Lorsqu'une langue meurt avec ses couleurs, ses nuances, le peuple meurt aussi.
Souvent la passion meurt de ce qui l'a fait naître.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
La musique est la craie sur le tableau noir de la vie. Sans elle, tout est une page blanche.
La vérité se meurt dans des limites, le champ de l'erreur est immense.
Qui meurt paie ses dettes.
L'art naît de contraintes, vit de luttes et meurt de liberté.
Le doute, terrible trou noir de l'esprit, là où l'univers perd confiance en lui-même.
La mort est toujours la même, et chacun, pourtant, meurt de sa propre mort.
Il est de certains êtres comme de certains pays, on n'en revient pas. Longtemps après les avoir quittés, leurs paysages et leur langue nous habitent encore.
Hier soir, pas un cri d'oiseau, pas une brise : la solitude, et nous ! Les feuillages immobiles ne tremblaient même pas dans ces admirables couleurs du couchant qui sont tout à la fois ombre et lumière. Toi, rieuse et [...] ► Lire la suite
Chacun naît seul et meurt seul quelles que soient la nature et l'intensité des relations qu'il tisse avec les autres, conjoint, enfants, amis.
L'homme ignore les trois quarts de ses ressources et il meurt sans les avoir employées, comme il meurt sans avoir joué de la centième partie des combinaisons intellectuelles que lui permettrait la souplesse infinie de son cerveau. Nous sommes comparables [...] ► Lire la suite
La gloire est comme ces navires où l'on ne meurt pas seulement à ciel ouvert mais aussi dans l'obscurité pathétique des cales.
Qui vit d'espérance meurt en chiant.
La nuit c'est le noir illimité contredit par quelques étoiles, quand je veux au mieux me définir, je ne parle pas d'mes exploits.
La rose est sans pourquoi.
Un fait certain c'est que si l'amour meurt, on ne meurt point d'amour.
Les couteaux les plus aigus peuvent s'émousser mais la langue d'un homme reste toujours tranchante.
On meurt d'avoir dormi longtemps. Avec les fleurs, avec les femmes.
La langue des filles moqueuses est aussi affilée que le tranchant invisible du rasoir, qui divise un cheveu insaisissable au regard.
L'amour ne meurt jamais de besoin, mais souvent d'indigestion.
La langue de bois, langue écologique qui ne pollue pas la pensée dans la mesure où elle n'en contient pas.
Dans un poème ou une nouvelle, on peut décrire des objets parfaitement triviaux dans une langue on ne peut plus banale, mais d'une grande précision, et doter lesdits objets d'une force considérable, et même confondante.
Noir et blanc sont les couleurs de la photographie. Pour moi, ils symbolisent les alternatives d'espoir et de désespoir auquel l'humanité est soumise pour toujours.
- On dirait un film. - En noir et blanc ou en couleur ? - Les joyeuses parties sont en couleur, les plus tristes sont en noir et blanc.
L'amour : la métamorphose du papillon à rebours. Il naît papillon et meurt chenille.
Je veux bien tuer, moi, mais sans voir mon adversaire... ou alors de loin, qu'il soit tout petit... un point noir à l'horizon. Si je dois lui sortir les tripes, c'est plus du jeu, je retourne chez ma mère.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
Tout le monde doit être bilingue dans une langue et en parler une autre.