Toute société est basée sur l'aristocratie, car celle-ci, la vraie, est exigence à l'égard de soi-même et sans cette exigence toute société meurt.
Celui qui tue par le plomb, meurt par le plomb.
La tragédie, c'est lorsqu'on se coupe le doigt. La comédie, c'est quand on tombe dans une bouche d'égout ouverte et que l'on meurt.
La mort est toujours la même, et chacun, pourtant, meurt de sa propre mort.
Dans une révolution, on naît cent fois, et on meurt des milliers de fois.
Chaque fois qu'un homme meurt, c'est pour lui la fin du monde et le jugement dernier.
La jalousie naît toujours avec l'amour, mais ne meurt pas toujours avec.
Et meure Pâris ou Hélène,Quiconque meurt, meurt à douleur.Celui qui perd vent et haleine,Son fiel se crève sur son coeur.
L'espoir est un sentiment qui ne meurt qu'avec l'homme.
L'âme du bonheur meurt dans la jouissance.
La poésie de la terre ne meurt jamais.
Avec la mort d'un homme meurt toute la grâce humaine.
On ne sait jamais pourquoi on meurt.
Il n'y a que trois événements dans la vie d'un homme ; naissance, vie et mort; il n'a pas conscience d'être né, il meurt dans la douleur et il oublie de vivre.
Du moment qu'on meurt, comment et quand, cela n'importe pas, c'était évident.
On ne peut rien contre un mot ; c'est une mouche qu'on peut chasser, qui peut partir, mais qui revient toujours, ne meurt jamais.
L'amour est une chose qui meurt. Une fois mort, il pourrit, mais peut servir à un nouvel amour.
Le mal s'arrête souvent à lui-même et meurt avec celui qui l'a fait ! Le bien, jamais.
Une chose n'est pas nécessairement vraie parce qu'un homme meurt pour elle.
L'avenir meurt avant le passé.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
Même quand on ne fait qu'y vivre, il n'arrive jamais rien d'autre avec la nuit que ce qui meurt en soi.
Oui, on meurt tous de manière différente. Mais on naît tous de la même manière, nuance, étrange, non ?
On me dit : mange, toi, et bois ! Sois heureux d'avoir ce que tu as !Mais comment puis-je manger et boire, alorsQue j'enlève ce que je mange à l'affamé,Que mon verre d'eau manque à celui qui meurt de soif ?Et pourtant je mange et je bois.
L'intelligence du monde n'est pas dans la naissance, elle est dans la mort. On sait ce qui naît ; on ne sait où va ce qui meurt.
Un grand fumeur peut fumer jusqu'à huit pipes par jour, mais il meurt en cinq ans.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
L'avare ne fait de bien que quand il meurt.
Je commence, quand meurt un homme célèbre, à calculer ce qu'il me reste à vivre pour vivre autant que lui.
L'amour meurt d'indigestion.
D'une langueur la nuit s'enivre,Et notre coeur qu'elle délivreDu monotone effort de vivreSe meurt d'un trépas langoureux.
Le cochon qui a deux maîtres meurt de faim.
Sur un tas d'or, l'avare est pauvre et meurt de faim.
Les vies n'ont pas de sens. Quelqu'un vit, puis meurt, et ce qui se passe entre les deux n'a pas de sens.
Qui meurt d'extase, qu'il se garde bien de ressusciter.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
Le ciel est un songe innocent,Qui meurt des clartés qu'il s'ajoute,Quand le soleil jaunit la route,Dont il est le dernier passant.
Il est certain, que quoi qu'on fasse, on est toujours le fantoche de quelqu'un. C'est un malheur dont on ne meurt pas.
Si mon corps meurt, laissez mon corps mourir, mais ne laissez pas mon pays mourir.
Le mâle qui meurt sert l'espèce, en laissant à d'autres le soin de la propager.
La gloire est comme ces navires où l'on ne meurt pas seulement à ciel ouvert mais aussi dans l'obscurité pathétique des cales.
Celui qui a vécu sans qu'on s'en aperçoive, s'il meurt, on ne s'en apercevra pas.
A vouloir écarter le pire, on chasse aussi le meilleur. C'est aussi évident qu'à trop craindre la mort on oublie de vivre et qu'à la fin on meurt quand même.
L'homme naît, court, se dépêche de vivre, lit des livres, va au cinéma, souffre, prend son petit déjeuner, meurt.
On meurt en détail.
On meurt souvent à cause de la bêtise des hommes et ça revient à dire qu'on meurt pour rien.
On meurt par à-coups, comme on change de classe au lycée.
La vertu se meurt, l'espérance est morte. et ceux qui souffre n'ont plus qu'un refuge : le suicide.
Contrairement à l'idée communément répandue, nous ne naissons pas libres. L'existence est un long parcours pour acquérir la liberté. Celui qui a réussi sa vie est celui qui meurt affranchi.
Celui qui naît, hurle ; celui qui meurt se tait.