La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
Ce n'est pas la mort que je crains, c'est de mourir.
La mort est un petit oiseau qui chaque jour vient se désaltérer dans ta coupe de vin.
La mort est le regret de la vie.
Puis, soudain, se plaçant devant moi, m'arrêtant presque, avec cette manière extraordinaire de m'appeler, comme on appellerait quelqu'un, de salle en salle, dans un château vide : "André ? André ?...Tu écriras un roman sur moi. Je t'assure. Ne dis [...] â–º Lire la suite
La mort est paisible, simple. C'est beaucoup plus difficile de vivre.
Comme c'est étrange, ils m'ont dit "Tu vas perdre une journée de ta vie dans le vol entre Buenos Aires et l'Australie". Quel jour ? Le 6 juin, l'anniversaire de la mort de Ma. Et je me suis dit "Ca, c'est une journée que je serai ravie de perdre".
Il y a trois choses qui nous accompagnent jusqu'à la mort : le sang, l'urine, et les excréments.
Sa mort l'a fait connaître. Il peut revenir maintenant.
Le patriotisme a au moins ceci de bien : le héros ne sait jamais qu'il est mort pour rien.
La vie est une maladie dans laquelle le sommeil nous apaise toutes les seize heures ; c'est un palliatif ; la mort est le remède.
C'est un vieil art que la cuisine car il remonte jusqu'à Adam.
Quel orgueil d'être seul, les mains contre son front, À noter des vers doux comme un accord de lyre Et songeant à la mort prochaine, de se dire : Peut-être que j'écris des choses qui vivront !
La bureaucratie est la mort de l'initiative.
- Vous pourriez me prendre une fois dans un de vos film ? - Plutôt deux fois qu'une ma belle, je te ferai des trucs que je n'oserais même pas faire à une mule !
La peine de mort n'est donc pas un droit, je viens de démontrer qu'elle ne peut pas l'être, mais une guerre de la nation contre un citoyen qu"elle juge nécessaire ou utile de supprimer. Mais si je prouve que cette peine n'est ni utile ni nécessaire, j'aurai fait triompher la cause de l'humanité.
Ce voeu de retour à la paix, l'humanité le doit à des centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, pour le seul fait de leur nationalité ou de leur origine ethnique, ont été vouées à la mort ou à une progressive extinction.
La relation entre la vie et la mort est la même que celle qui existe entre le silence et la musique - le silence précède la musique et lui succède.
La mort n'est-elle pas cela justement, un sommeil sans obligation et sans peine.
La mort propre est irreprésentable. Dans l'inconscient, chacun de nous est convaincu de son immortalité.
La technique classique de la diffamation est l'amalgame ou système des "vases communicants". C'est un mécanisme d'identification idéologique. Il consiste à faire détester quelque chose en l'assimilant à quelque chose de déjà détesté.
C'est moins définitif que le suicide de se saouler la gueule, mais ça revient au même.
Mais le roman ne serait rien si, dans cet auguste mensonge, il n'était pas vrai dans les détails.
Chaque fois que tu oublies, c'est la mort que tu te rappelles en oubliant.
La mort elle-même devient souriante quand elle s'associe à une grande aventure, à la beauté du sacrifice, ou à l'illumination de l'âme qui s'abime dans le sein de Dieu.
Le romantique est un propriétaire. Le don juan, un locataire.
Il y a des gens à qui la mort donne une existence.
Je me demande si la mort vaut vraiment le coup d'être vécue.
- Vous allez venir avec moi mort ou vif. - J'te connais toi. On t'a tué. On t'a descendu !
L'apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité.
Mettre à mort un meurtrier est une punition sans commune mesure avec le crime qu'il a commis.