Qui naît slave, meurt slave.
On ne meurt qu'une fois.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
Parce qu'une langue est semblable au vent, elle poursuit sa fin mêlée de toutes les saveurs du monde et meurt vidée d'elle-même jusqu'à son renouvellement.
On meurt de bien des façons : ne serait-ce qu'en vivant là où la vie n'en est pas une pour vous.
De l'absence d'éthique naît le chaos social.
Parfois, un film résume une période ou un moment de notre vie de telle manière qu'il ne meurt jamais.
On meurt par à-coups, comme on change de classe au lycée.
Dieu naît dans l'esprit des ignorants et meurt dans celui des savants.
La dermatologie est la meilleure des spécialités : le malade ne meurt jamais et ne guérit pas.
Pourquoi les hommes ont-ils peur de la mort, alors que l'on meurt toutes les nuits ?
On meurt depuis toujours et cependant la mort n'a rien perdu de sa fraîcheur.
De la possessivité naît le manque ; du non-attachement, la satisfaction.
Offrir l'amitié à qui veut l'amour, c'est donner du pain à qui meurt de soif.
Seul repose en paix celui qui meurt oublié.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, de son origine ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à haïr, et s'ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur apprendre à aimer, car l'amour vient plus naturellement au coeur humain que son contraire.
Un homme a toujours le droit de se venger, si peu que ce soit ; la vengeance est bonne pour le caractère ; d'elle naît le pardon.
Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. A l'inverse, c'est de l'isolement que meurent les civilisations.
Le lâche meurt chaque jour, le brave ne meurt qu'une fois.
On meurt en détail.
La jalousie est un monstre qui s'engendre lui-même et naît de ses propres entrailles.
De nos jours, on vit de plus en plus vite et on meurt de plus en plus lentement...
La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais.
Il faut que quelqu'un meurt pour que nous donnions tous un prix à la vie.
L'espoir c'est ce qui meurt en dernier.
La férocité naît de l'ignorance, de la misère, de la dureté des lois criminelles, de l'insolence des classes privilégiées ; et dès lors, on voit comment la détruire.
De la forme naît l'idée.
Quand un diabétique meurt carbonisé, ne vous étonnez pas si ça sent le caramel !
On passe sa vie à se déniaiser et on meurt quand même comme des vieux cons.
On naît sans but, on vit sans comprendre, et on meurt anéanti.