Je ne veux pas que ma maison soit murée de toutes parts, ni mes fenêtres bouchées, mais qu'y circule librement la brise que m'apportent les cultures de tous les pays.
Le Moyen Âge, mon enfant, c'était une immense église comme on n'en verra plus jusqu'à ce que Dieu revienne sur terre, - un lieu de prières aussi vaste que tout l'Occident et bâti sur dix siècles d'extase qui font penser aux Dix Commandements du Sabaoth !
C'est comme ça qu'on a gagné la partie. Ensemble. Heureux. Et là, au fond du béton, on a enfin partagé notre rêve d'enfant : le rêve d'un amour sans fin...
En politique, ne posez jamais une question si vous n'avez pas déjà la réponse.
Il faut qu'une cause soit bien mauvaise pour vouloir la soutenir par l'ignorance et la misère !
J'ai tendance à privilégier ma rage plus que mes larmes. Elle me tient vivant.
Les choses modernes ne me touchent pas. Pour être ému, j'ai besoin que ça soit ancien, avec un imaginaire d'un autre siècle, de préférence assez lointain.
Seigneur, apprenez-nous à ne plus nous aimer nous-mêmes, à ne plus nous contenter d'aimer les nôtres. Apprenez-nous à ne penser qu'aux autres et d'abord à aimer ceux qui ne sont pas aimés. Faites-nous mal avec la souffrance des autres. Seigneur, [...] â–º Lire la suite
Pensez qu'il y a un million de singes derrière un million de claviers, mais n'imaginez pas que les forums aient quoi que ce soit de comparable avec Shakespeare.
Dieu est pleinement et sans réserve ; il est éternel et immuable, sans progrès ni devenir.
Bien que mes sentiments peuvent tenir dans le noyau d'un atome, j'aime sentir le parfum de sa danse effleurer ma peau.
Qui que vous soyez, inconnu ou célèbre, faible ou puissant, vous détenez une part égale du destin de notre pays.
Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l'échec humain. [...] Mais il n'est pas question que le national-socialisme se mette un [...] â–º Lire la suite
Tous les bons esprits répètent, depuis Bacon, qu'il n'y a de connaissances réelles que celles qui reposent sur des faits observés. Cette maxime fondamentale est évidemment incontestable, si on l'applique comme il convient à l'état viril de notre intelligence.
Efforçons-nous de vivre de telle sorte que, quand nous ne serons plus, le croque-mort lui-même pleure à notre enterrement.
Les amateurs de musique ont ceci de pénible qu'ils nous demandent toujours d'être totalement muets au moment même où nous souhaiterions être absolument sourds.
Le silence est nécessaire à la musique mais ne fait pas partie de la musique. Elle s'appuie dessus.
La question charnelle est une sorcellerie.
Les chaos est le nom que l'on donne à tout ce qui produit la confusion dans notre esprit.
Que la poésie soit image, mais qu'elle ne fasse pas étalage d'images, on ne fait point une glace en juxtaposant des miroirs.
Bien qu'Amour soit enfant, c'est un enfant discret, Qui n'oserait parler s'il ne parle en secret.
Le roman, c'est la clef des chambres interdites de notre maison.
Nous sommes tous emportés par le courant et la foi est notre seule ancre.
Ce n'est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu'on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l'air et écume dans l'eau.
Le plus âpre et difficile métier du monde, à mon gré, c'est faire dignement le roi.
Nous passons notre vie à causer de ce mystère : notre vie.
Deux choses remplissent mon esprit d'une admiration et d'un respect incessants : le ciel étoilé au dessus de moi et la loi morale en moi.
Le progrès de la connaissance se résume peut-être en une meilleure compréhension de notre ignorance.
Seul celui qui a du mal à parler a besoin d'un journal. Lorsque je regarde mon journal, je découvre qu'il est plein de phrases inachevées, de l'obsession d'être précis, et que l'espace entre les mots parle plus que les mots eux-mêmes.
Le suffrage universel est stupide. Il n'a ni yeux, ni oreilles, ni odorat, ni même toucher. Il n'a qu'un ventre, que des appétits, que des besoins immédiats et sommaires.
Si je devais donner la liberté à la presse, mon pouvoir ne pourrait pas durer trois jours.