L'asservissement ne dégrade pas seulement l'être qui en est victime, mais celui qui en bénéficie.
Un héros doit réunir en lui toutes les belles qualités, mais sans en affecter une.
J'ai une personne svelte qui sommeille en moi, mais j'arrive facilement à la rendormir quand elle se réveille, en mangeant trois ou quatre gâteaux.
La pire des corruptions n'est pas celle qui brave les lois ; mais celle qui s'en fait à elle-même.
L'humilité est une source non seulement de vertu, mais de bonne humeur.
Je déteste avoir des dettes. Mais c'est en somme beaucoup moins douloureux qu'un lumbago, par exemple, ou qu'un simple furoncle à la fesse.
Maltraiter un animal n'est pas le simple résultat d'un désordre mineur de la personnalité, mais le symptôme d'une perturbation mentale profonde.
Non mais pour qui tu me prends, je rêve ! La fromagerie en bas de chez moi elle vendait trois choses : du fromage, des ouiches lorraines et de la bouffe chinoise... Alors toi, mec, avec tes régimes à la con, tu me fais bien marrer : t'as devant toi le spécialiste de la ouiche lorraine !
Pendant la guerre, les Français parlaient aux Français. Mais les Allemands aussi !
L'important, c'est d'avoir un but ; n'importe lequel, même ridicule, même futile, mais d'en avoir un.
La chèvre morte est un malheur pour le propriétaire de la chèvre ; mais que la tête de la chèvre soit mise dans la marmite n'est un malheur que pour la chèvre elle-même.
Les jeunes n'accomplissent pas vraiment la révolution, mais sans leur patience, leur dévotion, il n'y aurait pas de création de monde nouveau.
Il faut croire à l'histoire pour attendre la survie dans l'héroïsme, l'exemple historique. Mais l'histoire finira. Ceux qui croient autrement font un pari sur l'infinité.
Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements relatifs aux choses.
La beauté n'est pas dans l'objet regardé, mais dans nos yeux.
Tout livre est l'art d'un homme, mais la nature est l'art de Dieu.
La richesse peut venir à nous, mais c'est à nous d'aller vers la sagesse.
Les gens veulent qu'on fasse leur bonheur ou leur malheur, mais surtout pas qu'on se désintéresse de leur sort.
La morale, c'est peut-être ringard, mais ça reste encore ce qu'on a trouvé de mieux pour distinguer le bien du mal.
Rien n'égale, il est vrai, la grandeur souveraine ; Mais encore faut-il songer Comment serait faite la Reine.
Ce ne sont pas les choses sans grande importance qui manquent, mais ça n'empêche pas un homme d'y réfléchir.
Le christianisme. C'est une spiritualité, une vision du monde, mais surtout un processus de civilisation.
C'est moins définitif que le suicide de se saouler la gueule, mais ça revient au même.
Tous ceux qui se rendront seront épargnés ; quiconque ne se rend pas, mais s'oppose par la lutte et la dissension, sera anéanti.
La beauté parle fort mais la bonté parle longtemps.
Il faut pardonner à ses ennemis mais pas avant de les avoir vu pendus.
La parole a été donnée au commun des mortels pour communiquer leurs pensées, mais aux sages pour la déguiser.
Monsieur le Président possède Un jardin avec sa fontaine Et des trésors d'or et de blé ; Mais moi, j'ai plus, j'ai un ami.
L'homme traverse des printemps successifs. Mais pour la femme, il est beau de ne traverser qu'un seul rêve et d'en mourir.
Je veux bien mourir pour de grandes causes mais pas pour de petites conséquences.
Ma mère fut assassinée au début de la guerre. Je n'ai pas vu sa mort, mais j'ai entendu son seul et unique cri.
Tends la main à un égoïste, mais compte tes doigts.
Le soleil se couche mais pas les malheurs.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie. D'ailleurs ils pourraient les prendre, mais ils n'viennent pas les chercher... J'sais pas c'qu'ils foutent.
Le problème n'est pas de mourir pour un ami, mais de trouver un ami digne de mourir pour lui.
Le temps qui vole souvent comme un oiseau se traîne d'autres fois comme une tortue ; mais il ne semble jamais plus agréable que lorsque l'on ne sait s'il va vite ou lentement.
Les femmes aussi ont leurs saisons. L'été ne dure pas toujours et après l'été... Ah oui ! Les splendeurs de l'automne ! Mais combien éphémères !! Qui prend le temps de regarder et d'aimer l'automne ?
Il faut se piquer d'être raisonnable, mais non pas d'avoir raison.
Le courage existe seulement où il y a du bon sens et non l'emportement irraisonné d'un moment. Dans un coup de tête, on ne peut accomplir une action d'éclat, mais le vrai courage exige de la patience et du renoncement.
Quoi de plus banal, de plus prosaïque que la mort ? Elle est à la portée du premier venu. Mais vivre est une autre affaire !
Chopin était venu trop tard et avait quitté ses foyers trop tôt pour posséder cette exclusivité de point de-vue ; mais, il en avait connu de nombreux exemples et, à travers les souvenirs de son enfance, non moins sans doute [...] ► Lire la suite
Chaque enfant a un terreau stable pour sa vie, mais le lieu où naît un poète, personne ne le sait. Dans quelle vallée de l'Eden il grandit, personne ne le sait. Le poète est un ange et il a des [...] ► Lire la suite
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
Très certainement, quelques planètes ne sont pas habitées, mais d'autres le sont et, parmi toutes ces planètes, il doit exister la vie dans diverses conditions et phases de développement.
Le génie a des nonchalances, mais une prestesse de grand fauve. Le génie est une paresse attentive. On guette sans cesse et l'on trouve une fois par surprise.
Dans le pardon de la femme, il y a de la vertu ; mais dans celui de l'homme, il y a du vice.
Il peut y avoir de bonnes idées à droite comme à gauche, mais pour être efficace, il faut une même politique pendant dix ou quinze ans.
J'ai tout mon temps. Mordez un peu le matériel. Bouclée dans Paris la Rita, prise dans la nasse, condamnée à mort. Kafkaïen, coûteux, mais Kafkaïen.
J'aime beaucoup les enquêtes de victimation et les experts médiatiques, mais je préfère le bon sens du boucher-charcutier de Tourcoing.
Avoir des opinions personnelles, non seulement ça ne sert à rien pour écrire un roman, mais cela peut vraiment gêner, car cela vous empêche d'écouter les opinions des autres correctement.