On me prend davantage pour un illuminé lorsque je me filme pour réaliser des transitions. Dans le train par exemple, je fais semblant de dormir tout en tournant la caméra vers moi. Je dois avoir l'air d'un sacré gogol.
Je me rappelle d'un concert d'Yves Montand, où il interprétait Battling Joe (...) je l'ai chanté avec lui des années après, dans une émission de télé (...) j'écoutais ses chansons en boucle.
Je me sens proche des fous. Je sais m'y prendre avec eux mieux que la plupart des gens, car je parviens en quelque sorte à imaginer la manière fantasque dont leur esprit fonctionne.
C'est peut-être en ton âme que moi, ton pays, je me serai connu le plus complètement. Jusqu'à toi, je traversais des formes que je créais, pour ainsi dire, les yeux fermés ; j'ignorais la raison selon laquelle je me mouvais ; je ne voyais pas mon mécanisme.
Je suis ce que je suis parce que très tôt dans la vie j'ai décidé que je me ferais au moins plaisir en toutes choses.
Je pense toujours que je me suis embarrassé.
En balançant cette cuiller de thé à la figure de mon père, je me distinguais de mes soeurs : j'étais un homme. Il ne pouvait plus m'ignorer. À partir de ce moment-là, il savait que j'étais vivant. Je n'ai jamais rien fait de plus courageux dans aucun de mes films.
Pour être tout à fait franche, je t'avouerai que je ne m'en fiche pas du tout, que je me donne un mal infini pour me changer, mais que je me bats toujours contre des armées plus fortes que moi.
Tout est dit dans mes chansons. Seulement, ce n'est pas raconté de façon prosaïque, c'est enjolivé. L'essentiel est dedans...Alors à quoi bon en parler ? Si je me mets à parler, ça perd de son intérêt. Moi, je suggère. C'est le public qui fait le reste.
Toutes les chanteuses sont toujours tellement nues ! C'est bon, arrêtez, on sait que vous savez le faire. J'ai su aussi le faire. Je me suis dévêtue ici et là. C'est sympa de jouer cette carte-là, mais c'est bien aussi d'en jouer d'autres.
Ce n'est que lorsque je chantais que je me suis senti aimée.
Je me rends compte que, même si je suis un personnage public, c'est l'expérience la plus solitaire que j'aurai jamais vécue. Je suis seul face à la mort. C'est finalement une position très zoulou...
Pensez-vous que Dieu me séparerait de mon mari si je me suicidais? J'ai l'impression de sortir de mon esprit parfois. Est-ce que Dieu ne comprendrait pas que je veux juste être avec lui ?
Parfois, je me sens plus vieille que ma mère.
Je me passai fort bien de certitude dès lors que j'acquis celle-ci, que l'esprit de l'homme ne peut en avoir.
Il y a quelque chose dont j'étais fou, c'est le twin-set. Est-ce que ça existe encore ? J'aimerais beaucoup que le twin-set revienne. Je me rappelle des femmes en twin-set, avec un petit collier de perles. C'était chic.
Le monde est rempli de négativité. Je veux que les gens me regardent et pensent : "Je me sens bien et je vais faire en sorte que quelqu'un d'autre se sente bien aujourd'hui."
Et peu à peu j'éprouve à me dévisagerComme une inexprimable et poignante souffrance,Tant je me sens lointain, tant ma propre apparenceMe semble en cet instant celle d'un étranger.
On m'a payé 2,5 millions pour jouer dans Daredevil et 4 pour Phone Game, je me demande souvent pourquoi on me donne tout cet argent... Mais je ne pose pas de questions et j'encaisse.
Dieu ne peut rien savoir, ne veut rien ou ne fait rien sans moi. Avec Dieu, je me suis créé, j'ai créé toutes choses, et ma main tient le ciel, la terre et toutes les créatures de la terre. Sans moi, il n'y a rien.
Quand je suis frustré que je ne réussisse pas bien dans un tournoi, je me coupe les cheveux, tout simplement. J'ai probablement fait un bon gâchis, mais heureusement je porte une casquette quand je joue.
C'est Elvis qui m'a réellement accroché à la musique. Quand j'ai entendu Heartbreak Hotel, je me suis dit "c'est ça !".
Je me sens plus à l'aise d'être honnête parce que je n'ai pas à me « souvenir » de mes réponses. Vous n'oubliez jamais la vérité ! Je dois juste apprendre combien de vérité donner, c'est ma limite. C'est mon nouveau truc.
Si je me réveille pendant un rêve, je peux généralement me rendormir et terminer l'histoire.
