Chaque homme est, en naissant, assorti d'un monstre. Les uns lui font la guerre et les autres lui font l'amour.
Ne faisons pas du bonheur une obsession : vivons et il viendra. Mais pour cela, sachons ouvrir nos yeux à ces bonheurs qui s'ignorent et que nous ignorons.
La Liberté nous prête ses ailes et l'Espérance nous guide par son étoile.
Nous ne sommes en rien des objets soumis à quelque destin, mais des passagers conscients et mortels, agissant sur cette planète. Nous sommes des dépositaires et passeurs d'expériences, de savoirs, échangeant en projections leurs questionnements, leurs ambitions, leurs idées, rêves et idéaux, leurs luttes et combats pour avancer en résonances, par nos unicités partagées.
Maintenant, tout est plus éphémère. On télécharge un morceau à la mode et on l'oublie en huit jours.
Un grain dans la balance déterminera quel individu vivra et qui mourra - quelle variété ou quelle espèce augmentera en nombre et laquelle diminuera ou finira par s'éteindre.
Je ne crois pas que le maquillage et la bonne coiffure peuvent rendre une femme belle. La femme la plus radieuse de la pièce est celle qui est pleine de vie et d'expérience.
- Si vous comptez vous mesurez à l'art de la fiction sur le même pied d'égalité que les romanciers masculins, l'expérience est vitale. - Croyez-vous ? Et en quoi êtes vous qualifié pour me donner un conseil de ce genre ? - [...] ► Lire la suite
- De quelle confession êtes-vous ? Vous voulez bien me le dire ? - Vous voulez parler de ma religion ? - Oui, oui, de quelle confession ? - Je suis chrétienne, et vous, qu'êtes-vous ? - Moi je suis venu au monde de confession hébraïque, mais quand j'ai grandi, je me suis converti au narcissisme.
Si je te balance dans la piscine maintenant, tu coules comme un caillou à la con ! T'en a trop pris mon vieux ! T'en a trop pris ! Trop pris ! Et n'essayes pas de lutter hein ! T'aurais des bulles d'air au cerveau, une rupture d'anévrisme, tu te ratatinerais et tu crèverais.
Les têtes d'assassin, on ne les reconnaît qu'une fois dans le panier. Et encore pas toujours !
On passe la moitié de sa vie à retenir sans comprendre, et l'autre moitié à comprendre sans retenir.
On peut, sans s'avilir, s'abaisser sous les dieux, les craindre et les servir.
Il ne se voit pas d'âmes qui, en vieillissant, ne sentent l'aigre et le moisi.
L'ethnographie n'est-elle pas une tentative de rachat et un symbole d'expiation de l'Occident ?
Il n'y a pas de conditions, de classes, de rang, dans la nature. Les hommes seuls ont cherché à mettre de l'ordre, là où il y en avait déjà et ils ont établi le désordre !
Il y a antinomie entre les lignes hertziennes et les lignes du poète : comment la télévision, qui est lumière, éclat, mise en scène, évidence, peut-elle faire exprimer le secret d'une parole, l'écart d'une sensibilité, le risque du cri ou du chuchotement
Saisir l'universel dans le particulier nous aide à affronter l'existence en étant à la fois concerné et détaché, capable d'alterner la tristesse et le rire.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
Il y a trois catégories de films : les gros budgets, les petits budgets, et ceux sur lesquels on ne peut pas se permettre le moindre gâchis.
La peur chasse l'intelligence, chasse la bonté, chasse toute idée de beauté et de vérité.
On trouverait à peine dans les républiques modernes, et même dans les plans tracés par les philosophes, une institution dont les républiques grecques n'aient offert le modèle ou donné l'exemple.
Dites-moi qui vous fréquentez, et je vous dirai qui vous êtes.
La plupart des anthologues de poésie ou de citations sont comme ceux qui mangent des cerises ou des huîtres, cueillant d'abord le meilleur et finissant par tout manger.
Il semble que notre nouveau monde courageux devient moins tolérant, spirituel et éduqué qu'il ne l'a jamais été quand j'étais jeune.
