Ecrire, c'est à peu près comme se trouver dans une maison vide et guetter l'apparition de fantômes.
La liberté n'aurait aucun sens sans la sécurité à la maison et dans les rues.
Mademoiselle ! Venez vers moiLes moments d'amour seront pour nousTu es ma reine; je suis ton roiMon monde et ma vie seront pour vous.
Feu et glace... début et fin... comme l'amour entre un homme et une femme.
On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du coeur.
Je rêve de vastes chiotes, impeccablement entretenues, avec des robinets plaqués or, du marbre blanc immaculé, un siège en ébène, une cuvette pleine de Channel nº5. Et un larbin qui me tend un rouleau de PQ en soie sauvage, mais vu l'urgence, j'irais n'importe où.
Les exemples que nous donnons sont inévitablement, plus tard, nos ennemis ou nos auxiliaires ; au jour du danger, ils se lèvent et ils combattent pour nous ou contre nous.
Moins notre bonheur est dans la dépendance des autres, et plus il nous est aisé d'être heureux.
Il faut surtout anéantir l'espérance dans le coeur de l'homme. Un désespoir paisible, sans convulsions de colère et sans reproches au ciel, est la sagesse même.
Le corps est à la fois notre outil et notre système de référence pour atteindre à notre vraie stature qui est divine.
Le monde est plein de gens de bonne volonté, certains veulent travailler et les autres veulent les laisser faire.
Le soir tombe et ne se relève pas. C'est ça qu'on appelle la nuit.
Il n'y a rien de plus dégoûtant qu'un bijou. Ça ne sert à rien. Et ceux qui les portent n'en ont pas besoin, moins besoin que n'importe qui.
Précipite dans le Nil l'homme qui a de la chance, et il remontera avec un poisson dans la bouche.
Le dimanche, les enfants s'ennuient. Vienne vienne la semaine, Lundi mardi jeudi, Car la rue est toujours pleine De lumière et de bruit !
La littérature contemporaine se rétrécit : elle recule devant la grande métaphore de l'avenir, cette alliance incroyable entre la poésie et les mathématiques.
Le comble de la pose : Ne pas sortir de chez soi, sonner sur son piano toutes les heures et toutes les demies pour faire croire aux voisins qu'on a une pendule.
Ne croyez pas à quatre choses : amour d'une femme, charité d'un frère, soleil d'hiver et nuage d'été.
Pour préserver la cohésion et maintenir l'harmonie, il a fait souvent semblant de ne pas voir, de ne pas savoir, de ne pas entendre.
Peu importe ce que les gens vous disent, les mots et les idées peuvent changer le monde.
La vie est et sera toujours une équation incapable d'être résolue, mais elle contient certains facteurs connus.
Il faut des fêtes bruyantes aux populations, les sots aiment le bruit, et la multitude c'est les sots.
Un monarque a souvent des lois à s'imposer ; Et qui veut pouvoir tout ne doit pas tout oser.
Le paradis n'est pas un espace et ce n'est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis c'est simplement d'être soi-même parfait.
Espagne : admirable pays où il y a trois choses de trop : les puces, les punaises et les Espagnols.
Il faut pourtant que la critique se mêle toujours à l'éloge, le serpent aux fleurs, l'épine aux roses et la vérole au cul.
L'image nous donne le réel dans sa totalité et surtout son immédiateté : et la parole vient encore, de surcroît, s'ajouter au visuel et le renforcer.
Pour juger un homme, il faut examiner sa conduite quand il est sain et libre : malade ou en prison, il n'est plus le même.
Si on veut retenir un chat qu'on a blessé, il griffe et se sauve.
On peut faire le tour du monde et rester rétréci si on ne sait pas s'ouvrir aux autres.
Le voyage à pied est une ouverture au monde qui invite à l'humilité et à la saisie avide de l'instant.
Laissons notre amour infini se répandre dans le monde entier, au-dessus, en dessous, et dans chaque direction.
Quand les gens disent : « La vie est belle », je réponds : « Non, la vie est une série de moments désastreux, de moments douloureux, de moments inattendus et de choses qui vous briseront le coeur. Et entre ces moments, c'est là que vous savourez, savourez, savourez.
J'aime cette combinaison entre la créativité et le processus créatif et l'organisation nécessaire pour faire d'une entreprise comme celle-ci un succès mondial.
On demande pardon quand tout est gâché et que cette absolution tardive ne peut plus rien réparer.
La liberté elle-même est un luxe très rare et qui se mérite. Peu de régimes sur terre ont laissé ce luxe à leurs citoyens.
La différence entre la chasse et la guerre, c'est qu'à la chasse on ne fait pas de prisonniers.
La douleur est une bonne source d'inspiration, et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction.
Pour savourer, il faut s'arrêter, pour de vrai. Et inviter le corps au festin, à la merveille de l'instant présent. Ressentir alors avec tout son corps, tout son souffle, toute sa personne, ce que la vie nous offre.
Il y a un culte de l'ignorance aux États-Unis, et il y en a toujours eu. La tension de l'anti-intellectualisme a été un fil conducteur constant dans notre vie politique et culturelle, nourrie par la fausse idée que la démocratie signifie que « mon ignorance est aussi bonne que votre savoir ».
L'avantage concurrentiel d'une société ne découlera pas de l'efficacité avec laquelle ses écoles enseignent la multiplication et les tableaux périodiques, mais de la manière dont elles stimulent l'imagination et la créativité.
Le christianisme dans son essence (et c'est sa paradoxe grandeur) est une doctrine de l'injustice. Il est fondé sur le sacrifice de l'innocence et l'acceptation de ce sacrifice.
Le plus grand des maux et le plus pire des crimes, c'est la pauvreté.
Le monde est à qui naît pour le conquérir, et non pour qui rêve, fut-ce à bon endroit, qu'il peut le conquérir.
Le passé, l'avenir, ces deux moitiés de vie dont l'une dit jamais et l'autre dit toujours.
La raison et l'amour sont ennemis jurés.
La sensualité est la condition mystérieuse, mais nécessaire et créatrice, du développement intellectuel.
L'homme est sage, intelligent et raisonnable en tout ce qui concerne les autres, mais pas en ce qui le touche lui-même.
Le tourisme avec les sociabilités ludiques qu'il favorise, les images qu'il génère, est un dispositif d'appréhension graduée, codée et non traumatisante de l'extérieur et de l'altérité.
J'ai trouvé le chaînon manquant entre le singe et l'Homme : c'est nous !