Toute société est basée sur l'aristocratie, car celle-ci, la vraie, est exigence à l'égard de soi-même et sans cette exigence toute société meurt.
C'est vrai, Dieu meurt de froid. Il frappe à toutes les portes, mais qui ouvre jamais ? La place est prise. Par qui ? Par nous-mêmes.
C'est bizarre, un voeu. Ça meurt, comme un flocon sur le doigt. Au début c'est inoffensif et les dieux ne se vengent pas.
On ne meurt pas d'une overdose de rêve.
La tragédie, c'est lorsqu'on se coupe le doigt. La comédie, c'est quand on tombe dans une bouche d'égout ouverte et que l'on meurt.
L'amitié vit de silence, l'amour en meurt.
L'âme du bonheur meurt dans la jouissance.
Il n'y a que d'immortels principes, puisque, du jour où un principe meurt, on s'aperçoit que ce n'était qu'un paradoxe.
Il faut accomplir nos rêves, autrement on se fane et on meurt.
Chaque fois qu'un homme meurt, c'est pour lui la fin du monde et le jugement dernier.
Chaque instant meurt à l'instant.
Celui qui tue par le plomb, meurt par le plomb.
La jalousie naît toujours avec l'amour, mais ne meurt pas toujours avec.
L'espoir est un sentiment qui ne meurt qu'avec l'homme.
Avec la mort d'un homme meurt toute la grâce humaine.
L'amour est une chose qui meurt. Une fois mort, il pourrit, mais peut servir à un nouvel amour.
Dans une révolution, on naît cent fois, et on meurt des milliers de fois.
Du moment qu'on meurt, comment et quand, cela n'importe pas, c'était évident.
Une chose n'est pas nécessairement vraie parce qu'un homme meurt pour elle.
On ne peut rien contre un mot ; c'est une mouche qu'on peut chasser, qui peut partir, mais qui revient toujours, ne meurt jamais.
Même quand on ne fait qu'y vivre, il n'arrive jamais rien d'autre avec la nuit que ce qui meurt en soi.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
On ne sait jamais pourquoi on meurt.
On me dit : mange, toi, et bois ! Sois heureux d'avoir ce que tu as !Mais comment puis-je manger et boire, alorsQue j'enlève ce que je mange à l'affamé,Que mon verre d'eau manque à celui qui meurt de soif ?Et pourtant je mange et je bois.
L'avenir meurt avant le passé.
L'amour meurt d'indigestion.
Le cochon qui a deux maîtres meurt de faim.
Si mon corps meurt, laissez mon corps mourir, mais ne laissez pas mon pays mourir.
L'intelligence du monde n'est pas dans la naissance, elle est dans la mort. On sait ce qui naît ; on ne sait où va ce qui meurt.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Oui, on meurt tous de manière différente. Mais on naît tous de la même manière, nuance, étrange, non ?
Sur un tas d'or, l'avare est pauvre et meurt de faim.
D'une langueur la nuit s'enivre,Et notre coeur qu'elle délivreDu monotone effort de vivreSe meurt d'un trépas langoureux.
L'avare ne fait de bien que quand il meurt.
Je commence, quand meurt un homme célèbre, à calculer ce qu'il me reste à vivre pour vivre autant que lui.
La gloire est comme ces navires où l'on ne meurt pas seulement à ciel ouvert mais aussi dans l'obscurité pathétique des cales.
Un grand fumeur peut fumer jusqu'à huit pipes par jour, mais il meurt en cinq ans.
Qui meurt d'extase, qu'il se garde bien de ressusciter.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
Les vies n'ont pas de sens. Quelqu'un vit, puis meurt, et ce qui se passe entre les deux n'a pas de sens.
Le ciel est un songe innocent,Qui meurt des clartés qu'il s'ajoute,Quand le soleil jaunit la route,Dont il est le dernier passant.
Contrairement à l'idée communément répandue, nous ne naissons pas libres. L'existence est un long parcours pour acquérir la liberté. Celui qui a réussi sa vie est celui qui meurt affranchi.
A vouloir écarter le pire, on chasse aussi le meilleur. C'est aussi évident qu'à trop craindre la mort on oublie de vivre et qu'à la fin on meurt quand même.
Il est certain, que quoi qu'on fasse, on est toujours le fantoche de quelqu'un. C'est un malheur dont on ne meurt pas.
Celui qui a vécu sans qu'on s'en aperçoive, s'il meurt, on ne s'en apercevra pas.
Chaque fois qu'un enfant dit : "Je ne crois pas aux fées", il y a quelque part une petite fée qui meurt.
Le mâle qui meurt sert l'espèce, en laissant à d'autres le soin de la propager.
On meurt souvent à cause de la bêtise des hommes et ça revient à dire qu'on meurt pour rien.
Il y a toujours une raison de vivre pour laquelle on meurt à petit feu. C'est même le seul but logique dans le monde que de mourir pour ce qu'on a vécu. C'est ça, le mérite des hommes.
On meurt en détail.