Il y a une parenté entre les hommes qui se sont assis près d'un feu mourant et ont mesuré la valeur de leur vie par lui.
Il ne faut jamais prendre des photos dont le sujet perd sa dignité. Les gens te prêtent ce qu'ils ont de plus personnel, leur visage : il faut les respecter, ne serait-ce que pour celà.
Mao a également compris que la révolution ne durerait que si elle était d'abord faite dans les esprits. Elle ne s'est pas bornée à distribuer des armes, de la nourriture, des terres ; elle s'est efforcée de donner aux paysans l'envie de se battre, le goût de travailler intelligemment, la volonté de conquérir leur terre.
Nous devrions garder le silence sur ceux qui sont au pouvoir ; en dire du bien implique presque de la flatterie ; dire du mal d'eux de leur vivant est dangereux, et quand ils sont morts, c'est lâche.
Il est vrai que les gens à qui je révèle bravement mes soucis sont très heurtés. Réagissent-ils par peur, établissent-ils un parallèle avec leur propre sort? Je continue - pourquoi changer? - sur le mode humoristique qui ne m'a pas [...] ► Lire la suite
Le destin ne surprend jamais ceux de la race des biens nés. Sur leur chemin, ce ne sont pas sur les cailloux de la déveine qu'ils buttent, mais sur ceux de l'avantageuse chance.
Les vengeances tardives n'ont pas la saveur qu'on leur imagine, parce qu'elles ont moisi.
Les gourmands font leur fosse avec leurs dents.
Les cambrioleurs sont des gens qui ont le droit de vivre de leur profession autant que les autres citoyens.
Il n'existe aucun être, aucune substance mais, non plus, aucune institution humaine qui ne finisse par vieillir. Cependant, chaque institution doit se croire éternelle, sous peine de s'abandonner elle-même. L'acier le plus dur s'amollit, tous les éléments se désagrègent. Aussi surement que la terre aura sa fin, toutes les institutions trouvent un jour la leur.
Les sciences dans leur ensemble disposent l'esprit à reconnaître que Dieu existe, que l'âme existe, que la foi morale existe, que nous sommes faits pour une destinée surhumaine.
Les hommes ne vous trouvent sages que lorsqu'on partage ou qu'on approuve leur folie.
Il y a deux sortes de généraux : ceux qui écrivent l'histoire et ceux que écrivent la leur.
Si les maris pouvaient laisser leurs femmes avoir un ou deux amants pour leur permettre de comparer, il y aurait beaucoup plus de femmes fidèles.
Hélas ! Telle est la triste condition des hommes que leur bonheur consiste dans la plus prompte consommation de la vie.
Au théâtre, ni le directeur ni les acteurs ne comprennent la ridicule manie des auteurs de tenir à leur texte.
La mixité généralisée de tous les espaces (jusqu'aux stades de football), mais surtout à l'école, anesthésie la virilité des petits hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère (...) Nous vivons dans une époque de mixité totalitaire, castratrice.
L'humanité serait depuis longtemps heureuse si les hommes mettaient tout leur génie non à réparer leurs bêtises, mais à ne pas les commettre.
Qu'ils sont beaux les mots auréolés par le souvenir de leur long usage.
Ce que c'est vraiment et ce que j'ai maintenant vécu, c'est que les gens qui sont extrêmement fiers de ce qu'ils font - pas de leur personne - que leur éthique de travail est aussi élevée que nulle part ailleurs. [...] ► Lire la suite
Les cocus sont des hommes de goût puisque leur femme plaît aux autres.
Il ne faut jamais demander aux êtres de ne pas mentir. Et il ne faut jamais leur en vouloir de mentir.
Pour avoir cru aussi que le développement était le résultat de certains dispositifs économiques et sociaux, on les a imités, on les a importés - mais faute de s'être appuyés sur une assise culturelle, ils se sont effondrés sous leur propre poids.
Les êtres humains n'utilisent que dix pour cent de leur cerveau. Dix pour-cents ! Pouvez-vous imaginer tout ce que nous pourrions accomplir si nous utilisions les 60 % restants ?
Philosophe, tout homme l'est. Mais la plupart des humains sont des hommes collectifs, qui abdiquent en autrui la responsabilité de leur être.
