Le courage est une chose qui s'organise, qui vit et qui meurt, qu'il faut entretenir comme les fusils.
Il faut faire mourir l'orgueil sans le blesser. Car si on le blesse, il ne meurt pas.
La croissance, c'est la vie. On grandit ou on meurt.
On meurt depuis toujours et cependant la mort n'a rien perdu de sa fraîcheur.
Celui qui possède le bonheur le croit chez le voisin et le voisin se meurt de ne pas l'avoir connu !
Quand on coupe la tête d'un intellectuel, il meurt.
Celui qui reste chaste et meurt d'amour meurt martyr.
La tragédie de la vie est ce qui meurt dans le coeur et l'âme des gens pendant qu'ils vivent.
Souvent la passion meurt de ce qui l'a fait naître.
Tout homme qui meurt riche meurt déshonoré.
On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel.
Une manière commode de faire la connaissance d'une ville est de chercher comment on y travaille, comment on y aime et comment on y meurt.
Il faut que quelqu'un meurt pour que nous donnions tous un prix à la vie.
Le rire est inattaquable puisqu'il rit de lui-même, mais il meurt tout seul au milieu des figures graves et pensives.
La vie n'est-elle pas qu'un long soupir puisqu'on dit d'une personne qui meurt : rendre le dernier soupir ?
L'homme meurt une première fois à l'âge où il perd l'enthousiasme.
L'amour ne meurt pas, il se renouvelle.
De la peine ça meurt comme de la joie. Tout finit par mourir à la longue. C'est dans l'ordre des choses.
La liberté se paye sans doute de désordre, mais l'on en meurt moins que de servitude.
En fait, l'espoir est une condition de survie. Une condition de survie de l'espèce humaine. Sans espoir, on meurt.
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.
On ne meurt pas quand on veut, mais seulement quand on peut.
La beauté on sait que ça meurt, et comme ça on sait que ça existe.
On ne meurt jamais, on ne fait que changer de nature comme on change de culottes et la fin d'un être est toujours le commencement d'une nouvelle forme de vie.
Quand on se meurt, même d'amour, c'est toujours l'amour qui peut nous sauver.
- Toute ma vie, j'ai attendu ce moment. - Tu as attendu toute ta vie pour que Sir Hector meurt dans sa chiasse ?
La dermatologie est la meilleure des spécialités : le malade ne meurt jamais et ne guérit pas.
Le léopard meurt avec ses tâches, et je ne me suis jamais proposé, ni ne me suis cru capable de m'améliorer.
Le trop d'attention qu'on met à observer les défauts d'autrui fait qu'on meurt sans avoir eu le temps de connaître les siens.
Tel qui vit d'espoir meurt à jeun.
Qui vit d'espérance, meurt en Carême.
Le bon homme blanc meurt, le mauvais reste.
L'amour naît de rien - et meurt de tout.
Un être vivant ne s'adapte jamais à son milieu ou alors, en s'adaptant, il meurt. La lutte pour la vie est la lutte pour la non-adaptation.
Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ça ne meurt pas, l'espoir.
C'est bizarre, un voeu. Ça meurt, comme un flocon sur le doigt. Au début c'est inoffensif et les dieux ne se vengent pas.
Qui est habile de ses mains ne meurt jamais de faim.
La photo remplace la mémoire. Quand quelqu'un meurt, après un certain temps, vous ne pouvez plus le visualiser, vous ne vous en souvenez qu'à travers ses photos.
Une civilisation meurt quand elle recule sur ses principes et ses valeurs, et quand ceux qui les remettent en question avancent.
Le vrai bonheur est un état terne, et sans valeur. Quand nous le goûtons sciemment, il passe et meurt : le jeu des saisons.
On ne meurt pas de dettes. On meurt de ne plus pouvoir en faire.
L'amour naît d'un regard, vit d'un baiser et meurt d'une larme.
On ne meurt pas d'une overdose de rêve.
N'aie crainte ! Le corps meurt, mais quelque chose reste. Il nous faut espérer. Dieu n'est pas un vain mot.
Chaque instant meurt à l'instant.
Une société se meurt quand les hommes y oublient de se méfier de leurs frères.
Il n'y a que d'immortels principes, puisque, du jour où un principe meurt, on s'aperçoit que ce n'était qu'un paradoxe.
L'amitié vit de silence, l'amour en meurt.
La mort, c'est personnel. Tout le monde meurt, mais les détails sont personnels. Au fond, c'est une question de détails.
C'est vrai, Dieu meurt de froid. Il frappe à toutes les portes, mais qui ouvre jamais ? La place est prise. Par qui ? Par nous-mêmes.