Ce monde nous rendra libres, enfin. Libres de devenir qui nous sommes, sans devoir sacrifier notre âme pour un boulot pitoyable. Libres de ne plus subir la loi d'un supérieur incompétent et vicieux comme le sont presque tous les supérieurs hiérarchiques qui ont hérité d'un titre comme autrefois les nobles de leur particule ridicule.
Les hommes ne sont qu'une pâte que les femmes pétrissent à leur gré.
La liberté est le pain que les peuples doivent gagner à la sueur de leur front.
C'est leur pertinence qu'on reproche aux impertinents.
Les vrais philosophes passent leur vie à ne point croire ce qu'ils voient, et à tâcher de deviner ce qu'ils ne voient point.
Pourtant, avant de prendre leur décision, rares sont les femmes (et les couples) qui se livrent lucidement au calcul des plaisirs et des peines, des bénéfices et des sacrifices.
Les femmes sont des fillettes toute leur vie. Une caresse les console. Un petit oubli les brise.
Les garçons comme moi, qui se sont trouvés moches dans leur enfance, sont en général tellement étonnés d'arriver à séduire une jolie fille qu'ils les demandent en mariage un peu vite.
Dans l'art, particulièrement dans le cinéma, les gens s'efforcent de confirmer leur propre existence.
Ce héros avait un frère, qui fut mon grand-père, et mon grand-père, comme tout le monde, avait une femme répondant au nom évangélique de Marie. Il lui fit onze enfants, dont huit survécurent à leur éducation chrétienne.
Que ceux qui vous sont chers atteignent leur but comme un navire atteint un port ami.
Vous ne pouvez pas dire une chose et se comporter d'une autre manière. Les enfants apprennent davantage de vous regarder dans la vie que ce que vous leur dites.
Bien est donc vrai qu'aux hommes misérables, Aveugles, imprudents, inquiets, variables, Pas n'appartient de faire des souhaits, Et que peu d'entre eux sont capables De bien user des dons que le Ciel leur a faits.
Plus les moyens de diffusion se font merveilleux, plus barbare, atterrant et choquant est leur contenu.
Et quelle étrange chose que certains mots, C'est sans bouche ni voix, c'est sans visage, On les rencontre dans le noir, on leur prend la main, On les guide mais il fait nuit partout sur terre.
Je ne veux pas que tout le monde m'aime, et je ne choisis pas qui m'aime. Vous devez leur donner le choix, leur donner l'option.
Les gens sont ce qu'est leur époque.
Les femmes n'ont pas besoin de rêves : le moment présent leur suffit.
Les hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l'heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l'avenir, à se garer de catastrophe imaginaires.
La quantité de livres est inversement proportionnelle à leur qualité.
La société américaine fonctionne comme ses films d'action : il leur faut un ennemi désigné.
Je connais des gens qui n'ont d'esprit que ce qu'il leur faut pour être des sots.
J'ai connu des hommes de grand courage qui avaient peur de leur femme.
Dans les pays où des innocents meurent, les dirigeants suivent leur sang plutôt que leur cerveau.
La spécificité des hommes est leur capacité à comprendre que demain existera.
On amène les gens courageux à une action en la leur exposant plus périlleuse qu'elle ne l'est.
Le plus court et le meilleur moyen de faire fortune est de faire voir clairement aux gens qu'il est dans leur intérêt de promouvoir le vôtre.
Il en est peu d'entre nous qui n'aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
Céder aux exigences d'un tiran ça fonctionne jamais. Même si vous leur donnez ce qu'ils demandent c'est jamais suffisant. La seule solution c'est de le combattre. Même si on doit en payer le prix.
Les hommes mettent dans leur voiture autant d'amour-propre que d'essence.
Le sport amuse les masses, leur bouffe l'esprit et les abêtit.
Les morts de tous les jours sont à leur vie fidèles.
A partir d'un certain âge, les femmes ne trompent plus leur mari selon les règles.
La peste, c'est le moment où le quadrillage d'une population se fait jusqu'à son point extrême, où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits ne peut plus se produire. Le moment de la peste, c'est celui du [...] ► Lire la suite
On ne restaurera pas l'ancienne France. On doit honorer les morts, on peut s'inspirer de leur exemple; on ne les ressuscite pas. Une tradition peut se prolonger dans son esprit, mais personne ne parviendra jamais à couler la réalité présente [...] ► Lire la suite
Je veux bien que les gens regardent leur montre quand je donne une conférence. Ce que je ne supporte pas, c'est qu'ils la portent à leur oreille pour vérifier qu'elle n'est pas arrêtée.
Il est de certains êtres comme de certains pays, on n'en revient pas. Longtemps après les avoir quittés, leurs paysages et leur langue nous habitent encore.
Plusieurs fois par semaine, je suis accueilli par ce M. Souami qui me prend bénévolement sous son aile, tout comme Cochet. Pourquoi? Pourquoi ces hommes ont-ils accepté de me sortir de la merde où j'avais poussé comme du chiendent? Au [...] ► Lire la suite
Deux catégories de raseurs : ceux qui ont un sujet qui leur tient à coeur et ceux qui n'ont absolument pas besoin de sujet.
Les femmes rentrent volontiers dans leur ménage aux approches de la quarantaine ; c'est l'âge où les hommes en sortent.
Les acteurs doivent nous faire croire à leur réalité.
Il y a des êtres qui sont tellement laids qu'ils pourraient attaquer leur mère en dommages et intérêts, ils toucheraient sûrement quelque chose.
Les grandes personnes ont, sur toute chose des idées toutes faites qui leur servent à parler sans réfléchir. Or, les idées toutes faites sont généralement des idées mal faites.
De nombreux hommes doivent leur succès à leur première femme et leur seconde femme à leur succès.
La vigne a servi à la nourriture des hommes et même à leur habillement.
Combien de filles à qui une grande beauté n'a jamais servi qu'à leur faire espérer une grande fortune !
Beaucoup n'ont pas vécu leur vie, espérant s'en tirer avec la mort d'autrui.
Peut-être l'immobilité des choses autour de nous leur est-elle imposée par notre certitude que ce sont elles et non pas d'autres, par l'immobilité de notre pensée en face d'elles.
Les Blancs changent sans arrêt le monde pour l'adapter à la vision fluctuante qu'ils ont de l'avenir. Les aborigènes mobilisent toute leur énergie mentale pour laisser le monde dans l'état où il était. En quoi cette conception est-elle inférieure ?
Les cités et les peuples naissent sous le signe de sombres et inéluctables passions et il est vrai qu'emporté par elle l'esprit n'est pas de force à leur résister. Mais l'esprit est patient, il ne craint pas les fatigues ni [...] ► Lire la suite