Les jours sont faits pour sonner l'un après l'autre comme une volée de cloches. C'est le coeur de l'homme qui leur sert de battant. Si le coeur n'y est pas, les jours sont tristes.
Au pire des passions les hommes conservent un sens de l'équité qui manque aux femmes. Celles-ci, même scélérates, sont toujours intimement convaincues qu'elles ont raison. De là leur supériorité dans le combat.
C'est leur apanage aux guerres d'amener sur le devant de la scène ce qui se tenait caché en coulisses, qu'on ne voit pas d'ordinaire, le mettre sous les projecteurs.
Même chez les jaloux, l'instinct de conservation est tel qu'il leur fait préférer, en fin de compte, l'image de la réalité qu'on leur présente à celle qu'ils devinent et redoutent de voir confirmer.
Je vis ma vie avec amour. Je vis ma vie avec compassion. Je vis ma vie en espérant le meilleur pour absolument tout le monde, peu importe leur sentiment envers moi. Et quand vous vivez de cette façon, il est incroyable de voir à quel point tous les jours peuvent être beaux.
Les maux de l'imagination n'ont d'entrée dans l'esprit qu'autant que la faiblesse veut leur en donner.
Nous devrions sécréter une gomme spéciale effaçant au fur-et-à-mesure nos oeuvres et leur souvenir.
Presque tous les humains, au fond, sont nos amis, pourvu qu'on leur laisse la chance, qu'on se remette entre leurs mains et qu'on leur laisse voir le moindre signe d'amitié.
Pour les malades, le monde commence au chevet et finit au pied de leur lit.
Certains êtres balancent entre le besoin de servir et le besoin de persécuter. Il leur faut haïr comme il leur faut aimer. Ce sont des coeurs à deux compartiments, des coeurs doubles.
J'adore cette époque viking, mais c'est aussi un peuple fataliste et cela a dicté leur intrépidité au combat et leur approche de la vie.
Laissez-leur prendre un pied chez vous, Ils en auront bientôt pris quatre.
Pour obtenir des résultats cent fois supérieurs à ceux de la plupart des gens, il suffit de leur être supérieur de 10 %.
Les hommes qui ne parviennent pas à être maîtres chez eux et qui ne sont pas le principal objet de sollicitude de leur femme sont toujours des malchanceux.
Au fil des jours ordinaires, les yeux perdent leur acuité et l'âme sa résonance.
Les amants inventent leur propre vocabulaire, mais il n'a de signification que pour eux.
Ce qui doit dégoûter de la science, c'est que jamais elle ne nous apprendra ni l'origine du monde, ni le premier principe des êtres, ni leur destination.
L'Angleterre, c'est un pays extraordinaire. Tandis qu'en France nous donnons à nos rues des noms de victoires : Wagram, Austerlitz..., là-bas on leur colle des noms de défaites : Trafalgar Square, Waterloo Place.
Les touristes, leur manière de tout vérifier par rapport aux guides qu'ils trimbalent. Ils n'admirent pas : ils confrontent.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Les vers luisants sont l'image des femmes : tant qu'elles restent dans l'obscurité, on est frappé de leur éclat ; dès qu'elles veulent paraître au grand jour, on ne voit plus que leurs défauts.
C'est à l'amour maternel que la nature a confié la conservation de tous êtres ; et pour assurer aux mères leur récompense, elle l'a mise dans les plaisirs, et même dans les peines attachées à ce délicieux sentiment.
Lorsque vous écrivez une chanson, la plupart des mots que vous utilisez sont en noir et blanc, puis vous en utilisez de temps en temps un en couleur. Ces mots en couleur font partie de nous-mêmes, car nous leur donnons un sens. Si vous le souhaitez, nous leur donnons une troisième dimension.
Comme les mythes et les suppositoires, aphorismes et maximes ont leur temps. Il faut s'en pénétrer avant qu'ils ne se défraîchissent.
N'oubliez jamais qui vous êtes, certes cela est important, mais tout en y pensant souvenez-vous de ce que vous avez fait pour les autres et de tout ce que vous avez laissé dans leur coeur.