La littérature, et même le roman qui est d'expression plus libre, finissent par être soumis à des règles, à des conventions qu'il faut de temps en temps secouer pour y réintroduire la vie.
Qu'est ce qu'un roman, sinon du chagrin développé par la grammaire ?
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
Le roman est un support inégalé pour représenter la conscience subjective, mais il ne rend pas correctement compte de l'expérience d'écouter de la musique.
A la différence du roman, la chanson cherche inlassablement la clef d'une énigme tendue par la mélodie.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite
La femme est le roman de l'homme.
Le droit intangible du romancier, c'est de pouvoir retravailler son roman.
Ce n'est pas une idée qui inspire un roman, c'est une émotion légère, pareille au désir.
Une gifle ? C'est souvent le prologue d'un grand roman d'amour !
Un premier roman, c'est souvent une gueule de bois soulagée par la syntaxe.
Il se passe, entre un roman et son lecteur, un phénomène analogue à celui du développement des photos, tel qu'on le pratiquait avant l'ère du numérique.
Une collection, c'est un peu un roman achevé. Une collection, c'est une écriture.
Le roman naît de vos passions personnelles mais il ne peut réellement prendre son essor que lorsque vous avez coupé le cordon ombilical avec votre vie et que vous commencez à interroger non pas votre vie mais la vie même.
Il n'y a pas d'étapes dans ma mode, juste des moments; je ne sais pas jouer de cette façon, je joue la femme. Pas de spectaculaire, pas de théâtre, sauf les défilés. J'écris au jour le jour l'histoire. La jupe, [...] ► Lire la suite
Ce qu'on nomme l'Histoire n'est qu'un roman inlassablement réécrit.
Le dictateur m'avait jeté à la porte de mon pays. Pour y retourner, je passe par la fenêtre du roman.
Sans personnage, pas de roman.
Ma vie est là pourtant, très exacte et très vraie,Harnais quotidien, sonnailles de grelots,Comédie et roman, faux rires, faux sanglots,Et cette herbe des sens folle, comme l'ivraie...
Le roman ce n'est jamais qu'une maquette d'après laquelle il nous est proposé d'imaginer la même chose grandeur nature.
Le roman, c'est comme une poubelle. Vous pouvez y jeter ce que vous voulez : des lettres, des poèmes, des dialogues.
L'un des charmes absolus de notre époque est d'avoir rendu l'économie romanesque, et le roman économique.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Entre le roman sensuel et le roman sexuel, il y a cet écart essentiel ; que le premier voit dans la vie du sexe la chose la plus curieuse du monde, le second la chose la plus sérieuse du monde.
La formule nouvelle du roman, c'est de ne pas faire de roman.
Un roman n'est intéressant que si son auteur se remet en question et s'expose à ce qu'on lui dise : " C'est illisible".
Vous ne pouvez avoir de l'amitié pour quelqu'un qui n'a pas d'amitié pour vous. Ou elle est partagée, ou elle n'est pas. Tandis que l'amour semble au contraire se nourrir du malheur de n'être pas partagé. L'amour malheureux, c'est le ressort principal de la tragédie et du roman.
Le roman policier peut être en prise directe sur la vie, permettre à un auteur de traiter sous forme de roman de grandes affaires criminelles mettant en cause de hauts personnages, d'en montrer les implications politiques et policières.
La mort est un roman.
Des Alpes aux Pyrénées et la main dans la main.Poètes, relevons-donc le vieux parler roman !C'est là le signe de famille,C'est là le sacrement qui unit le fils aux aïeux.L'homme à la terre ! C'est là le filQui tient le nid dans la ramée.
J'ai dit un jour qu'écrire un roman c'est un peu comme construire les montagnes d'Edom avec des Lego. Ou comme édifier entièrement Paris, avec ses monuments, ses places, ses boulevards, ses tours, ses banlieues et jusqu'au dernier banc public, à l'aide d'allumettes.
On ne peut plus arriver à la vérité que dans un roman.
Un héros de roman infidèle ! On n'aurait jamais rien vu de pareil ; il est réglé qu'ils doivent tous être constants.
Tout en lisant l'histoire de la vie, il faut en feuilleter toujours le roman.
L'écriture, c'est comme un iceberg, avec un dixième émergé. La partie émergée, c'est le premier roman. Ensuite, il y a le deuxième, le troisième... A chaque roman, on va plus profond.
Un roman doit toujours contenir un secret.
Derrière un roman ou un poème, derrière la richesse d'un sens à interpréter, il n'y a pas de sens secret à chercher. Le secret d'un personnage n'existe pas, il n'a aucune épaisseur en dehors du phénomène littéraire.
Le fantasme aide à passer n'importe quel temps de veille ou d'insomnie ; c'est un petit roman de poche que l'on peut ouvrir partout sans que personne y voie rien.
La nature du roman est l'infini.
Tom Lefroy : Oui mon oncle. Et demain, nous en rencontrons une autre : Madame Radcliffe. C'est une femme solitaire, presqu'une recluse, mais je connais son mari, il est juriste. Le juge Langlois : Juriste ? Henry Austen : Oui, juriste, William [...] ► Lire la suite
L'amour est pour la femme un roman dont elle est l'héroïne ; pour l'homme, un roman dont il est l'auteur.
Ce qu'on dit dans les rêves pourrait être utilisé afin de contribuer un peu à l'évolution du roman.
La plupart des gens ne savent pas apprécier la valeur d'un roman. Mais ils ne veulent pas rester à l'écart de la mode. Donc, il suffit qu'un livre ait reçu un prix, que tout le monde en parle, pour qu'il soit acheté et lu.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
La biographie est une prison. Prison des dates, des faits, des fiches. Le roman, c'est la liberté.
Les gens pensent souvent qu'ils portent en eux un sujet de roman.
L'histoire est un roman qui a été ; le roman est de l'histoire qui aurait pu être.
Il y a beaucoup de rapports entre le roman de la quotidienneté et l'ethnologie du quotidien.
Rétrospectivement, il me semble que des épisodes de mon enfance ont ressemblé à un roman policier.
L'histoire est un roman d'aventures, sanglant certes, mais toujours grand ouvert.