L'arme la plus efficace a toujours été, et demeure, l'arme spirituelle.
Le doute agace prodigieusement. Le monde aime mieux des moitiés de certitudes et croire à n'importe quoi.
Se découvrir homme un jour et rien qu'un homme, c'est décevant. C'est découvrir en même temps la vie.
Notre coeur n'est pas brave. Un très long et très grand bonheur l'accable bien plus que le malheur.
Que vous donnez de force aux mots, et que vous en donnez peu aux choses.
Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.
N'essayez jamais d'impressionner une femme ! Parce que si vous le faites, elle s'attendra à ce que vous mainteniez le rythme tout le restant de votre vie. Et le rythme, mes amis, c'est la dévastation.
Traduire le théâtre, c'est d'abord et avant tout savoir lire le théâtre, porter son regard sur un texte et s'en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s'y fondre...
Les savants et les philosophes sont des romanciers sublimes qui canalisent leurs passions dans une autre direction.
Parfois je pense que tous les gens (même ceux qui collectionnent des papillons) ont envie de mourir et que si on nous apprenait à voler nous partirions illico vers n'importe quel autre pays.
Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L'une nous montre à quel but nous devons viser, l'autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l'attendre.
Les filles, tu sais pourquoi Dieu il les a inventées ? Pour faire chier d'abord leur père, et ensuite leur mari.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
La mort ronge tous les jours ce que nous appelons vivre, et la vie avale sans arrêt notre désir du néant.
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
J'estime, mes amis, que les hommes détiennent la richesse et la pauvreté, non dans leur maison, mais dans leurs âmes.
Aimez ce que vous faites et vous donnerez le meilleur de vous-même.
Seul est sociable, vivable, pacifique, celui qui est conscient de ne dire que l'apparence et non l'être. Là est le fondement du respect des autres.
Nous sommes tous des mortels, et chacun est pour lui-même.
Quand j'étais jeune, je croyais en trois choses: le marxisme, le pouvoir rédempteur du cinéma, et la dynamite. Maintenant, je crois juste à la dynamite.
Le sexe et le golf sont les deux choses que vous pouvez apprécier même si vous n'êtes pas doué pour ça.
Regarde le sol, regarde le ciel et vit à être bon.
J'ai toujours adoré travailler et c'est compliqué de raccrocher.
Lorsque je veux qu'un son soit menaçant en le retenant et en le tourmentant sans cesse, je l'écris non pour un instrument capable de l'exécuter aisément, mais pour celui à qui il demandera un effort important. Il ne pourra le [...] ► Lire la suite
Quand les femmes vieillissent, leurs seins s'affaissent, et pour les mecs, c'est pareil, mais ce sont leurs testicules qui pendent de plus en plus...
- Vous êtes un génie ou quelque chose comme ça ? - Je ne crois pas que l'intelligence puisse être quantifiée avec exactitude, mais j'ai en effet un QI de 187 et une mémoire eidétique et je sais lire 20 000 mots par minute... Oui, je suis un génie.
On devient un vieux con très vite, en fait ; on s'en aperçoit quand on renonce à courir après les conneries des jeunes. Et qu'on se dit « à quoi bon ?
"France, mère des arts, des armes et des lois...", pourquoi veut-on toujours y brouiller les premiers avec les derniers?
Nous prenons acte de la naissance d'une irréductible volonté féminine de partager l'univers et les enfants avec les hommes.
On regarde en l'air et l'on ne voit pas ce que l'on a à ses pieds.
L'ignorance et la pauvreté ont les mêmes effets que la richesse.
Les païens ont divinisé la vie et les chrétiens ont divinisé la mort.
L'histoire est le déroulement d'une trame d'éternité sous des yeux temporels et transitoires.
Le coeur des hommes est une bibliothèque où s'alignent les romans tragiques, les idylles, les livres gais et aussi quelques livres légers : une bibliothèque rangée sans ordre apparent, mais complète.
Tout homme s'offre le luxe inestimable de prononcer son premier et son dernier mot.
Toute époque a toujours été la pire. Et s'il y en a qui furent vraiment pires, c'est elles qui enfantèrent les plus grandes choses.
Ce qu'on nomme la crise n'est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde.
Avec les rêves aussi on peut faire des confitures. Il suffit d'ajouter des fruits et du sucre.
Un livre, c'est aussi une présence intime, cette chose écrite par un autre et qui sublime l'insignifiance de vos jours.
Ce qui compte c'est d'être vivant et le savoir.
Le meilleur moyen de doubler sa fortune ? Plier ses billets en deux et les mettre dans sa poche.
La Nature, dans son inépuisable fécondité, est le plus précieux allié des médecins et se charge, sans en rien dire, de réparer leurs fréquentes erreurs.
Qu'est-ce que cette étoile ? Et on lit son nom dans un livre, et on croit la connaître.
Rien de tel que le spectacle massif de la maladie et de la vieillesse, pour vous faire redresser le dos et marcher d'un pas ferme.
Les uns font semblant de se ruiner ; c'est pour émouvoir la compassion des gens simples. Les autres font semblant de s'enrichir ; c'est pour surexciter les instincts d'envie et de cupidité des masses.
Je suis partagé entre mon goût pour les faits et mon goût pour l'effet.
Il suffit d'une promenade au milieu de la nature, s'arrêter un moment pour écouter, s'écouter, se déshabiller du superflu et comprendre qu'il ne faut pas grand-chose pour bien vivre.
Les amitiés grégaires sont souvent superficielles, car se voir en bande, c'est se parler en meute, quand le tête-à-tête favorise l'écoute et la profondeur du dialogue.
Il faut accepter d'être fini : d'être ici et nulle part ailleurs, de faire ça et pas autre chose, maintenant et non jamais ou toujours d'avoir cette vie seulement.
La jeunesse est le moment des heures terribles et des doutes cruels, avec l'âge arrive la sérénité.