On meurt d'avoir dormi longtemps. Avec les fleurs, avec les femmes.
Si tu attrapes un beau bonheur, un papillon rare, sans l'abîmer, si tu le prends dans ta paume et que tu la refermes pour l'emprisonner, il ne reste que de la poussière de bonheur sur les doigts, si tu le piques sur un bois il meurt.
S'il ne meurt aujourd'hui, je puis l'aimer demain.
Le monde meurt un peu à chaque fois qu'un écrivain disparaît.
Celui qui ne meurt pas une fois par jour ignore la vie.
Pitié pour la graine que le vent a jetée sur les pierres calcinées et qui meurt dans les tourments en serrant contre son coeur un message inentendu ! Pitié pour la semence qui vient de tomber sur la terre grasse, et qui n'en a pas fini avec ce monde incohérent !
Toute créature au monde meurt seule.
La ville est loin. Plus rien qu'un bruit sourd de voituresQui meurt, mélancolique, aux plis lourds des tentures...Formons des rêves fins sur des miniatures.
Sauf pour les jeunes ou très heureux, je ne peux pas dire que je suis désolé pour quelqu'un qui meurt.
Qui ne "meurt" pas de n'être qu'un homme ne sera jamais qu'un homme.
Un cordonnier expatrié écarte de lui la misère, mais un roi hors de son royaume meurt de faim.
L'homme qui meurt riche meurt disgracié.
Avant que ma mère ne meurt, elle m'a fait promettre de faire tout ce qui pourrait être fait pour que mon père ne soit pas seule après son départ.
Quand une personne meurt, ce sont les choses les plus simple que nous partagions avec elle, qui nous manque.
Nous ne savons pas tout de suite que l'amour meurt comme une saison.
L'être avec qui on meurt est aussi important que l'être de qui on naît.
Le sujet meurt dans l'avènement de l'individu.
Traîne-cul vit, lève-cul meurt.
De nos jours, on vit de plus en plus vite et on meurt de plus en plus lentement...
Quand on meurt, ce ne sont pas les objectifs qu'on n'a pas réalisés qui comptent, c'est d'avoir été heureux de tout ce qu'on a pu faire.
Le célibat s'assied seul, est confiné et meurt dans sa singularité.
Se noyer est une mort affreuse car on meurt à petit feu.
Chaque homme meurt. Mais tout homme ne vit pas vraiment.
Un fait certain c'est que si l'amour meurt, on ne meurt point d'amour.
Le spectacle insolent d'un couple qui se connaît à vingt ans, s'aime, se l'avoue, se le répète et meurt heureux, remplit d'aigreur la plupart des gens.
Le temps de chacun meurt, la terre est éternelle.
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
Qui meurt a le droit de tout dire.
À déshonneur meurt à bon droit qui n'aime livre.
Je ne crois pas qu'il y aura de sursaut. Une civilisation, elle a sa logique de développement. Elle grandit puis elle meurt. Vous n'arrêtez pas la mort d'une civilisation.
Il faut être commun, ou l'on meurt, d'étrangeté.
On ne meurt pas tant qu'on bouge. Mais ceux qui n'ont jamais franchi la barrière de leur village attendent le retour du voyageur pour estimer si cela valait la peine de partir.
Le temps et non la terre est la patrie réelle ; Celui de chacun meurt, la terre est éternelle.
La vérité se meurt dans des limites, le champ de l'erreur est immense.
Les seules académies vraiment vivantes sont celles où l'on meurt beaucoup.
Qui naît slave, meurt slave.
Plus une civilisation progresse rapidement, plus tôt elle meurt pour laisser place à une autre.
L'homme qu'on transplante vit, l'arbre qu'on transplante meurt.
Plus souvent on meurt, plus intensément on vit.
On passe sa vie à se déniaiser et on meurt quand même comme des vieux cons.
On meurt dans l'état précis où on est né : avec des mains faites pour saisir et incapables de serrer.
On meurt de bien des façons : ne serait-ce qu'en vivant là où la vie n'en est pas une pour vous.
Lorsqu'une langue meurt avec ses couleurs, ses nuances, le peuple meurt aussi.
- Les gens qui aiment leur animal, ils le font empailler quand il meurt.- Mais c'est nul ! S'ils l'aiment vraiment, pourquoi ils l'enculent pas quand il vit, leur animal ?!
Fuis l'étude dont l'opération meurt avec son opérateur.
Existait-il une seule vie véritablement achevée, une seule vie qui ne fût promesse inaccomplie, possibilité latente, plus encore ? Ce n'est pas le passé qui meurt avec chacun de nous. C'est l'avenir.
Si vous coupez les gens de ce qui les nourrit spirituellement, quelque chose en eux meurt.
L'homme meurt avec les idées qui meurent en lui.
L'homme qui meurt doit mettre son ultime effort à se délester afin de s'élever plus vite et plus haut.
Car le désir naît, vit et meurt, s'il n'est pas entretenu par le manque.