À mon avis, il devrait exister une loi obligeant les femmes à allaiter leur enfant pendant au moins six mois.
Je conçois des choses pour aider les gens à exprimer leur personnalité avec espoir.
J'ai toujours cru en la capacité des gens à avoir de la bonté. Je crois toujours que les gens sont bons. Ce dont je ne suis plus sure, c'est leur relation avec leur propre bonté.
Les hommes ont l'avantage que l'on ne regarde pas leur poitrine quand on leur parle.
Il est inutile de donner de l'inquiétude aux gens qu'on aime sur une décision incertaine, et si la chose tourne mal, c'est toujours assez tôt pour la leur annoncer.
Ils sont amenés à croire en un mensonge, ceux qui voient avec, et non pas au travers de leur oeil.
Les seuls livres dignes d'être lus sont ceux qui rendent sensible, non pas dans des phrases explicites, non pas même par le fil de l'intrigue, mais dans leur texture même, leur tissu de mots, à la fois ce que la vie à d'impossible et ce qu'elle a d'admirable.
Les faux faits sont très préjudiciables aux progrès de la science, car ils durent souvent longtemps; Mais les idées fausses, si elles sont étayées par des preuves, font peu de dégâts, car chacun prend un plaisir salutaire à prouver leur fausseté.
Les hommes sont plus forts que les dieux. Ils peuvent tout chambarder, tout détruire, tout refaire, tout recommencer, tout rassembler à leur manière, mais ils n'en sortent jamais indemnes.
La seule profondeur qui intéresse les hommes chez les femmes est celle de leur décolleté.
Ceux qui contraignent leur désir le font parce que leur désir est assez faible pour être contraint
L'un espérait, l'autre désespérait : ils ont choisi chacun leur sort et ont été justement condamnés à le subir. Mais vous n'avez pas besoin de ma morale, Mr Lockwood, vous êtes capable de juger aussi bien que moi de toutes ces choses ; vous le croyez du moins, ce qui revient au même.
Les gens n'aiment pas la beauté parce qu'elle ne s'adapte pas à leur vilaine petite âme.
Le monde se divise en deux catégories, mon ami : ceux qui ont la corde au cou et ceux qui la leur coupent.
Ma mère et mon père ont toujours été très pudiques. A l'époque, ils avaient les défauts de notre métier. Ils pensaient surtout à leur boulot. De plus ma mère a écrit dans ses mémoires que je n'étais pas un enfant désiré. Je suis un garçon du hasard.
Il a toujours été là quand j'avais besoin de lui... Écoutez, je sais que toutes les deux vous avez des problèmes avec lui mais je suis heureuse et je voulais passer la nuit avec mes meilleurs amies pour le leur raconter.
Les conteurs d'histoires ressemblent aux gens qui vivent d'emprunt, leur crédit ne dure pas.
Ceux qui ont eu de grandes passions se trouvent toute leur vie heureux, et malheureux, d'en être guéris.
C'est l'amour des richesses qui cause la folie des hommes et leur perversité.
Je ne comprends toujours pas pourquoi on félicite et récompense ceux qui ont des beaux enfants, comme si c'était leur faute. Pourquoi, alors, ne pas punir et mettre des amendes à ceux qui ont des enfants handicapés ?
Passé un certain âge, on ne se sépare plus des morts, on reste dans leur temps, en leur compagnie.
En face de moi, trois officiers causaient. Leurs voix étaient celles de jeunes hommes, leur expérience militaire celle de vieillards.
Contradiction typique de l'esprit américain. Leur nation a été bâtie sur des principes de liberté et de respect des droits individuels que leur gouvernement bafoue sans vergogne dans les autres pays.
L'avenir du cinématographe est à une race neuve de jeunes solitaires qui tourneront en y mettant leur dernier sou et sans se laisser avoir par les routines matérielles du métier.
"Vous voulez protéger des animaux en ne leur permettant plus de naître ?"Absolument. Il n'y a aucun fondement moral à faire naître un individu dans le but de s'en servir et de lui faire subir une vie atroce.
