Tout roman est une devinette du monde.
Un roman n'a pas besoin de s'engager politiquement pour être politique. C'est, à l'inverse, quand il s'engage politiquement qu'il cesse d'être politique.
L'histoire du travail est souvent une fresque de la misère ; elle est aussi un long roman d'amour et de joie.
La belle-mère apparaît et on se comporte comme le meurtrier d'un roman de Ray Bradbury qui essuie ses empreintes de la pomme tombée de la coupe à fruits.
Il y a trois règles à respecter pour écrire un roman. Malheureusement, personne ne les connaît.
Quand je pense à un nouveau roman, je pense toujours à Auschwitz.
Le roman est l'histoire du présent, tandis que l'histoire est le roman du passé.
Comportement apparaissant en concomitance avec la consommation d'alcool et de livres : manque de sociabilité, vantardise, exhibitionnisme, agressivité, vomissements, sentiment de culpabilité ou de supériorité - Je tiens mieux le roman que toi, etc.
Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
Composer un roman c'est juxtaposer différents espaces émotionnels, et que c'est là l'art le plus subtil d'un romancier.
Le roman est ce que chaque auteur en fait. Il faut simplement exister - essayer d'exister dans ce qu'on écrit.
Dans un roman, on est porté par le récit. Le roman est situé dans le temps d'une lecture. Un poème est toujours "maintenant".
Nous autres Anglais, nous ne sommes que des amateurs dans le domaine de l'art. Les vrais professionnels du roman, les grands maîtres du roman, ce sont les Français.
Je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
Le roman doit détruire les certitudes.
Quand le réalisme s'impose comme la vision unique, qu'il brandit comme idéal de représentation la photographie, qu'il fait du roman sa chasse gardée, qu'est-ce qu'il reste à faire au poète ?
L'amour n'est que le roman du coeur : c'est le plaisir qui en est l'histoire.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.
On n'écrit pas un roman d'amour pendant qu'on fait l'amour.
Le peuple n'aime ni le vrai ni le simple : il aime le roman et le charlatan.
Le roman est le fruit d'une illusion humaine. L'illusion de pouvoir comprendre autrui.
Un roman n'est jamais que l'histoire toujours réinventée d'une revanche sur la vraie vie.
L'essai donne un état du réel structuré par un raisonnement tandis que le roman est mouvant, il rend ce que la vie a de contradictoire, d'incohérent, de changeant.
Le roman rend aussi le silence : ce qui se dit lorsqu'il ne se dit rien, et là-dedans chacun voyage.
Le roman est l'art de créer un homme, la biographie l'art de le ressusciter.
La vie est le roman de la matière.
Le roman, cette création latérale au monde d'un autre monde.
La passion est toute l'humanité. Sans elle, la religion, l'histoire, le roman, l'art seraient inutiles.
La nature du roman, c'est la survie.
La seule raison d'être du roman est de dire ce que seul le roman peut dire.
Le roman deviendra ce que quelqu'un sachant écrire écrira de sa liberté.
L'atmosphère d'un roman, c'est aussi le décor dans lequel on en fait la lecture.
Je ne plonge jamais dans un roman-fleuve du premier coup, surtout en période de rentrée, j'ai trop peur de me faire emporter par les courants littéraires.
Le roman policier est-il un genre dans la littérature ou une façon d'écrire hors littérature ?
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
La chanson n'est pas une fille indigne de la littérature. On dit souvent plus dans une chanson de trois minutes que dans un roman de cinq cents pages.
Mais le roman ne serait rien si, dans cet auguste mensonge, il n'était pas vrai dans les détails.
La nature du roman, si elle était connue, les romans seraient faits par ordinateur.
Avoir des opinions personnelles, non seulement ça ne sert à rien pour écrire un roman, mais cela peut vraiment gêner, car cela vous empêche d'écouter les opinions des autres correctement.
C'est quelqu'un que l'homme puisqu'il a trouvé l'écriture. L'écriture la plus noble conquête de l'homme. Le roman, intermédiaire entre l'homme et la vie.
Ecrire un roman, c'est savoir que chaque mot fait aussi partie d'un immense trésor.
Pour être heureux, il faut souvent très peu de choses : un peu d'espoir, beaucoup d'amour... Pour que naisse un roman, simplement quelques mots...
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
Dans un monde bâti sur des sacro-saintes certitudes, le roman est mort.
Le théâtre n'est pas muet comme est le ciné et n'est pas privé du geste comme le roman.
C'est uniquement à travers le roman qu'on peut réellement découvrir les véritables aspirations d'un peuple en devenir. C'est en même temps la seule façon de comprendre ses réactions.
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
Qu'est ce qu'un roman, sinon du chagrin développé par la grammaire ?
C'est un roman qu'il ne faut pas prendre à la légère... Il faut le jeter très loin de toutes ses forces.
La littérature, et même le roman qui est d'expression plus libre, finissent par être soumis à des règles, à des conventions qu'il faut de temps en temps secouer pour y réintroduire la vie.