Les journaux, c'est comme la fumée devant un terrier, ça fait sortir la bête.
Le cinéma, c'est comme le foot : un jeu simple compliqué par des idiots.
C'est comme ça dans les guerres tribales : les gens abandonnent les villages où vivent les hommes pour se réfugier dans la forêt où vivent les bêtes sauvages. Les bêtes sauvages, ça vit mieux que les hommes.
Méfiez-vous des philosophies de poche. C'est comme la petite monnaie et les clés : ça fait des bosses, et puis ça fait des trous.
Les invités, c'est comme les raisins, ça vient et ça part en grappes.
La naissance d'une pièce, c'est comme une petite explosion atomique.
Le roman, c'est comme une poubelle. Vous pouvez y jeter ce que vous voulez : des lettres, des poèmes, des dialogues.
La politique étrangère, c'est comme les relations humaines, sauf que les gens se connaissent moins bien.
La télé c'est comme un robinet : ça coule en continu, suffit de verser le poison dedans...
L'amour c'est comme le Tour de France : on l'attend longtemps et il passe vite.
Le rascisme c'est comme les negres ca ne devrait pas exister.
La mémoire, c'est comme l'écho qui continue à répercuter après que le son s'est éteint.
Découvrir une ville, c'est comme découvrir une femme, cette oasis de la vie. Il y faut du temps.
J'ai une vingtaine de frères dans l'coeur, mais des fois j'disparais des groupes d'amis. C'est comme ça qu'j'me protège, parce que plus personne me comprend.
La darija est une langue malléable, c'est comme de la pâte à modeler et très imagée. J'aime beaucoup la darija et ça va bien avec l'humour.
Qu'on l'aime notre maman... Et même si parfois elle nous embête, elle nous gronde et nous agace, c'est comme ça, on l'aime.
La richesse c'est comme le bonheur, ça doit se gagner. Autrement, on regrette qu'elle nous enlève ce qu'on ne lui a pas disputé.
L'écriture, c'est comme les palpitations du coeur, cela se produit.
Comment les mots, misérables chaînes de caractères, pourraient-ils servir à véhiculer les soliloques de la conscience ! C'est comme si on voulait faire une déclaration d'amour en morse.
Les immeubles capitalistes, c'est des jambes, des pieds. La tête ? On la voit pas. La tête du capitalisme, c'est invisible. C'est comme Dieu.
Dieu, c'est comme la patrie, l'honneur, la chasteté, une affaire de tempérament.
Un speech, c'est comme un adultère. N'importe quel imbécile peut le commencer. Le finir exige une autre habileté
Ce n'est pas si difficile que cela. C'est comme une douleur avec laquelle on apprend à vivre, quand on a mal au dos par exemple.
On prend un croissant dans le sac. La pâte est tiède, presque molle. Cette petite gourmandise dans le froid, tout en marchant : c'est comme si le matin d'hiver se faisait croissant de l'intérieur, comme si l'on devenait soi-même four, maison, refuge.
On n'en revient pas de ce qui se passe dans le monde des adultes, finie l'indulgence attendrie, au casse-pipe il faut aller, et tout seuls, c'est comme ça que se fait le tri !
Le péché, c'est comme la vertu ; il ne faut pas en abuser.
Je ne suis pas monsieur Lebowski. C'est vous monsieur Lebowski. Moi je suis le Duc, c'est comme ça qu'il faut m'appeler. Ou alors... ça ou... j'sais pas, le grand Duc ou... l'Archiduc ou... Votre Altesse si vous êtes porté sur les titres.
Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances.
Rien ne m'a préparé à être aussi génial. C'est comme un choc. C'est comme un choc de me réveiller chaque matin dans cette lumière mauve.
Perdre une inspiration c'est comme tuer un homme, car ce qu'on avait à dire pouvait sauver la vie de millier de personnes.
Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre. C'est comme si j'avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout des mots.
Les ministres, c'est comme les trous dans le gruyère. Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous ; et puis plus il y a de trous, bah moins il y a de gruyère.
Une femme, c'est comme un cerf-volant. Malgré ses belles couleurs, et son balancement harmonieux dans le ciel, le cerf-volant est attaché à une ficelle qui est dans les mains de quelqu'un d'autre.
C'est comme un aveugle qui comprend qu'il ne sera jamais un grand photographe.
- Je crois que parfois c'est plus simple d'en vouloir à ceux en qui on a parfaitement confiance. - Pourquoi ?! Pourquoi ?! Pourquoi c'est comme ça ?! - Parce que tu sais que quoi qu'il arrive elles t'aimeront toujours...
L'atavisme, c'est comme la syphilis : les enfants trinquent.
Un homme c'est comme un meuble : il a un mode d'emploi, différent selon les modèles.
Des idées ? Ça emmerde tout le monde. C'est comme l'armée, ça cherche à enrégimenter.
Le superflu ? C'est comme une bible au Ritz.
L'écriture, c'est comme l'armée, on y retrouve tout le monde. Des avocats, des secrétaires, des boulangères, des critiques littéraires, des énarques, des politiciens, des fils de famille, des vagabonds, et même quelques écrivains.
L'argent, c'est comme de l'engrais. Il faut le répandre partout, sinon il pue.
La banlieue, c'est comme un sac à dos. Ça ne vous quitte pas comme ça.
Afin de se maintenir, l'économie est en permanence obligée de créer et de répandre davantage de technologie. C'est comme si l'enfant à naître dévorait sa mère dans le ventre de celle-ci.
L'écriture, c'est comme un iceberg, avec un dixième émergé. La partie émergée, c'est le premier roman. Ensuite, il y a le deuxième, le troisième... A chaque roman, on va plus profond.
Faire l'amour à sa femme, c'est comme tirer un canard endormi.
Les notaires c'est comme les avocats, moins t'en vois, plus t'as d'quoi.
Regarder un film de Kubrick, c'est comme regarder le sommet d'une montagne depuis la vallée. On se demande comment quelqu'un a pu monter aussi haut
La démolition c'est comme la morale, ça fout tout par terre.
Faire de la télévision, c'est comme faire de la politique : chaque matin, nous sommes sanctionnés par le verdict des sondages d'audience.
Discuter, c'est comme se faire des abdominaux dans la tête.