Et peu à peu j'éprouve à me dévisagerComme une inexprimable et poignante souffrance,Tant je me sens lointain, tant ma propre apparenceMe semble en cet instant celle d'un étranger.
Je suis incapable de dire non. Heureusement, je suis un homme et non une femme.
Adieu tristesse Bonjour tristesse Tu n'es pas tout à fait la misère Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent Par un sourire.
Je me sens comme l'oiseau chanteur dont on a brutalement arraché les ailes et qui, dans l'obscurité totale, se cogne contre les barreaux de sa cage trop étroite. "Sortir, respirer et rire", entends-je crier en moi, je ne réponds même [...] â–º Lire la suite
L'art n'est sûrement qu'une vision plus directe de la réalité. Mais cette pureté de perception implique une rupture avec la convention utile, un désintéressement inné et spécialement localisé du sens ou de la conscience, enfin une certaine immatérialité de vie, [...] â–º Lire la suite
C'est une histoire sans fin : des criminels récidivistes. Des détenus sans jugement. Une défense impossible. Des avocats mal payés, incapable de défendre les innocents. des juges morts de peur....Combien de temps crois-tu que durera la démocratie lation-américaine ? Combien de temps mettront les dictatures pour revenir, acclamées par le peuple ?
La misère chargée d'une idée est le plus redoutable des engins révolutionnaires.
Avec le temps et ma propre expérience, j'ai vraiment compris de l'intérieur ce que tu as pu vivre. Quand on est artiste, on a besoin de solitude et aussi de vivre des trucs un peu fous, de partir à l'aventure. [...] â–º Lire la suite
La joie est tributaire de la souffrance. La souffrance est partie essentielle de la joie. Quand nous avons faim, songez comme la nourriture nous paraît bonne !
Une année de plus à notre âge est une année de moins à notre vie, l'anniversaire est-il alors fête ou deuil ?
Dans mon lit au chaud, je me sens moins que rien, en pensant à mes amies les plus chères, arrachées à leurs foyers et tombées dans cet enfer. Je suis prise de peur à l'idée que ceux qui m'étaient si [...] â–º Lire la suite
L'excès de souffrance peut conduire au sublime ; mais pourquoi la plupart des êtres sont-ils médiocres, sinon parce qu'ils ont trop souffert ?
C'est une chose triste quand les hommes n'ont ni assez d'intelligence pour bien parler, ni assez de bon sens pour se taire ; c'est la racine de toute impertinence.
L'énoncé d'un fait serait : celle que j'aime n'est pas avec moi, alors je me sens seul... Un seul être vous manque et tout est dépeuplé est l'art de dire immensément.
Quand je me sens aimé, je crois que j'ai ton âge ; quand je me crois trahi, je sais que j'ai le mien.
Les années heureuses sont les années perdues, on attend une souffrance pour travailler.
Comment comprendre le maoïsme sans mesurer, d'abord, la somme de souffrance et de deuils que Mao et les siens ont endurée.
Mieux vaut être incapable de lire et d'écrire que d'être incapable de quoi que ce soit d'autre.
Ne peut s'interroger sur le sens de l'univers que celui qui est capable de s'étonner devant la marche des événements.
La souffrance est l'unique cause de la conscience.
Nous vivons de plus en plus dans l'oubli de l'être. Reconstituer cette sensibilité à la vie, cette attention aux coïncidences, tel est aussi le sens du roman.
Toutes immatérielles et fragiles qu'elles paraissent en présence des faits brutaux, les idées demeurent plus longtemps. Elles survivent aux hommes, aux cataclysmes de la nature et de l'histoire.
Parfois, je sens le passé et le futur presser si fort de chaque côté qu'il n'y a plus de place pour le présent.
C'est une grande misère de n'avoir pas assez d'esprit pour mieux parler, ni assez de jugement pour se taire.
Des innombrables classifications que Murphy faisait autrefois à la réalité brute, la moindre n'avait pas été celle qui la divisait entre plaisanteries qui avaient été une fois bonnes et plaisanteries qui n'avaient jamais été bonnes. Qu'est-ce qui aurait pu tellement [...] â–º Lire la suite
Étranges souvenirs dans cette nuit tendue de Las Vegas. 5 ans ont passé déjà... 6 ans ? Ça parait plutôt une vie entière.. Le genre de zénith qui ne se reproduit jamais. Être à San Francisco dans les sixties, signifiait vivre [...] â–º Lire la suite
Une grande misère parmi les homme, c'est qu'ils savent si bien ce qui leur est dû et qu'ils sentent si peu ce qu'ils doivent aux autres.
Occupez-vous du sens et les mots s'occuperont d'eux-mêmes.
Echanger une souffrance contre une autre est parfois un aussi grand soulagement que sentir l'arrêt de la souffrance.
Souvent qualifiée de "média chaud" la radio a un aspect de convivialité, de présence discrète, d'appel à l'imaginaire de l'auditeur dont elle a su, dans l'ensemble, tirer le meilleur parti.
Le secret d'écrire aujourd'hui, c'est de se méfier des mots dont le sens est usé et d'une syntaxe qu'on a mal apprise.