Soyez à leurs pieds. A leurs genoux... Mais jamais dans leur mains.
On a souvent parlé de la couleur et de la saveur des mots. Mais on n'a jamais rien dit de leur tension, de l'état de tension de l'esprit qui les profère, dont ils sont l'indice et l'index, de leur chargement.
Les hommes sont extrêmement portés à espérer et à craindre, et une religion qui n'aurait ni enfer ni paradis ne saurait guère leur plaire.
Il est faux que les femmes frigides vivent plus longtemps que les autres. Simplement, le temps leur semble plus long.
Bien des hommes cachent, autant qu'il le peuvent, la noirceur et la méchanceté de leur coeur.
Ce n'est qu'aux courageux et vaillants que sont attribués l'honneur et le pouvoir de construire leur propre bonheur.
Un vrai mariage consiste dans la libre union de deux êtres qui associent leurs destinées par leur choix personnel.
Les pays ne sont pas cultivés en raison de leur fertilité mais en raison de leur liberté.
Une place pour les rêves Mais les rêves à leur place.
J'ai appris à quel point il est important de divertir les gens et de leur donner une raison de venir vous voir jouer.
Les ongles et les cheveux sont donnés aux hommes pour leur fournir une occupation constante.
Les faibles vivent suivant le bon plaisir du monde, et les forts, selon le leur.
Il faut se défier de ceux qui ont de trop bonnes intentions : il leur arrive de changer étrangement d'idée.
Peut-on aimer "un peu" ? Sûrement ! Il y en a qui passent leur vie à s'économiser et à aimer "un peu".
De tous les biens que nous recevons, aucun ne nous fait plus de mal malgré tout que les amis, avec leur confiance en nous, leur espoir... leur attente.
Quoique les morts aient dit de leur vivant, c'est en définitif aux vivants de choisir.
Toutes les croyances procèdent de la pensée mythique quand même elles se réclameraient de sa fin. Et c'est par leur mise en scène que lesdites croyances acquièrent les différences qui les distinguent.
Pauvres messieurs auxquels on interdit de fumer leur cigare parce que la fumée risque de réveiller le chat que la demoiselle a dans la gorge !
Les hommes quittent leur femme parce qu'elles ne peuvent plus avoir d'enfants.
Les princes d'aujourd'hui, même s'ils n'étaient que d'opérette, auraient-ils tellement besoin d'argent que, comme de pauvres starlettes de troisième zone, ils devraient vendre leur vie ?
Le sel est âcre quand on le goûte à part ; mais c'est le parfait assaisonnement qui donne aux mets toute leur saveur. Ainsi les difficultés sont-elles le sel de la vie.
La vanité qui veut s'exercer trouve toujours matière : je sais des gens fiers de leur constipation !
Avoir l'expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n'est jamais comparable à la nôtre.
Les lauriers se trouvent beaucoup mieux à leur place dans un civet de lièvre que sur la tête d'un glorieux.
Il y a des gens niais qui se connaissent, et qui emploient habilement leur niaiserie.
Que j'aime ces peuples jeunes et noirs qui n'ont jamais eu l'indécence ni l'indiscrétion de nous envoyer des religieux nègres ou chinois pour nous convertir à leur dieux.
Il y a des types qui croient ressembler à Napoléon parce que leur femme s'appelle Joséphine.
Les hommes ont inventé le langage pour leur satisfaire leur envie de se plaindre.
C'est Marx et moi-même, partiellement, qui devons porter la responsabilité du fait que, parfois, les jeunes donnent plus de poids qu'il ne lui est dû au côté économique. Face à nos adversaires, il nous fallait souligner le principe essentiel nié [...] ► Lire la suite
On devrait avoir le courage de tromper de temps en temps les jolies femmes avec des femmes qui ne sont pas jeunes et qui sont laides. Ca leur apprendrait à vivre.
Celui qui connaît les femmes, ne connaît pas leur âme ; il ne connaît même pas leur corps ; il ne connaît que leurs nerfs.
La révolution littéraire et la révolution politique ont fait en moi leur jonction.
Les filles, tu sais pourquoi Dieu il les a inventées ? Pour faire chier d'abord leur père, et ensuite leur mari.
C'est grave que certains s'intéressent plus aux potins qu'à l'avenir économique et social de leur pays !
Les hommes savent mieux organiser leur vie que les femmes : ils se marient plus tard et meurent plus tôt.
On répète les médisances, en citant leur auteur, pour s'en donner le plaisir sans danger.
Quoiqu'on dise des intellectuels, il y en a d'honnêtes, ceux qui peuvent encore faire leur autocritique.
La quantité de livres est inversement proportionnelle à leur qualité.
Vous savez que la mémoire d'un poisson est d'une seconde seulement ? A force de regarder ces poissons rouges dans leur bocal, le téléspectateur devant son écran n'a plus qu'une seconde de mémoire lui aussi.
Nous existons en fonction des autres. Sans cesse, nous sollicitons leur alliance, ou leur cherchons querelle, souvent pour obtenir le même résultat: un échange et une reconnaissance. Et comme nécessairement ils nous déçoivent, nous tâchons d'en corriger l'image, nous les [...] ► Lire la suite
Les asiles d'aliénés comportent dans leur personnel des internes et des internés. Entre ceux-ci et ceux-là, ne se dresse que l'épaisseur d'un accent aigu.
Les femmes tâtent leur chignon comme les hommes tâtent leur braguette.
La plupart des voyages trouvent leur intéret dans l'anticipation qu'on en fait ou le souvenir qu'on en garde ; la réalité se limite le plus souvent à la perte de ses bagages.
Jamais les jaloux ne savourent leur bonheur : ils ne font que le surveiller.
Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Il y a des maladroits du mensonge : ceux-là on devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en sortir.
Les chambres de ceux qui sont morts jeunes sont le sanctuaire de leur absence, mais aussi le refuge de la lâcheté des vivants.
Les voies de la pensée divine vont à leur but par des fourrés et des ombres épaisses, que nul regard ne saurait pénétrer.
Le théâtre, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, le prix de leur liberté ravie, les outils de la tyrannie.
Les gens qui manipulent commencent toujours leur phrase par : « Vous souffrez ? Quelle est votre souffrance ? ». Et ensuite ils vous l'invente et sauront même la créer.
Combien de filles à qui une grande beauté n'a jamais servi qu'à leur faire espérer une grande fortune !