Les femmes, toutes les femmes ont fait leurs valises pour rien une fois dans leur vie. On le fait pour qu'on vous retienne.
Il y a un temps pour s'en aller et prendre congé.
Il n'est rien que l'amour ne puisse affronter : il n'existe pas de limite à sa foi, à son espérance, à son endurance.
Ecrire : passer son temps à préparer un cadeau surprise pour une fête qui n'arrive pas.
Tout le monde peut innover, si sa vie en dépend.
On en met du temps à se rendre compte de la nécessité où l'on est tous d'être perpétuellement amoureux !
La question la plus persistante et urgente de la vie est : Que faites-vous pour les autres ?
La médecine est une science des pannes, celles de l'organisme humain... Mais si le médecin est un dépanneur - rien de plus, rien de moins - il est le dépanneur d'une machine dont il ne possède pas les plans.
Même dans un goulag, rien ne peut arrêter la diffusion de certains rêves. Et c'est la diffusion du rêve qui, dans une lutte idéologique, est l'arme la plus puissante.
La vie d'un personnage doit être une ligne ininterrompue d'événements et d'émotions, mais une pièce de théâtre ne nous donne que quelques instants sur cette ligne - nous devons créer le reste pour dépeindre une vie convaincante.
La vie m'a donné la chance de pas avoir de revanche à prendre.
Je n'ai rapporté, comme je crois que c'est toujours, qu'une profonde mélancolie de cette bonne Saint-Sylvestre que nous a donnée Pierret ; ces aubades, ces trompettes surtout et ces cors ne sont propres qu'à vous affliger sur ce temps qui [...] â–º Lire la suite
Le temps aide beaucoup. J'ai trouvé que la renommée était vraiment un tourment pendant un moment. Ensuite, vous apprenez à faire avec.
Mais l'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances auxquelles aucun dieu ne préside, surtout pas lui-même. Une partie de chaque vie, et même de chaque vie fort peu digne de regard, se passe à rechercher les raisons d'être, les points de départ, les sources.
La politique ? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! La tête finit par vous tourner à un tel rythme sous le matraquage des éditeurs, diffuseurs, présentateurs, que la force centrifuge fait s'envoler toute pensée inutile, donc toute perte de temps !
La vie est donnée à tout le monde, mais tous ne sont pas capables de la vivre.
L'homme moderne perd son temps à essayer de le gagner.
L'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car il n'a qu'une vie et il ne peut la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures.
Le bonheur se vit à deux. C'est pourquoi on le déclare immoral.
Après l'enfance, en même temps qu'on prend possession de la vie, elle nous quitte...
Il n'y a rien de plus inutile que de faire avec efficacité quelque chose qui ne doit pas du tout être fait.
André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l'obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d'acheter sans cesse.
La passion peut se comparer à la loterie : duperie certaine et bonheur cherché par les fous !
La désespérance de vie a elle aussi augmenté.
En société capitaliste, seuls ceux qui n'ont rien à perdre peuvent gagner.
Une fois rien, c'est rien ; deux fois rien, ce n'est pas beaucoup, mais pour trois fois rien, on peut déjà s'acheter quelque chose, et pour pas cher.
Etre un homme marié est une occupation à temps complet. Voilà pourquoi tant de maris échouent. Ils ne peuvent y consacrer toute leur attention.
Passer de l'enfance à l'âge adulte, on peut appeler cela une "mutation". C'est aussi important que de passer de la vie du foetus dans le ventre de sa mère à la vie aérienne du nourrisson.
Une ville est une femme capricieuse, il lui faut du temps pour se laisser séduire et se découvrir complètement.
On dit du mal des femmes pour se venger de n'en rien savoir.
Vous êtes juif ? Comment Salomon vous êtes juif ?... Ecoutez ça ne fait rien je vous garde quand même !