Les gens sont ce qu'est leur époque.
Sondage A : 92 % de Français s'estiment heureux. Sondage B : 2 millions d'analphabètes en France. A mon avis, dans les 92 %, il y en a qui ne connaissent pas leur malheur.
Aucun des deux n'avait la moindre connaissance des choses sexuelles, aussi ne firent-ils rien pendant leur nuit de noces sinon prier Dieu qu'il les conseille. Le résultat ne fut pas concluant.
Rendre leur mépris par la haine est encore une façon d'aimer ceux qui nous font du mal.
C'est leur pertinence qu'on reproche aux impertinents.
Rien de plus facile que d'effrayer un spectateur. On peut littéralement l'affoler, car la plupart des gens ont dans quelque partie de leur être une peur toute prête à éclore.
Yeux : il leur arrive d'être fermés pour cause de décès.
Oscars aux acteurs dont le corps, la figure, la voix, ne font pas l'effet d'être à eux, ne donnent pas la certitude qu'ils leur appartiennent.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
Certains ont grand appétit : si on leur donne à téter, ils boivent le lait puis dévorent le sein.
L'amour est le lieu de rencontre de l'esprit et de la matière et le seul domaine où tous les deux puissent se manifester dans leur plus extrême liberté.
Pour mieux nous leurrer et nous tenir sous leur joug, nos ennemis de classe nous ont seriné que la justice immanente n'a que faire de la force.
Pour moi, l'art n'est pas un plaisir solitaire. C'est un moyen d'attiser le plus grand nombre d'hommes en leur fournissant une image privilégiée de nos joies et de nos malheurs communs.
Les femmes sont comme les chevaux, il faut leur parler avant de leur passer la bride.
Quand ni leur propriété ni leur honneur ne sont touchés, la plupart des hommes vivent satisfaits.
Les adultes craignent l'enfance, symbole de leur mort.
Les femmes espèrent tellement qu'on va tout leur donner. Et les hommes souhaitent tellement qu'ils vont tout recevoir. Marché de dupes.
Déprimer les spectateurs, c'est les inciter à la passivité. Les amuser, c'est retenir leur attention.
Les femmes n'ont pas besoin de rêves : le moment présent leur suffit.
Les hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l'heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l'avenir, à se garer de catastrophe imaginaires.
Lorsque les vents soufflants tiennent les flots, On ne peut les empêcher, toute la terre est A leur merci, toute la mer : ils abîment même les nuages du ciel Et remuent des feux rouges sous leurs coups sauvages.
La barbarie de la course au pouvoir est vieille comme le monde, mais certains de mes adversaires me haïssent vraiment. M'écarter de la présidence ne leur suffit pas. Ils ne seront satisfaits que lorsque j'aurai été emprisonné, écartelé et rayé [...] ► Lire la suite
Vous ne pouvez pas dire une chose et se comporter d'une autre manière. Les enfants apprennent davantage de vous regarder dans la vie que ce que vous leur dites.
Les femmes sont extraordinaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l'une, c'est sa démarche, l'autre, son décolleté, une troisième, ses jambes... Il y en a même qui se servent de leur intelligence !
Les êtres cachés et fuyants oublient de fuir quand le poète les appelle par leur vrai nom.
Plus les moyens de diffusion se font merveilleux, plus barbare, atterrant et choquant est leur contenu.
Ce héros avait un frère, qui fut mon grand-père, et mon grand-père, comme tout le monde, avait une femme répondant au nom évangélique de Marie. Il lui fit onze enfants, dont huit survécurent à leur éducation chrétienne.
Bien est donc vrai qu'aux hommes misérables, Aveugles, imprudents, inquiets, variables, Pas n'appartient de faire des souhaits, Et que peu d'entre eux sont capables De bien user des dons que le Ciel leur a faits.
En occupant les autres de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
Les hommes ne sont qu'une pâte que les femmes pétrissent à leur gré.
Je n'aime pas les maisons neuves : leur visage est indifférent.
Le théâtre sert à créer une dialectique, pour que les gens réfléchissent à leur vie, à son sens : pourquoi est-on là et à quoi cela sert-il ?
Pour leurs parents, les enfants sont de belles fleurs d'hiver ; ils leur font oublier le chagrin, ils sont les guides, les béquilles, les soutiens de leur père ; par eux la vieillesse refleurit.
Céder aux exigences d'un tiran ça fonctionne jamais. Même si vous leur donnez ce qu'ils demandent c'est jamais suffisant. La seule solution c'est de le combattre. Même si on doit en payer le prix.
Toutes les directions ne se valent pas ; ceux qui cherchent leur chemin le savent bien.
Dans l'art, particulièrement dans le cinéma, les gens s'efforcent de confirmer leur propre existence.
A partir d'un certain âge, les femmes ne trompent plus leur mari selon les règles.
Pour rétablir la confiance, il faut que les citoyens perçoivent qu'on a bien identifié avec eux ce qu'ils vivent. Le meilleur moyen, c'est encore de leur demander ce qu'ils en pensent. Je crois, moi, à l'expertise citoyenne.
C'est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu'on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l'éternité.
La plupart des hommes emploient la meilleure partie de leur vie à rendre l'autre misérable.
Il y a peu de veufs qui survivent très longtemps à leur veuvage : le mariage les a épuisés d'avance.
La plupart des gens ne jugent des hommes que par la vogue qu'ils ont, ou par leur fortune.
Le public exige d'être traité comme les femmes auxquelles il ne faut surtout rien dire que ce qu'il leur plaît d'entendre.
On répète les médisances, en citant leur auteur, pour s'en donner le plaisir sans danger.
Les vrais philosophes passent leur vie à ne point croire ce qu'ils voient, et à tâcher de deviner ce qu'ils ne voient point.
Les garçons comme moi, qui se sont trouvés moches dans leur enfance, sont en général tellement étonnés d'arriver à séduire une jolie fille qu'ils les demandent en mariage un peu vite.
La spécificité des hommes est leur capacité à comprendre que demain existera.
Il en est peu d'entre nous qui n'aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
Quant à ceux qui ne croient pas à leur Seigneur, leurs oeuvres ressemblent aux cendres dont s'empare la vent dans un jour de tempête. Ils seront sans pouvoir sur ce qu'ils ont accompli.
La mort a ceci d'heureux qu'elle permet aux être irremplaçables de céder leur place à d'autres.