Qu'es-tu donc, toi qui m'aimes ? Le miroir où je me regarde ou l'abîme où je me perds ?
Je me sens fort dans la vitesse et heureux dans la lenteur.C'est pourquoi je préfère la lenteur.
Quand je regarderai en arrière, je me dirai que j'ai vécu ma vie et que je l'ai appréciée, et que je l'ai vécue pour moi et Dieu.
Dieu est mort, Nietzsche est mort aussi... C'est terrible, je me sens seul tout à coup.
Je me sens oppressée, indiciblement oppressée par le fait de ne jamais pouvoir sortir, et j'ai grand-peur que nous ne soyons découverts et fusillés.
Quand je donne un ordre à mes enfants, moi, monsieur le Juge, ils obéissent. Ils ne cherchent pas le pourquoi ni le comment. Je me demande comment vous élevez les vôtres !
Je me compte dans rien d'autre aussi heureux que dans une âme qui se souvient de mes bons amis.
Je me demande toujours pourquoi certaines personnes voient les choses comme bizarres et d'autres non.
Je me fiche de savoir si le monde entier est contre vous, vous taquine ou dit que vous ne le ferez pas. Croyez en vous, quoi qu'il en soit.
A force d'être moderne, je me demande si la vie est encore la vie...
Je me transforme un peu en Hitler mais en aucun cas un groupe ne peut être démocratique. Un groupe, c'est bidon, ça n'existe pas. Il y a toujours une ou deux personnes et des satellites autour, ce qui ne retire en rien leur talent.
Cohen, il a dit que j'avais un cerveau malade, alors tu vois, quand j'entends parler Patrick Cohen, je me dis les chambres à gaz... Dommage !
Je me rappelais que mon père avait coutume de dire que le but de la vie c'est de se préparer à rester mort très longtemps.
Ce qui les inquiète toutes - à leur propre sujet - c'est la facilité avec laquelle je me console du départ de la précédente.
Je me serais bien suicidé, mais j'étais en analyse avec un Freudien et il aurait été capable de me faire payer les séances que j'aurais manquées
- Vous savez je me lave les mains avant et après avoir pissé. - On est la pour sauver des vies. - Je sais et aussi celle des médecins. Pas tellement leur vie mais aussi leur style de vie, on vas pas soigner des gens qui risquent vraiment de mourir ça bousillerais nos chiffres.
Je pense que ma plus grande réussite est que, après avoir traversé une période assez difficile, je me considère relativement saine.
Tout le monde a son grain de folie, sauf vous et moi, et parfois je me demande si vous ne l'avez pas vous aussi.
Je me rappelle les prières de ma mère ; elles m'ont toujours suivi. Toute ma vie, je m'en suis imprégné.
- À ta place je me rendrais ! - À ta place, j'me brosserais les dents.
- C'est de moi ou de mon collègue que vous vous foutez ? - Ah, des deux ! Je me fous des deux !
Franchement, je me considère comme très chanceux, et ce serait vraiment déplacé de me plaindre.
Je n'ai jamais changé. Je me sens aussi jeune que je l'ai toujours été et je reste un ami proche de Gerhard Schröder.
Dans la glace je me regarde et, si âgé que je sois, je considère l'enfant de ma mère, l'enfant que je suis en secret, l'enfant que je serai toujours.
Hibernation je me cryogénise dès que je rentre à la maison, je m'enferme dans le congélateur, c'est décidé je serai le premier Findus humain.
Je suis une éponge. Si quelque chose me plaît, je me l'approprie.
Vous m'avez demandé si je me suis jamais levé pour quoi que ce soit. Oui, je me suis levé pour ma vie.
J'ai un régime d'entraînement punissant. Chaque jour, je fais 3 minutes sur un tapis roulant, puis je me couche, je bois un verre de vodka et je fume une cigarette.
Les "cons", c'est vous, c'est moi, c'est ce qu'on fait de nous, c'est pour ça que je me pardonne. Je me dis : j'ai été à l'école, et mes déviances d'adulte c'est des carences affectives et des carences pédagogiques.
Rien ne sert d'être vivant le temps qu'on travaille. L'évènement dont chacun est en droit d'attendre la révélation du sens de sa propre vie, cet évènement que peut-être je n'ai pas encore trouvé mais sur la voie duquel je me cherche, n'est pas au prix du travail.
Je n'ai jamais été intéressé par ce qui intéressait tout le monde. J'étais très intériorisé. Je me sentais toujours un peu triste.
Lorsque, pendant un jour entier, je me trouve privé de femme, j'ai l'impression que, ce jour-là, une femme doit se trouver entièrement privée de tout.
Je me cachais. Je n'étais pas préparée à être exposée à un public. Quand tu défends tes propres textes, c'est ton coeur et tes tripes que tu présentes aux autres. Est-ce que les gens allaient comprendre ce que j'écrivais ? [...] ► Lire la suite
L'énoncé d'un fait serait : celle que j'aime n'est pas avec moi, alors je me sens seul... Un seul être vous manque et tout est dépeuplé est l'art de dire immensément.
Je n'ai pas de regret dans le sens où je me dis que je suis allé au bout des choses.
Je ne me plains pas de la presse, soit que je me sois habitué, soit que je me sois résigné.
Peu importe comment je meurs, je veux que l'on dise que je me suis noyée au clair de lune, étranglée par mon propre soutien-gorge.
Je me demande qui je suis, dit Dieu... Peut-être suis-je un compromis conclu par l'être et le non-être aux dépens de moi-même...
A propos d'un pet très long, vraiment très long et, disons la vérité, mélodieux, que je lâche au réveil, je me suis souvenu de Michel de Montaigne. Cet auteur rapporte que saint Augustin fut un fameux pétomane qui réussissait à jouer des partitions entières.
Je me méfie d'une certaine nature humaine. Plus que tout, je crains la trahison.
Autour de nous, les étoiles continuaient leur marche silencieuse, dociles comme un grand troupeau ; et par moments je me figurais qu'une de ces étoiles, la plus fines, la plus brillante, ayant perdu sa route, était venue se poser sur mon épaule pour dormir.
Des années après mon accident, je me suis demandé : "Au fond, ce mec que tu étais avant, l'aimes-tu ?" La réponse était non.
Je suis inculte parce que je n'en pratique aucun, et insecte parce que je me méfie de toutes.
Le silence était si absolu que je me croyais sourd.
Je n'ai jamais tenté de diriger mon destin ni de lutter contre. Au contraire, je me suis laissé mené par lui.
Dans nos mondes où la joie est devenue plus que triste, honteuse, je me donne le droit d'avoir l'air heureux, de refuser toutes les leçons de morale.
Je me méfie de tous les paradis que l'on ne porte pas d'abord en soi-même.
Je m'estime peu quand je m'examine ; beaucoup quand je me compare.
Je me rends compte que plus on vieillit, moins on porte de maquillage, plus on a l'air jeune.
Je me suis marié devant un juge. J'aurais dû demander un jury.