Je n'ai pas un tempérament comique. Je veux dire que, naturellement, on m'imagine plus dans des personnages tragiques ou graves.
Je crois que pour en faire une oeuvre littéraire, il faut tout simplement rêver sa vie - un rêve où la mémoire et l'imagination se confondent.
C'est la guerre qui nous a appris à aimer ce qui n'est pas à nous et à compter pour rien ce que nous possédons.
Il faut que cet homme soit un grand ignorant, car il répond à tout ce qu'on lui demande.
Prends donc l'habitude de considérer que les choses ordinaires arrivent aussi.
Il n'y a d'existence sur terre que pour les originaux ; seuls ils ont droit à la vie.
Il est effrayant de penser que les admirations les plus sincères que nous ayons sont celles des personnes que ne nous ont pas compris.
Si les Apôtres et les Evangélistes avaient purement imaginé une histoire aussi surhumaine que celle du Christ, les inventeurs d'une telle histoire seraient encore plus extraordinaires que leur héros !
Il me faut maintenant consacrer ma vie à la puissance et à l'argent, pour essayer d'oublier que nous manquons tous d'amour.
Les hommes mettent dans leur voiture autant d'amour-propre que d'essence.
On est d'ordinaire plus médisant par vanité que par malice.
Le plus étrange, c'est que les choses dont nous parlons le moins sont celles auxquelles nous pensons le plus.
N'écrivez jamais l'histoire des autres. Contentez-vous d'écrire la vôtre. Vous trouverez que c'est déjà trop.
Le citoyen est une variété de l'homme ; variété dégénérée ou primitive, il est à l'homme ce que le chat de gouttière est au chat sauvage.
Les femmes et les journaux ont ceci de commun que chaque homme doit avoir un exemplaire personnel, ce qui ne l'empêche pas, parfois, de parcourir l'exemplaire du voisin.
Une idée nouvelle est un coin que l'on ne peut faire entrer que par le gros bout.
Il semble que la nature se soit proposée, en la créant, d'aller jusqu'aux limites de sa puissance et de se faire absoudre de tous ses tâtonnements et de tous ses défauts.
J'ai encore l'heure que vous m'aviez donnée.
Il est des mystères que l'on peut à peine imaginer, et que l'on ne résoudra qu'en partie.
Emoticône. Le nom est aussi vulgaire que la chose. Je hais ces trucs de feignants. Au lieu d'exprimer un sentiment, on l'expédie. On appuie sur une touche et tous les sourires du monde sont pareils. Les joies, les doutes, le [...] ► Lire la suite
Seuls les tout petits chefs jouissent de leur pouvoir - au-dessus, on ne connaît que la peur de se faire poignardes dans le dos, la rage des trahisons et le poison des fausses promesses.
Le coeur a ses raisons que le portefeuille valide.
Il est peut-être caractéristique de la culture purement laïque d'Orwell qu'il n'ait pu voir que dans l'Etat la possibilité du mal et l'ait refusée à l'individu - le péché originel étant un dogme bon à prêter à rire. Le socialisme [...] ► Lire la suite
Les gens sincères ; les opportunistes, qui suivaient la marée et criaient Vive Mao parce que tout le monde en faisait autant ; les hypocrites. Il ne faut donc pas prendre toutes ces démonstrations pour argent comptant.
Je crois que l'homme ne se contentera pas d'endurer, il l'emportera... parce qu'il a un esprit capable de compassion, de sacrifice et d'endurance.
C'est dans notre oisiveté, dans nos rêves, que la vérité submergée prend parfois le dessus.
Rien n'est plus propre à faire échouer l'artifice et la finesse que la candeur et la simplicité.
ous n'habitons pas des régions. Nous n'habitons même pas la terre. Le coeur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure.
La chance... doit être quelque chose de plus que le nom que nous donnons à notre ignorance.
Je ne pense pas que vous puissiez créer quelque chose d'intéressant à partir d'une zone de confort. Vous devez travailler à partir d'une zone de peur et d'échec.
J'ai vendu plus de livres sur la physique que Madonna sur le sexe.
Tout ce que je peux faire, c'est être moi...
Je sais pleurer comme Roger, c'est dommage que je ne sache pas jouer comme lui.
Ici peut-être plus que nulle part ailleurs, les Français qui se trouvent occupés, qui s'y trouvent en activités, intellectuelle, économique, technique, scolaire, religieuse, tous ces Français là nous représentent.
On dit que les chats noirs portent malheur ; en réalité, c'est un faux bruit que les blondes font courir.
Les lois morales sont les règles d'un jeu auquel chacun triche et cela depuis que le monde est monde.
L'idée de Dieu est, je l'avoue, le seul tort que je ne puisse pardonner à l'homme.
Il n'importe que la cloche ait quelque défaut, pourvu que le battant soit bon.
Le son de la pompe qui grince est aussi nécessaire que la musique des sphères.
Changer de boulot occasionne un décalage horaire plus important que de changer de continent.
Il n'y a que les imbéciles qui se croient volés en donnant trop à une fille.
Nous sommes tous résignés à la mort ; c'est à la vie que nous n'arrivons pas à nous résigner.
Rien ne peut jamais marcher si l'on songe à tout ce qu'il faut pour que ça marche.
Le puritanisme est la crainte épouvantable que quelqu'un puisse être heureux quelque part.
Les amants ne voient les défauts de leurs maîtresses que lorsque leur enchantement est fini.
La vie est à peine un peu plus vieille que la mort.
Dommage que pour aller au paradis, il faille le faire en corbillard !
Il n'y a rien de plus compromettant que la folie et l'on ne s'en passionne pas sans y ajouter sa part.
On ne devient un homme et on ne peut percevoir le vrai sens de notre existence que lorsque l'on a pris conscience que l'on n'était pas le centre de l'univers.
Les chats suivent le principe selon lequel on ne blesse personne à demander ce que l'on veut.