J'ai tout mon temps. Mordez un peu le matériel. Bouclée dans Paris la Rita, prise dans la nasse, condamnée à mort. Kafkaïen, coûteux, mais Kafkaïen.
On croit user le temps, c'est le temps qui nous use.
Le mariage c'est la mort de l'espoir.
La minute où vous savez que vous êtes sur un terrain sûr, vous êtes mort.
Même les parents riches, s'ils ne sont pas regardants sur l'argent de poche, passent leur temps à vous faire peur par la façon dont ils parlent de l'avenir.
1 - Chacun de nos cinq sens renferme un art.2 - En matière d'art la plus grande discrétion doit être observée.3 - L'artiste doit saisir la moindre miette de vent.
Un jour, tu te réveilleras et tu n'auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
De tous petits faits bien choisis, importants, significatifs, simplement circonstanciés et minutieusement notés, voilà aujourd'hui la matière de toute science.
Quarante ans, bien sûr, c'est encore jeune mais on sent qu'il n'y a plus une minute à perdre, on sent que c'est l'été des Indiens de la vie.
Apparemment, les gens n'aiment pas la vérité, mais je l'aime bien ; J'aime ça parce que ça dérange beaucoup de monde. Si vous leur montrez suffisamment de fois que leurs arguments sont des conneries, alors peut-être qu'une seule fois, l'un [...] â–º Lire la suite
Par beau temps tout le monde veut gouverner le vaisseau.
Dehors, c'est froid, y'a plus d'humanité. Un homme est mort inanimé devant un immeuble inhabité. C'est la crise ! La crise ? Qui est-ce qu'elle atteint ? Toi, moi ou le suicidaire qui escalade un toit ?
La mort n'a pas de voix, elle entre discrètement en nous pour dissoudre la faiblesse et éterniser la vie.
Chaque fois que vous regardez une mandarine, vous pouvez y voir profondément.Vous pouvez tout voir dans l'univers dans une mandarine. Quand vous le pelez et le sentez, c'est merveilleux. Vous pouvez prendre votre temps à manger une mandarine et être très heureux.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
La paix est le temps où l'on dit des bêtises, la guerre le temps où on les paie.
Du livre pourrait naître l'aspiration à détruire la mort à travers l'affranchissement de la peur.
Votre vie n'est pas à vous, elle n'est pas votre bien, et celui qui vit dans l'instant comment pourrait-il déchiffrer la langue épineuse du temps ? La vie, la mort, la maladie sont de grands fauves, d'intrépides joueuses qui lancent leurs dés sans hésiter.
Puisque la mort est inévitable, oublions-la.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Pendant que je parle, le temps fuit.
La mort n'est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c'est mourir chaque jour.
Faire un film, c'est inventer un monde que les acteurs habitent le temps du tournage.
La mort ne change pas la vie en destin. Mourir ne referme pas le livre à sa dernière page, texte enfin indéchiffrable.
On a toujours assez de temps pour tout quand on sait bien le ménager.
Dans la mort le chemin devient d'un seul coup si étroit que, pour passer, on doit se laisser tout entier.
Comme au temps des plus anciens, nommer c'est reconnaître, c'est faire exister, c'est rendre éternel.
Longueur de temps n'éteint noblesse ni franchise.
Les Français passent leur temps à se téléphoner pour se dire qu'ils se voient et à se voir pour se dire qu'ils se téléphonent.
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé.
Nous voulons tellement manquer de temps qu'il est devenu ringard de laisser paraître qu'on en a.