Peur. C'est l'émotion la plus fondamentale, la plus humaine. Enfants, nous avons peur de tout. L'obscurité. Le croque-mitaine sous le lit. Et nous prions pour le matin. Pour que les monstres s'en aillent. Bien qu'ils ne le fassent jamais. Pas vraiment.
Ma relation avec Dieu est devenue tellement plus forte. Il a toujours eu sa main sur moi. Il m'a toujours guidé. Je n'allais pas toujours là où il voulait que j'aille. Mais Il m'a toujours eue. Maintenant que j'écoute et que j'obéis, la vie est tellement meilleure.
Ce n'est pas parce qu'il y a eu la grande tragédie du Bataclan, que la musique s'est arrêtée. On continue la musique et on continuera le dessin.
Je suis humaine, j'ai des forces et des faiblesses, ma force c'est d'abord ma conviction, mon authenticité.
La France est un pays fort et riche.
Orbán utilise un vocabulaire et une rhétorique nationalistes, il mobilise la haine contre l'étranger, mais cela n'a rien à voir avec le populisme...
Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.
Dans les drames atroces de Montauban et de Toulouse, la France voit l'Afghanistan se transporter sur son territoire national. Le sanglant dément de Montauban a prétexté la présence français dans ce pays pour tirer dans le dos de quatre de [...] ► Lire la suite
Nous vivons une société beaucoup trop permissive. Jamais encore la pornographie ne s'était étalée avec une telle impudeur. Et en plus, les films sont flous !
Une vie de bonheur, n'est-ce pas la chose que tout le monde veut et que personne au monde ne refuse ? Mais où l'a-t-on connue pour la vouloir tant ? Où l'a-t-on vue pour en être si épris ?
On se met en peine de savoir comment est fait le monde, et l'on ne s'inquiète pas de savoir comment on est fait soi-même.
La mémoire rend les êtres et les lieux impalpables.
Ce ne sont pas les héroïsmes et les coups d'éclat qui font avancer le monde, mais plutôt l'accumulation de tous les gestes quotidiens et modestes dont la somme finit par racheter l'humanité toute entière.
Le théâtre est toujours polémique, et l'artiste intolérant.
Le théâtre n'est jamais la fabrication d'un produit, ce qui élimine trois choses : le tiroir-caisse, les acteurs et les spectateurs. Que reste-t-il ? L'essentiel, l'aventure du langage.
L'amour est un chien. Un chien dont on ne sait jamais ce qu'il a dans le tête. Tu peux le caresser. Il répond à tes caresses. Et puis, un jour, il te mord, tu ne sais pas pourquoi.
Il en est de la valeur des hommes comme celle des diamants, qui a une certaine mesure de grosseur, de pureté, de perfection, ont un prix fixe et marqué, mais qui, par-delà cette mesure, restent sans prix, et ne trouvent point d'acheteurs.
Le destin prend parfois des formes curieuses et les histoires bifurquent quelquefois pour presque rien.
Un type qui se trouve tout en bas de l'échelle, humilié de tous, trouve habituellement du réconfort à en trouver un autre encore plus bas que lui, et à l'humilier à son tour.
Evite les accusations, fussent-elles même sans fondement. Car le plus grand nombre ignore la vérité, et se règle sur l'opinion.
Lumière pure, lumière pour elle-même, et pour ce vide en soi, pour s'inventer présent, désert et nu, offert au risque d'un soleil pâle tombant en frêle éternité dans une minute parfaite,entre deux averses ou bien tout un matin d'été.
Soyez toujours prêts à vivre heureux et à mourir heureux. Soyez toujours fidèles à votre Promesse scoute même quand vous aurez cessé d'être un enfant - et que Dieu vous aide à y parvenir !
Tel l'archéologue, le psychanalyste creuse dans l'âme du patient pour y révéler toutes les strates de sa vie passée: psychanalyse et archéologie sont bien les deux faces d'une même discipline. (p.32)
Il y a une parenté entre les hommes qui se sont assis près d'un feu mourant et ont mesuré la valeur de leur vie par lui.
Les ballons sont les premiers cadeaux auxquels je me suis intéressé, et c'est par eux que la connexion s'est faite.