Je vois le monde à travers le filtre de mes émotions, quelle que soit leur force. Le filtre est toujours là, le monde aussi.
Ne vous attachez qu'aux hommes estimables ; fuyez plus que la mort la société des lâches : nul ne les respecte, pas même leurs semblables.
Dieu est aussi peu la cause du péché que le courant de la rivière est la cause du retardement du bateau.
Pour apprendre quoi que ce soit, commencer par y trouver un sens.
Il vaut mieux vivre riche que mourir riche.
Aujourd'hui, j'ai permis au soleil de se lever plus tôt que moi.
Notre sale gueule on y peut rien D'ailleurs nous les affreux J'suis sûr que Dieu Nous accorde Un peu de sa miséricorde.
Mon psychiatre, pour quinze mille francs, il m'a débarrassé de ce que j'avais : quinze mille francs.
Le grand mérite de l'aristocratie anglaise est que personne ne pourrait évidemment la prendre au sérieux.
Le passé est un fantôme, le futur un rêve, tout ce que nous aurons jamais est maintenant.
Le premier qui parle montre du courage, le deuxième en profite indûment, quant au dernier, ses paroles paraissent plus sages et plus raisonnables que celles des autres.
La gloire, c'est comme un cigare qu'on mettrait dans la bouche par le bout allumé. D'abord ça brûle, et puis, on ne sent plus que la cendre.
Que vous jetiez l'Océan ou un verre d'eau sur le trou d'une aiguille, il n'y passera toujours qu'une goutte d'eau.
L'écriture est suspension pour moi de toutes les sensations autres que celles qu'elle fait naître, qu'elle travaille.
O baiser ! mystérieux breuvage que les lèvres se versent comme des coupes altérées !
Il vaut mieux voir une fois que d'entendre cent fois.
A ceux qui objecteraient que nombre de femmes ont rompu aujourd'hui avec les normes et les formes traditionnelles de la retenue et qui verraient dans la place qu'elles font à l'exhibition contrôlée du corps un indice de "libération", il suffit [...] ► Lire la suite
Les seuls mots que tu regretteras plus que ceux que tu n'as pas dit sont les mots utilisés intentionnellement pour faire du mal à une personne.
C'est au plus fort de la calamité que l'on s'endurcit à la vérité, c'est-à-dire au silence.
On provoque nous même ce qui nous arrive, et ensuite on appelle ça, le destin. Quoi de plus facile quand on choisit un chemin glissant que de prétendre qu'on y était destiné ?
Il ne me reste plus aujourd'hui que la force d'endurer la faim et le froid; je ne suis plus assez vivant pour être capable de me supprimer.
On ne sait jamais ce que le ciel veut ou ne veut pas, et il n'en sait peut-être rien lui-même.
Entre nous, et l'enfer ou le ciel, il n'y a que la vie entre deux, qui est la chose du monde la plus fragile.
L'élévation d'un homme au-dessus des autres ne se justifie que s'il apporte à la tâche commune l'impulsion et la garantie du caractère.
Toute femme mesure le degré de son vieillissement à l'intérêt ou au désintérêt que les hommes manifestent pour son corps.
Quel homme de prières a-t-il pourtant jamais avoué que la prière l'ait déçu ?
Le bonheur n'est pas une fleur que l'on cueille, encore moins un fruit que l'on dérobe : c'est une victoire que l'on gagne.
Le désir est un attrait que l'on subit, la volonté un pouvoir que l'on exerce.
Il est toujours mieux de dire la vérité - à moins bien sur que vous ne soyez un menteur exceptionnel.
L'employeur met son argent dans les affaires et l'ouvrier y met sa vie. Le second a tout autant le droit que le premier de diriger ces affaires.
Il ne manque à l'oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s'appelât travailler.
La maîtrise de soi est de laisser cracher jusqu'à ce que la salive se tarisse, puis tourner les talons.
Quand j'étais jeune, je pensais que l'argent et le pouvoir apportaient le bonheur... J'avais raison.
Boire, c'est comme faire l'amour. Il n'y a que les gens idiots ou malheureux qui font ça tout seul.
Ne vous figurez pas que ce qui plaît à Philippe, plaise également à ses sujets. Lui ne respire que la gloire ; il la cherche à travers tous les travaux et tous les périls, préférant aux douceurs d'une vie sûre [...] ► Lire la suite
Une nation qui continue année après année à dépenser plus d'argent pour la défense militaire que pour des programmes d'élévation sociale s'approche de sa perte spirituelle.
L'État est fait pour l'homme, pas l'homme pour l'État... C'est-à-dire que l'État devrait être notre serviteur et non nous ses esclaves.
Les jeunes, de nos jours, ne sont plus équipés pour un monde qui, pour l'essentiel, est d'une complexité technique bien supérieure à la formation que leur assure l'école. Personne ne reçoit plus les armes nécessaires pour s'en sortir, s'élever et trouver une structure qui permet de s'insérer dans un monde chaque jour plus cataclysmique.
En me rendant insensible à l'adversité ils m'ont fait plus de bien que s'ils m'eussent épargné ses atteintes.
Les garçons quand c'est malade, ça croit que ça va mourir !
Si le corps est droit, il n'importe que l'ombre soit tordue.
Je préfère la vie à la mort, exister à ne pas exister, car je ne suis pas sûr d'être une fois que je n'existerai plus.
Peut-on être un saint sans Dieu : c'est le seul problème concret que je connaisse aujourd'hui.
La mort n'est pas si cruelle à nous ravir ce qu'on aime ; non pas si cruelle que l'oubli.
Le progrès n'est que l'accomplissement des utopies.
Je n'ai pas déclaré à la police le vol de ma carte bleue. La personne qui me l'a prise ne pourra jamais dépenser autant que ma femme.
Toute abstraction est si dure à accepter que notre premier réflexe est de la refuser, d'autant plus si elle s'inscrit à contre-courant de ce que nous avons toujours pensé.
Avec le temps, les épreuves nous apportent une lucidité que la vie sans défi ne peut nous enseigner.
Si je reste à la maison, je ne suis pas célèbre. Je ne suis célèbre que lorsque je suis dans la rue, alors je ne sors pas beaucoup dans les rues.
Il est préférable d'empêcher un ami de tomber que de l'aider à se relever.