Tu vois les hautes tours s'élever au-dessus des maisons seulement quand tu as quitté la ville.
Sur terrain plat, de simples buttes font effet de collines.
Chacun a deux choix. Nous sommes soit pleins d'amour... soit pleins de peur.
Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu'il y a d'indestructible en soi et ne pas s'efforcer de l'atteindre.
La fréquentation des hommes induit à s'observer soi-même.
Dans la plupart des amours, il y en a un qui joue et l'autre qui est joué ; Cupidon est avant tout un petit régisseur de théâtre.
Les mouvements totalitaires sont des organisations massives d'individus atomisés et isolés.
Apprendre est l'expérience. Tout le reste n'est que de l'information.
Je n'ai pas de talent particulier. Je suis simplement curieux.
La religion catholique est une méthode pour obtenir le ciel en mendiant. Mais comme il est trop difficile à obtenir, les prêtres servent d'entremetteurs.
Un grand sacrifice est aisé, mais ce sont les petits sacrifices continuels qui sont durs.
On ne peut prouver ce que l'on croit. On ne peut pas non plus croire ce que l'on prouve.
Un chrétien n'est jamais en état d'achèvement mais toujours en devenir.
L'homme qui n'a rien à perdre est redoutable.
Un jour, cette horrible guerre se terminera enfin, un jour nous pourrons être humains et pas seulement juifs !
J'aime mieux commettre une injustice que de souffrir un désordre.
La nature se suffit.
En l'homme qui est vautré depuis trente ans sur le canapé avec sa bouteille de bière se cache peut-être un immortel génie.
Une vie inutile est une mort anticipée.
Tout humour un peu élevé commence par cesser de prendre au sérieux sa propre personne.
Si la loi du matérialisme était la vraie loi, tout serait éclairci. Le "pourquoi" du phénomène serait ramené au "comment".
Ce qui fait le prix de la science, de la connaissance abstraite, c'est qu'elle est communicable.
C'est bien un signe de l'astuce des femmes qu'elles aient su presque partout sa faire entretenir, comme des frelons dans la ruche.
Le monde visible n'est que le miroir de la volonté.
La vanité d'autrui n'offense notre goût que lorsqu'elle choque notre propre vanité.
Peut-être même dans le fameux amour maternel y a-t-il une bonne part de curiosité.
Tout individu collabore à l'ensemble du cosmos.
Certains d'entre nous pensent que s'accrocher nous rend forts ; mais parfois c'est lâcher prise.
Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas.
La joie n'est pas dans les choses, elle est en nous.
L'homme n'est rien d'autre que la série de ses actes.
Qui critique les autres travaille à son propre amendement.
Il est plus difficile de briser les préjugés qu'un atome.
Un vrai génie admet qu'il ne sait rien.
Tout homme est prodigieux ; avec du coeur et de l'esprit, toute vie d'homme peut se montrer intéressante et aimable, même la plus pauvre.
Le verdict du passé est toujours le verdict d'un oracle. Vous ne le comprendrez que si vous êtes les architectes de l'avenir, les connaisseurs du présent.
La douleur est le déplaisir dû aux sens et ce qui le produit est désagréable.
Toute action doit être précédée par une intense vie de prière, de contemplation, de recherche et d'écoute de la volonté de Dieu.
Seuls les commencements sont beaux.
Si l'homme se positionne en ver, il ne doit pas se plaindre lorsqu'il est piétiné.
C'est un miracle que la curiosité survive à l'éducation formelle.
La véritable réalité est toujours irréaliste.
Une oeuvre d'art n'est lisible que par approfondissements successifs.
Le mauvais goût a son droit autant que le bon goût.
On ne fait pas toujours ce qui convient et choisir l'erreur en connaissance de cause ne manque pas de charme.
L'amour, c'est l'occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde, pour l'amour de l'être aimé.
On s'est mis d'accord pour considérer qu'avoir beaucoup de critiques, c'est un succès.
Le perroquet ne fait jamais que parler sa langue maternelle.
Reconnaissez toujours que les êtres humains sont des fins et ne les utilisez pas comme des moyens à votre fin.
Quand Satan me dit que je suis un pécheur, il me console infiniment, puisque le Christ est mort pour les pécheurs.