Prends ton parti de mes défauts, je m'arrangerai de tes qualités.
Le devoir de tout écrivain est de nous aider à rechercher le temps que notre siècle a détruit.
Bizarrement, c'est quand on est pressé qu'il faut prendre son temps. Alors je prends mon temps...
Avec ton panier et mon panier, le peuple prospérera.
Verrouillez vos bibliothèques si vous le souhaitez ; mais il n'y a pas de porte, pas de serrure, pas de verrou que vous pouvez mettre sur la liberté de mon esprit.
Nous faisons tous l'erreur de penser que notre apparence nous rend plus digne d'amour.
Chaque jour, je me rappelle que ma vie intérieure et extérieure est basée sur le travail d'autres hommes, vivants et morts, et que je dois faire tout ce qui est en mon pouvoir pour donner dans la même mesure que ce que j'ai reçu et que je reçois encore.
Je crois qu'il est dans ma destinée de tailler mon chemin dans le roc ; car je ne pourrais suivre celui pratiqué par les autres.
Je sais que mes droits s'arrêtent là où commencent ceux des autres. Mais est-ce ma faute si les droits des autres commencent si loin ?
C'était si dégoûtant qu'on lui a shooté dedans, un coup chacun, et alors, à la place de chanson et de vomi, c'est du sang qui est sorti de sa vieille rote dégueulasse. Et puis on a continué notre chemin.
J'ai utilisé des fleurs parce qu'elles meurent. Mon ambiance était sombrement romantique à l'époque.
La valeur d'un professeur se mesure à la personnalité de ses élèves.
L'amour est une tentative aussi fringante qu'autrefois. Je comprenais que, malgré les chagrins, les erreurs, les échecs et la défaite, j'avais, grâce à mes parents, le goût du bonheur, du combat et des victoires.
Nous avons tous là un petit temple où nous abritons religieusement toutes nos idoles, croyances, rêves, affections. Elles sont là, debout, en équilibre, chacune sur son piédestal... Fiers de ce doux fardeau, nous marchons dans la vie comme ces mouleurs [...] â–º Lire la suite
Dans notre métier, quand la voiture dérape, on est vite au fond du ravin.
Quand je me regarde dans le miroir, je ne vois pas mon père, je vois ma grand-mère. Pendant un moment, ce fut ma mère qui me regarda. Si seulement c'était mon père.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
A partir d'un certain âge, nos amours, nos maîtresses sont filles de notre angoisse.
Car elle fait trembler mes veines et mes pouls.
Je ne te ferai pas l'honneur de relever cette remarque qui dénote un ressentiment à mon encontre. Mais je me dois de fustiger ton pessimisme qui frôle le défaitisme.
Rien ne modifie si vite notre jugement sur un individu que de découvrir que le jugement qu'il porte sur nous n'est pas ce que nous croyons.
Mais si on m'avait donné des sous avant, j'aurais débuté plus tôt! Je n'avais pas le choix. Avant, j'empruntais la caméra Super 8 de ma tata. L'armée m'a permis d'obtenir des moyens et a fait basculer ma vie. J'aimais ce [...] â–º Lire la suite
Quand je pense à mon père, je ne peux pas m'empêcher de comparer nos temps, nos curiosités, no centres d'intérêt...Allons! En cette fin de siècle, nous prêtons beaucoup moins d'attention aux gens qui nous entourent, nous n'en avons plus le [...] â–º Lire la suite
J'ai eu le plus grand respect pour mon travail dans ce pays par les Américains. Les critiques n'ont pas de cerveau.
Hiroshima, mon amour...Quel étrange cri, disait Marguerite Yourcenar, à propos de ce titre de Marguerite Duras. Oui, Marguerite Duras, vous savez, l'apologiste sénile des infanticides ruraux... Marguerite Duras, qui n'a pas écrit que des conneries. Elle en a aussi filmé.Mais [...] â–º Lire la suite
Rien ne vient. Notre cerveau bout,Dans l'Idéal, feu qui nous tente,Et nous mourons. Restent debout,Ceux qui font le cours de la rente.
Nous n'avouons de petits défauts que pour persuader que nous n'en avons pas de grands.
J'ai fait gaffe de ne pas casser ma biscotte parce que si y'a un truc dont j'ai horreur, c'est bien de casser mes biscottes.
Quand on me commande d'aimer, on me commande de restaurer la communauté, de résister à l'injustice et de répondre aux besoins de mes frères.
C'est l'anniversaire de mon enlèvement à Ville-Evrard, cela fait 17 ans que Rodin et les marchands d'objet d'art m'ont envoyé faire pénitence dans les asiles d'aliénés.
Je ne suis pas inquiet de marcher dans les rues et de regarder par-dessus mon épaule à cause de quelque chose que je pourrais avoir dit.