La haine est toujours plus clairvoyante et plus ingénieuse que l'amitié.
La différence entre un steward et un serveur, c'est que le serveur, il n'est pas obligé d'apporter au client un sachet pour vomir.
Il faut être assez libre pour être grand, et assez grand pour être libre.
Une vie, c'est un cheminement éclairé par un visage. Beaucoup le sentent et le vivent mais n'osent le penser.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n'est à nous et nous n'avons rien à donner.
On passe le quart de sa vie à fuir. Et l'on s'étonne de vivre en étranger avec soi-même.
Savoir et se dire que l'on ne sait pas est bien.
Penser, aimer ! Puis agir suivant sa pensée et suivant son amour. Toute la vie est là.
C'est une extraordinaire chose que le théâtre. Des gens comme vous et moi s'assemblent le soir dans une salle pour voir feindre par d'autres des passions qu'eux n'ont pas le droit d'avoir - parce que les lois et les moeurs s'y opposent.
On a de tout avec l'argent, hormis des coeurs et des bons citoyens.
Les livres peuvent se diviser en deux groupes : les livres du moment et les livres de toujours.
Personne ne travaille avec plus d'acharnement et d'entrain que les gens à leur compte.
La tristesse va et vient comme les saisons.
Aimer, ce n'est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C'est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu'il y a quelqu'un au bout qui dit d'une voix douce et calme : avance, continue d'avancer, n'aie pas peur, tu vas y arriver,
Si on s'y attache, la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.
Ver luisant tu luis à minuit,Tu t'allumes sous les étoilesEt, quand tout dort, tu t'introduisDans la lune et ronge sa moelle.La lune, nid des vers luisants,Dans le ciel continue sa route.Elle sème sur les enfants,Sur tous les beaux enfants dormant,Rêve sur rêve, goutte à goutte.
Espérer, c'est toujours continuer à aimer et à croire.
Pompidou me l'a dit : "Jeune homme, vous avez des qualités et un bel avenir devant vous. Mais votre façon de parler est un handicap. Certains de vos collègues suivent des cours de diction..." Je lui ai répondu : "Monsieur le Premier ministre, vous pouvez tout me demander, mais ça, jamais !"
Que craindre au monde, sinon la solitude et l'ennui ?
Amour de cent années et mépris d'une heure.
Pour moi, le service humanitaire, ou plutôt le service de tout ce qui vit, c'est la religion. Et je ne fais aucune distinction entre une telle religion et la politique.
L'amour naît d'un regard, vit d'un baiser et meurt d'une larme.
La plus belle femme du monde est celle qui protège et soutient les autres femmes.
Les étoiles, c'est les yeux des anciens morts, chaque fois qu'il y a quelqu'un qui claque, son regard monte là-haut et ça fait une étoile de plus.
La musique est une harmonie agréable pour l'honneur de Dieu et les délices autorisés de l'âme.
Contrairement à la peinture, à la sculpture ou à l'écriture, qui induisent une relation personnelle individuelle, entre l'artiste et l'amateur, la musique est destinée au concert.
Et depuis quand des hommes comme nous passent dans des petits trous ?!
La différence entre le gout artistique de Kal et le mien c'est que moi je n'en manque pas.
Les pleurs poussent sur les veuves et les poux sur les veufs.
La richesse, le confort et, accessoirement, l'ineptie d'une nation se mesurent aux sujets de préoccupation de ses élites.
Entre Dieu existe et Dieu n'existe pas, s'étend tout un champ immense que traverse à grand-peine le vrai sage.
La vérité est une bombe dont les effets tuent à la fois celui qui la lance et celui qui la reçoit.
Les âmes se pèsent dans le silence, comme l'or et l'argent se pèsent dans l'eau pure, et les paroles que nous prononçons n'ont de sens que grâce au silence où elles baignent.
L'homme asservit tout ce qu'il touche, la nature, ses semblables, et davantage encore celui qu'il accable de son amour, homme ou femme.
Les hommes devaient avoir peur de la corruption spirituelle et de la lâcheté.
L'art est un leurre, la science est la base même et la condition sine qua non des progrès que notre société doit réaliser.
La présence d'esprit s'invite partout, et élimine toutes les différences.
Le bouddhisme place sur le même rang les êtres d'intelligence et de vertu égale, sans se préoccuper de leur sexe.
La pintade étale ses coloris sur son plumage et l'homme garde les siens dans son coeur.
Comment vous imaginer que Dieu consente jamais à ce qu'il ne veut pas et à ce qu'il peut empêcher ?
Dans le passé, une certaine garantie de permanence et de stabilité structurelles donnait des possibilités de travail aux générations suivantes. Actuellement, la logique de l'évolution capitaliste et ultranéolibérale détruit tout cela.
Il faut rejeter toujours l'architecte, le peintre, le cordonnier, et ainsi du reste, chacun à son gibier.
La véritable épreuve de l'amitié, c'est le succès : car le malheur ne réclame que du secours et ne risque que la résistance de l'avarice ; tandis que le succès voudrait de l'affection et ne rencontre que l'envie.
Je fais le portrait d'un homme de culture à l'immense savoir des mains et des mots ensemble. Il composa plusieurs romans tissés de sa connaissance intime des bergers de la Crau et des contes et mythes de la tradition orale, [...] ► Lire la suite
Ce n'est point chose vicieuse, mais grandement louable, emprunter d'une langue étrangère les sentences et les mots, et les approprier à la sienne.
Après la mort, il n'y a rien, mais il y a peut-être le souvenir que vous pourrez garder de moi, et ça c'est une forme d'immortalité.
L'amour n'est que l'échange de deux fantaisies et le contact de deux épidermes.
Mon rêve, c'est de jouer un Mondial et de le gagner.
Nous avons confondu la violence avec la passion, l'indolence pour les loisirs et nous avons pensé que l'insouciance était une liberté.
Toute société est basée sur l'aristocratie, car celle-ci, la vraie, est exigence à l'égard de soi-même et sans cette exigence toute société meurt.