se laisse attendre.
Faut survivre aux tentations, la vie ici n'a pas sens, mes liens les plus forts ne sont pas que liés par le sang.
Je compare toujours les êtres humains aux animaux. C'est un bon moyen de savoir qui ils sont.
Confier la terre aux humains c'est comme confier un Western à Woody Allen.
La vie prend aux hommes beaucoup trop de temps.
Malheur aux souverains vivants à qui on rend l'hommage dû aux morts.
Quand on pose les questions, on s'oppose aux réponses.
Il ne faut pas sournoisement respecter les morts. Il faut traiter leurs images en amies et aimer tous les souvenirs qui nous viennent d'eux. Il faut les aimer pour eux-mêmes et pour nous, dût-on déplaire aux autres.
La descente aux Enfers est la même de partout.
Je n'ai jamais simulé ni surjoué mon attachement aux régions, à ceux qui y vivent et y travaillent. Ceux qui m'écoutent savent que je suis profondément attaché à la nature, aux racines, au terroir, aux traditions, étant moi-même Picard et fier de l'être.
A la poste d'hier tu télégraphierasque nous sommes bien morts avec les hirondelles.Facteur triste facteur un cercueil sous ton brasva-t'en porter ma lettre aux fleurs à tire d'elle.
Par la force des charmes et l'harmonie céleste, j'apporterai aux hommes des rêves de douceur.Par la puissance d'un amour infini et merveilleux, je rendrai leurs vies semblables au printemps.
Gare aux hypertrophies du "sens du devoir". Toujours se demander quel sens et quel devoir.
Que l'évêque qui condamna Jeanne d'Arc se nomme Cauchon, que le gendarme qui brise la mâchoire de Robespierre s'appelle Merda, ce sont les clins d'oeil que l'Histoire fait aux écoliers.
Tout est vanité aux hommes vains et mensonge à ceux qui se mentent à eux-mêmes.
On n'est jamais tout à fait un héros aux yeux d'un camarade. Ou seulement plus tard. Trop tard...
Notre société est comme une immense machine dont le tableau de bord est trop pauvre en indicateurs et dont l'épiderme bétonné est insensible aux réactions individuelles. Une machine si occupée à construire, à produire, qu'elle est aveugle à ce qu'elle détruit et myope à l'égard du monde qu'elle risque de faire.
Des ivrognes commencent des chants qu'ils ne peuvent poursuivre et s'éteignent au milieu des quolibets. Puis les porteurs ragaillardis par les verres d'anisette se glissent de nouveau sous les pièces montées, et titubant sous le faix, semblent communiquer un peu de leur ébriété aux Vierges vacillantes et aux Christs douloureux.
Aux tactiques de vitesse, de bruit, opposer des tactiques de lenteur, de silence.
Non l'homme n'émane pas que de Dieu, et ce serait là mal juger le créateur. L'homme émane aussi du diable, ce qui rend hommage aux deux, mais les diminue aussi l'un et l'autre.
En hiver, rien de plus lugubre, en été rien de plus divin que ces vallons resserrés entre les collines et que ces tertres aux escarpements hardis, couverts de bruyère.