Aussi loin que je me souvienne, j'avais toujours cherché à ne pas exister. Tu as dû travailler des années durant pour me faire assumer mon existence. Et ce travail, je crois bien, n'a jamais été achevé.
En grandissant, j'ai compris que j'étais différente des autres filles parce que je n'avais connu ni baisers ni promesses au cours de ma vie. Souvent, je me sentais seule et je voulais mourir.
Je me dis parfois qu'il me faudrait d'autres soucis pour chasser celui-là.
J'ai toujours été mystique, je me suis toujours senti en lien avec plus grand que moi, avec quelque chose qui me dépasse : la nature, l'univers ou le divin, je ne sais pas.
Parti de Corinthe, adolescent et ne possédant rien, j'y suis revenu capitaine, à la tête de deux bateaux dont un m'appartenait. Fier de ma réussite et de mon savoir, je me suis pris pour un homme accompli. Pire, pour un sage. C'est ainsi qu'ont commencé mes malheurs.
- Manuel pour personnes décédées. - Décédées ? - Décédées. - Je me demande d'où il vient ce bouquin, regarde la maison d'édition. - Edition du manuel pour personnes décédées. - Tu sais... J'crois pas qu'on ait survécu à l'accident.
Mais beau, je ne suis pas beauJe me jette à l'eau et je me noieJe coule à pic contre ses brasBeau, j's'rai jamais beauJ'ai tellement envie de lui plaireLui faire la cour à ma manièreSlow.
Les fortes odeurs dont je me souviens sont toutes florales. Il n'y a rien de tel qu'une ferme pour vous ramener dans les montagnes et les prés. Je suis une fille de montagne, une fille de prairie, donc je me sens très proche de cela.
Je me sens mis en doute que je fasse quelque chose de dur ou de facile.
A force de boire, je me suis altéré.
Sûrement, quelque chemin que je suive encore, dans quelque labyrinthe que je me risque, si quelque fil d'Ariane doit m'en dépêtrer, ce sera celui de certaines paroles, non pas forcément grandes, mais limpides, comme l'eau des torrents.
Je me suis consolé dans les bras de la guerre... une maîtresse terrible qui ne s'envoie en l'air que dans le sang et les ruines.
J'ai perdu mon insouciance. Je l'ai retrouvée, heureusement. Je me connais beaucoup plus, même si je n'ai pas l'impression de me connaître vraiment. Je ne sais pas si ça m'intéresse. C'est déjà pas mal de se chercher et de jouer avec soi.
En quoi ça peut m'aider de vous dire que je vois son visage à chaque fois que je ferme les yeux? Que je me réveille en larmes parce qu'il n'est pas là ?
Vu le soin ménager dont travaillé je suis,Vu l'importun souci qui sans fin me tourmente,Et vu tant de regrets desquels je me lamente,Tu t'ébahis souvent comment chanter je puis.
Quand je lis des lettres de gens qui me disent s'en être sortis grâce à moi, je me dis que, quelque part, j'ai réussi. Mais ce sont eux qui me donnent la force de me surpasser.
Je me demande toujours si l'héroïsme c'est d'être soi, ou d'être quelqu'un d'autre.
Je ne suis peut-être pas devenue un model, mais je me suis modelée.
Je me suis présenté chez ma maitresse avec un bouquet de silence.
Je me suis toujours senti un peu seul et isolé des autres... J'ai beaucoup fait semblant quand j'étais enfant. C'était ma façon de gérer le fait que je ne me sentais pas à ma place.
Maintenant, j'ai plus que jamais besoin de Son aide, voilà ce que je me suis dit. Je savais que je n'étais pas vraiment l'homme qu'il fallait. Mais s'il m'imposait ce fardeau, il fallait aussi qu'il m'aide à l'assumer.
Cher Munkey,Je déteste l'école aujourd'hui. Je me sens comme un sac, morte.
Elle a été ma cale, elle m'a empêché de tomber, je me suis tenu droit à ses côtés. Elle m'a décapé, elle m'a poli, elle m'a fait briller. En échange, je l'ai fait rire. Pleurer aussi.
C'est drôle, beaucoup de gens pensent que je me prends au sérieux parce que j'ai l'air tellement sérieux parfois. Mais ce n'est pas que je me prends au sérieux, je prends ce que je fais au sérieux.
Enfant je me voyait avec la figure héroïque d'un Hemingway, un Malraux ou un Cendrars.
En votre absence je me noie ou plutôt je me cache parfois dans de mornes soirées à refaire l'inutile, à chercher un regard pour finir la nuit, à ne pas vous trouver, à regretter d'être venu, de ne pas être ailleurs, tout simplement ailleurs.