Un peintre apprenti demandait à son maître "Quand dois-je considérer que mon tableau est fini ?" Et le maître répondit : "Quand tu pourras le regarder avec surprise, en te disant : C'est moi qui fait ça".
L'argent n'a de valeur que quand il sort de votre poche. Il n'en a pas quand il y rentre.
Le grand amour, quand il n'y a plus de distance, quand on n'a même plus besoin de poser une question parce que la réponse est déjà en soi et en l'autre.
Il est moins coûteux d'acheter son lait que d'avoir une vache.
Je sens que je suis libre mais je sais que je ne le suis pas.
Mieux vaut se mettre sérieusement à quelque chose de médiocre que de rêver éternellement à la perfection.
Organiser d'urgence les jeux olympiques des dopés, toutes drogues confondues étant admises, du moment que les records tombent. Succès garanti.
Il vaut mieux ne pas réfléchir du tout que de ne pas réfléchir assez.
Ce n'est pas parce que les choses sont impossibles qu'il faut les accepter.
De la notion que l'on a de Dieu dépend de la manière de concevoir la destinée de l'homme.
La jeunesse s'instruit par intuition. Si l'on ne savait que ce qu'on apprend on ne saurait rien.
La vieillesse n'est qu'une certaine idée que les autres se font de vous.
Les hommes savent haïr. Les femmes ne savent que détester. C'est bien pire.
L'âge entraîne une raréfaction des liens aux autres, puisque des compagnons disparaissent, alors que l'aptitude à contracter de nouveaux liens, d'autres amitiés, diminue. La vieillesse est seule.
L'homme fier a toujours un regard condescendant sur les choses et les gens : et bien sur, aussi longtemps que vous regardez vers le bas, vous ne pouvez voir au dessus de vous.
Nous sommes plus manipulés et déterminés par les faits, les événements et les pouvoirs que nous ne sommes capables de prendre en main notre destin et celui de la société.
Je commence, quand meurt un homme célèbre, à calculer ce qu'il me reste à vivre pour vivre autant que lui.
Je me méfie de tous les paradis que l'on ne porte pas d'abord en soi-même.
Etre étranger, c'est sourire et opiner du chef, c'est lire sur les lèvres, juste pour le plaisir de s'assurer que ça ne change strictement rien. Etre étranger, c'est être sous l'eau quand d'autres vous parlent à la surface, les sons pénètrent, mais pas le
Que représente la paternité face à ce poids, cette certitude, qu'est la maternité ?
C'est Marx et moi-même, partiellement, qui devons porter la responsabilité du fait que, parfois, les jeunes donnent plus de poids qu'il ne lui est dû au côté économique. Face à nos adversaires, il nous fallait souligner le principe essentiel nié [...] ► Lire la suite
Chaque citoyen peut faire tout ce qui n'est pas contraire à la loi, sans en craindre d'autres inconvénients que ceux qui résultent de l'action même.
Et maintenant, que vais-je faireDe tout ce temps que sera ma vieDe tous ces gens qui m'indiffèrentMaintenant que tu es partie.
Toute morale est morte ! La crise est de morale aussi bien que d'argent. On décampe en hurlant du bateau qui naufrage. Il n'y a plus d'amis.
Je pense que l'autonomie totale en matière sexuelle est un mythe, et le consentement mutuel est un mythe.
Si je ne viens pas sur les plateaux, c'est que je refuse d'être mis sur le banc des accusés.
Si la mort physique est le prix que je dois payer pour libérer mes frères et soeurs blancs d'une mort permanente de l'esprit, rien ne peut être plus rédempteur.
Quand je commence un film, j'ai toujours très peur parce que je ne sais jamais si je vais pouvoir faire un bon travail ou un très mauvais travail.
Je crois vraiment que de grands acteurs, même avec la maladie et l'âge, peuvent être formidables.
Les jeunes ne peuvent pas savoir à quel âge ils pensent et ressentent. Mais les vieillards sont coupables s'ils oublient ce que c'était que d'être jeunes.
On est si petit, le monde est si grand, que serait la vie sans votre maman.
Déjà que les juifs ne sont pas des sémites, pourquoi veux-tu que je sois antisémite ?
Ce qui me choque ce sont toutes ces bêtes merveilleuses que l'on transforme en saucisson.
Il n'y a de mauvais livres que pour les mauvais lecteurs. La vie ne salit que les âmes basses !
Ce que nous appelons commencement est souvent la fin. La fin, c'est l'endroit d'où nous partons.
Tenir constamment pour ennemi celui qu'on ne peut compter pour ami, et ne compter pour ami que celui qui a intérêt à l'être.
Un classique est quelque chose que tout le monde voudrait avoir lu et que personne ne veut lire.
Il y a plus de différence d'homme à homme, que d'homme à bête.
Celui qui connaît les femmes, ne connaît pas leur âme ; il ne connaît même pas leur corps ; il ne connaît que leurs nerfs.
Ce n'est pas en acceptant les bons offices d'autrui que nous nous faisons des amis, mais en offrant les nôtres.
Peut-on devenir paranoïaque à force de penser que les autres pensent que nous le sommes ?
Dommage que pour aller au paradis, il faille le faire en corbillard !
Il n'y a d'éthique que lorsqu'il y a liberté.
Beaucoup de personnes pensent être myopes alors que en réalité, les choses ne sont pas nettes !
Le lecteur vulgaire s'assied face au texte et il ne voit rien que la sotte apparence des choses. Le critique au contraire se recule et se penche, rien ne lui échappe du contexte.
C'est un bien fort rare que la joie profonde des amours partagées.
Une femme qui tolère votre sommeil fait plus que vous aimer, elle vous pardonne d'exister.
Est-ce que toutes les villes ne sont pas les mêmes ? Elles sont des rues, des carrefours, des voitures qui avancent, des regards qui cherchent.
C'est une très funeste tendance de notre âge de se figurer que nature c'est rêverie, c'est paresse, c'est langueur.
Lire toujours plus haut que ce qu'on écrit.