Seul celui qui n'a pas besoin de la société est un bon compagnon.
Cet homme avait tant d'intelligence qu'il n'était presque plus bon à rien dans le monde.
La nature de la maladie est aussi obscure que la nature de la vie.
La revendication de l'égalité ne se limitait plus aux droits politiques, elles devait s'étendre aussi à la situation sociales des individus; ce n'étaient plus seulement les privilèges de classe qu'on devait supprimer, mais les différences de classe elles-mêmes.
Il y a quelque chose de magnifique dans l'innocence; mais ce qui est mauvais à son tour, c'est qu'il ne peut pas très bien se protéger et se laisse facilement séduire.
Il est tout aussi agréable d'écouter la musique qu'il est déplaisant d'en entendre parler.
Dans le Helsinki Sanomat, supplément du dimanche, j'ai lu une fois que la modestie est une marque d'éducation.
Il est donc naturel que celui qui met le premier en action le concept de guerre et qui conçoit l'idée de deux partis opposés, soit aussi le premier à dicter ses lois à la guerre, et qu'il soit le défenseur.
Pourquoi les animaux ne louchent-ils pas ? C'est là encore un privilège de la nature humaine.
Pour faire du socialisme une science, il fallait d'abord le placer sur un terrain réel.
En un mot, sitôt la victoire acquise, le prolétariat ne doit plus se tourner contre le parti réactionnaire vaincu, mais contre ses anciens alliés, contre le parti qui veut exploiter seul la victoire commune.
Il existe des formes excessives de protection des connaissances de la part des pays riches à travers l'utilisation trop strict du droit à la propriété intellectuel, particulièrement dans le domaine de la santé.
J'ai connu un docteur, quand il voyait un paysan taper sur ses chevaux, il disait : "il recommence à les traiter humainement." Pourquoi ? Bestialement n'aurait pas convenu.
L'idéologie est un processus que le soi-disant penseur accomplit sans doute consciemment, mais avec une conscience fausse. Les forces motrices véritables qui le mettent en mouvement lui restent inconnues, sinon ce ne serait point un processus idéologique.
On a découvert que les enfants à deux têtes sont loin d'avoir autant d'esprit que ceux qui n'en ont qu'une.
Quel mortel, quel être doué de la faculté de sentir, ne préfère pas au jour fatigant la douce lumière de la nuit avec ses couleurs, ses rayons, ses vagues flottantes qui se répandent partout.
Pourquoi j'écris ? - Ce que j'ai dans le coeur, il faut que cela sorte ; et c'est pour cela que j'écris.
Chaque fois que je dois faire quelque chose, j'essaie de minimiser le temps qu'il me faut pour la faire.
Quand votre élève a, au piano, le doigté convenable, la mesure juste, et qu'il joue les notes assez exactement, attachez-vous seulement au style, ne l'arrêtez pas à de petites fautes, ne les lui faites remarquer qu'à la fin du morceau.
Là où la modération est une erreur, l'indifférence est un crime.
Le vulgaire n'invente jamais, il aime à répéter ce que d'autres ont dit avant lui.
Le peuple français est comparable à un chat : même s'il tombe de très haut, il retombe en bonne posture.
Ce qui importe ici, c'est seulement de constater que, partout, une fonction sociale est à la base de la domination politique, et que la domination politique n'a aussi subsisté à la longue que lorsqu'elle remplissait cette fonction sociale qui lui était confiée.
Le concept de guerre n'apparaît pas proprement avec l'attaque, car celle-ci n'a pas tant pour objectif absolu le combat que la prise de possession de quelque chose. Ce concept apparaît d'abord avec la défense, car celle-ci a pour objectif direct le combat, parer et combattre n'étant évidemment qu'une seule et même chose.
Vous êtes toujours choisi pour ce que vous avez fait en dernier.
Le langage, au sens propre, est une fonction d'un instrument comme tel. Chaque instrument exprime et imprime l'idée de celui qui le dirige.
La poésie est l'héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous apprend à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est la théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu'est la poésie, qu'elle est un et tout.
Les combattants individuels forment de nouvelles unité lorsqu'ils sont rattachés au commandement.
A l'origine, la destruction de l'ennemi était la fin du combat corps à corps; son expulsion était la fin du combat à feu et sa destruction n'était qu'un moyen.
Vouloir connaître est apprendre à douter.
Dire beaucoup en peu de mots signifie donner à reconnaître en peu de mots l'abondance de réflexion.
La conviction de l'exigence d'autonomie de l'économie, qui ne doit pas tolérer "d'influences" de caractère moral, a conduit l'homme à abuser de l'instrument économique y compris de façon destructive.
Le mariage, contrairement à la grippe, commence par de la fièvre et se termine par des frissons.
Les unité sont liées par la fin et le plan.
La temptation ne nous invite pas directement au mal, ce serait trop grossier.
A mesure que l'on distingue plus de choses dans une langue par la raison, il devient plus difficile de la parler.
Une maladie est pour un philosophe une école de physique.
La poésie guérit les blessures infligées par la raison.
À celui qui en un certain sens a beaucoup d'intelligence, tout devient unique - Ses passions, sa position, ses événements, ses aspirations, bref, tout ce qui le touche devient absolu - se transforme en destin.
S'il faut que Dieu nous aime, et que Dieu est tout - il faut aussi que nous ne soyons rien.
J'ai vu se dévoiler le visage hideux de cette ferveur athée, la terreur psychologique, l'absence de tout complexe avec laquelle on sacrifiait toute réflexion morale, comme un relent bourgeois, alors qu'il s'agissait d'objectif idéologique.
Nous avons de nos jours plus d'hommes de droit que de droits hommes.
Si nous jetons un coup d'oeil sur l'histoire militaire en général, nous voyons qu'en fait il se passe exactement le contraire d'une avance incessante vers le but, que l'arrêt et l'inaction sont de toute évidence l'état normal de l'armée en guerre, et que l'action est une chose exceptionnelle.
On devrait apprendre à discerner entre ce qu'un homme pense par lui-même et ce qu'il plagie.
Le saint frisson de la mélancolie,Le sortilège, en nous, du souvenir,Ont opéré profondémentA fraîchir notre ardeur.Les blessures existent, d'un mal éternel ;Nous avons tous au coeur une tristesseDivinement profonde qui demeure,Et qui fait de nous tous un même flot.
La pire chose que vous puissiez faire est de vous inquiéter et de penser à ce que vous auriez pu faire.
Un peuple surgira, et tous ils marcheront contre toi, une armée sanglante, haine au coeur, et, seul, tu chercheras une aide en vain des yeux, l'aide que j'ai cherchée. Alors menace, implore, et maudis et promets ! Nul ne t'écoutera ! Nul ne m'a écouté !
Nous ne manquons pas d'occasion de contempler les hommes hors du monde - et aussi avant et après le monde - des stamina destinées à être des hommes et à ne pas en être. Pour ceux-là - des enfants - pour ceux-ci, des anciens.
Pour être tout à fait franche, je t'avouerai que je ne m'en fiche pas du tout, que je me donne un mal infini pour me changer, mais que je me bats toujours contre des armées plus fortes que moi.
Et de façon mystérieuse,Nous, dans, ce flot, nous allons nous jeterDans l'océan immense de la vieAu plus profond de Dieu.Puis de ce coeur rugissantNous refluons dans notre cercle,Où dans notre remous vient se plongerLe pur esprit de la sublimité.