On rince les bébés dans deux eaux de rinçage tièdes, puis on les sèche dans un linge éponge. Ne jamais les frotter ni les tordre.
Nous sommes généralement ainsi : plus humiliés d'un service qu'on nous rend que d'une offense qu'on nous fait.
L'usage, en Occident, est d'avoir une seule femme et un petit nombre de maîtresses.
Si Dieu n'était pas ! alors que sommes-nous ? Rien, rien qu'une sorte d'excroissance absurde, un lichen de vie et de conscience sur une planète dérisoire perdue au milieu du lent ballet du monde.
Un bien présent peut être dans l'avenir la source d'un grand mal ; un mal, la source d'un grand bien.
Quel système d'exploitation correspond le mieux à vos besoins personnels ? Réponse : celui qui est déjà sur votre ordinateur. Croyez-moi, personne n'a vraiment envie d'en installer un nouveau.
Faire un film, c'est comme éteindre un feu avec une passoire. Il y a tellement d'éléments, et c'est tellement compliqué.
Un jour Mitterrand va pas se réveiller, et faudra le remplacer par un vieux tout neuf.
La liberté dans un monde plus juste fait partie des slogans qui sont un peu vétustes.
Beaucoup de gens disent qu'ils s'assagissent avec l'âge. En vérité, ils se tassent, ils ralentissent. Ils perdent de leurs saillances. Ils s'enlisent dans un sable mou et s'enfoncent en toute confiance. C'est ce qu'on appelle mûrir.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
Je vous dirai sans vanité, que même en une contrée d'huile très médiocre, je suis capable de sauver une salade, de la rendre comestible, sinon exquise. Comme j'achevais cette opération, à l'aide de parcelles de gruyère et de lard, je vis arriver un nouveau convive.
Y a des ciels, y a des soirs, des étoiles qui nous donnent l'espoirDes matins, y a des roses, y a des bleus qui recouvrent le noirComme un début d'histoireJe veux la mer, le soleil, des photos pour nous éblouirJe veux pleurer pour un rien, espérerAttendre et courirDonner sans réfléchir.
Un maître affecte l'éternité ; on ne saurait dire où s'arrête son influence.
Celui qui vend une voiture de fumier enlève un mille de paille à son grenier.
Tchernobyl a été un élément négatif de l'image de marque de l'Ukraine. Le moment est venu de changer cela.
Quand je me regarde dans le miroir, je ne vois pas mon père, je vois ma grand-mère. Pendant un moment, ce fut ma mère qui me regarda. Si seulement c'était mon père.
Tout ce que je veux, c'est la même chose que vous voulez. Avoir une nation avec un gouvernement aussi bon, honnête, décent, compétent, compatissant et rempli d'amour que le peuple américain.
Peut-être que je suis un désordre. Je suis peut-être fou. J'ai peut-être perdu la tête ! Mais, que Dieu me vienne en aide, je garderai ces lumières jusqu'au jour de ma mort si je pense qu'il y a une chance que Will soit encore là !
On n'arrive à la fortune que par degrés, mais il ne faut qu'un jour pour la perdre.
C'était un gros problème pour moi de jouer des personnages, de ressentir des choses et de me connecter à quelqu'un dans un faux monde.
C'est techniquement un échec quand vous n'essayez même pas.
Bien souvent, la vie d'un entrepreneur est bien plus dure que celle d'un salarié, il ne faut pas l'oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties.
Quand deux connards parcourent un long trajet en volant, ce n'est pas toujours le plus lourd des deux qui demande à se poser le premier.
Le néopolar, c'est un peu comme le western spaghetti.
La vie est un procès judiciaire : peu importe qui on est et ce qu'on fait, on perd toujours.
Une pensée est une chose aussi réelle qu'un boulet de canon.
Il y a des péchés si flatteurs que, si je les confessais, j'en commettrais un autre d'orgueil.
Faire la cour avant le mariage est un charmant prologue pour une pièce bien ennuyeuse.
La forme peut-être plus importante que la substance. Un glaçon peut faire effet de lentille et créer une flamme.
Zèle, se dit d'un collaborateur dont on ne peut rien dire d'autre.
Ce qui est important, ce n'est pas seulement de quoi, mais au nom de quoi un homme vit.
Tous mes biens pour un peu de temps !
Un indien qui a la rougeole n'a pas l'air contagieux.
Un déplaisir extrême est toujours à la fin d'un extrême plaisir !
Il faut qu'une femme soit bien décidément sotte pour n'avoir pas plus d'esprit qu'un homme qui en a beaucoup, touchant les affaires du coeur.
La joie réelle n'est autre, en effet, qu'une vision lucide, mais assumée, de la condition humaine ; la tristesse en est la même vision mais consternée. La joie est ainsi ce que Spinoza pourrait appeler un "mode actif" de la tristesse, et réciproquement la tristesse peut être décrite comme "mode passif" de la joie.
Et des ombres d'oiseaux les effleuraientEn criant, ou bien s'attardaient, là où nos frontsSe penchaient l'un vers l'autre, se touchant presqueDu fait de mots que nous voulions nous dire.
On ne devrait jamais demander à quelqu'un s'il est heureux, parce que c'est indiscret.
Avant de tomber tout à fait malade, ma vie était d'un bout à l'autre une hallucination maladive. J'étais éveillé, mais toutes choses passaient trop vite devant mes yeux, comme dans un mauvais rêve.
Elle est bien moins une provision de matériaux qu'un horizon, c'est-à-dire à la fois une limite et une station, en un mot l'étendue rassurante d'une économie.
Un amour doit pouvoir se renouveler et ressurgir sous des formes inattendues. Admettez qu'il soit dans votre existence une aventure perpétuelle ; qu'il s'expose à des risques, à des changements, à l'imprévisible. Et qu'il échappe ainsi à la routine.
Il nous faut être seul et abandonné de tous, si nous voulons aborder un travail de l'esprit !
Une fois il dit à maman : "Cette séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.".
On mesure l'humanité d'un homme au nombre de langues qu'il parle.
Ma garde-robe est organisée par hauts, pantalons et vêtements d'extérieur, mais pas beaucoup de robes. Les robes sont dans une autre pièce parce que je ne m'habille pas souvent de manière formelle, même si je dessine des robes. Comme la plupart des designers, j'ai un uniforme, et le mien est un legging.
Je ferais un meilleur président américain que George W. Bush. Bush est un idiot. Je suis un meilleur orateur que lui.
Je considère les grandes richesses héritées comme un malheur, qui ne sert qu'à émousser les facultés des hommes.
Parfois, les idées viennent juste à moi. D'autres fois, je dois transpirer et presque saigner pour faire venir des idées. C'est un processus mystérieux, mais j'espère ne jamais savoir exactement comment cela fonctionne.
Je tiens à mon indépendance. Je suis un homme libre.