L'ennui, avec beaucoup de gens qui se sont "faits tout seuls", c'est qu'ils sont toujours en adoration devant leur créateur.
Je dirais que l'on ne peut pas résoudre le problème du SIDA avec de l'argent, même si celui-ci est nécessaire. Mais si l'âme n'est pas impliquée, si les Africains n'apportent pas leur aide (en prenant leurs responsabilités), on ne peut pas en venir à bout en distribuant des préservatifs.
Tous les gens de gauche que j'ai vu dans ma vie ne m'ont pas fait rêver, ils avaient les mêmes réflexes avec les barmans, ils étaient aussi abjects dans leur quotidien que la droite.
En quoi le lion qui dévore un mouton, l'aigle qui chasse une colombe sont-ils plus féroces que la cigogne qui mange une grenouille, que l'hirondelle qui mange un insecte ? En rien ; mais ils sont redoutables pour l'homme, et celui-ci, fléau des animaux, n'admet pas que ses victimes puissent l'attaquer à leur tour.
La beauté a été volée aux gens et leur est revendue comme luxe.
Leur mariage avait été un poème bizarre et mélancolique. Dès le lendemain de la mort de son protecteur, Clotilde était retombée dans la misère.
Que ceux qui nous aiment puissent nous aimer, et ceux qui ne nous aiment pas, puissent Dieu les changer. Et s'il ne parvient pas à les changer, puisse-t-il leur coller une entorse, pour qu'on puisse les reconnaitre quand ils marchent.
Je sais toujours que les gens sont aimables, approuva l'hôtesse, quand ils enveloppent leur chewing-gum dans du papier avant de le jeter.
Les plus grandes peines ont leur douceur quand elles sont partagées.
Quand je pense à ces gens qui flattent le tyran pour exploiter sa tyrannie et la servitude du peuple, je suis presque aussi souvent ébahi de leur méchanceté qu'apitoyé par leur sottise.
Si les présidents ne peuvent pas le faire à leurs femmes, ils le font à leur pays.
Aujourd'hui je surveille sur mes mains le relief croissant des veines et la multiplication des petites tâches brunes que l'on peut appeler de leur vieux nom populaire, un peu oublié: "les pâquerettes du cimetière". Je n'éprouve pas de réel plaisir à raconter ça, mais je le reconnais, une profonde et savoureuse amertume.
A quel moment de l'histoire les hommes ont-ils perdu leur naturel ? - Quand ils ont commencé à savoir qu'ils savaient...
C'est encore adorer ses Dieux que de leur jeter des pierres.
Comment réagiraient nos ancêtres si on leur présentait un ordinateur moderne ? Ils parviendraient probablement à le dompter à coups de pierres. Ils étaient beaucoup plus futés que nous le pensons.
Les hommes se marient souvent dans l'insouciance hâtive et se repentent ensuite toute leur vie.
Tous les jours d'ivresse ont leur lendemain.
Le public pense que les politiciens ne connaissent ni ne se soucient de leur vie. et les politiciens se sentent incompris.
Les grands metteurs en scène sont toujours directifs. Après, ils ont chacun leur manière de l'être. Michael Haneke n'a pas la même façon de l'être que Chabrol par exemple.
Les raseurs se rasent les uns les autres, mais il semble que ça ne leur apprenne rien.
Poursuivre le bonheur, au lieu de le laisser venir, n'est-ce pas courir après le reflet d'un mot ? En fait, les hommes seraient plus heureux si on leur parlait moins de bonheur !
Presque tous les écrivains seraient millionnaires s'ils touchaient uniquement leur pourcentage d'auteur sur les livres invendus.
Les mots qu'emploient parfois les amoureux sont chargés d'émotions fausses. Seuls leurs silences ont cette cruelle précision qui leur confère la vérité.
La justice des hommes est souvent plus lente que leur vie.
Les banquiers n'ont guère l'habitude d'apporter des oranges à leurs concurrents en difficulté. Ils préfèrent sortir leur dague.