On ne devient un homme et on ne peut percevoir le vrai sens de notre existence que lorsque l'on a pris conscience que l'on n'était pas le centre de l'univers.
À la Silicon Valley, vous avez souvent le sentiment que vous devez être là. Mais ce n'est pas le seul endroit où il faut être. Si je devais débuter maintenant, je serais resté à Boston. La Silicon Valley est un peu trop concentrée sur le court terme et cela me dérange.
On peut parfaitement être un homme de sentiment et ne pas le montrer, justement parce que, connaissant le prix des sentiments, on en est avare.
Il faut que nos jeunes gens apprennent à vivre dans un univers devenu étrangement mobile. Ils n'y sont pas préparés et c'est une des raisons de leur malaise.
L'expression du sentiment vrai est toujours banale. Plus on est vrai, plus on est banal. Car il faut chercher pour ne pas l'être.
Chacun aime son sentiment quand il l'a dit, mais ce qu'on doit estimer est la parole dite à propos.
Un rude animal qui, par l'élémentaire exercice de sa vitalité, répand le sang et sème la mort, on se souvient qu'historiquement, c'est sous cette forme d'archétype féroce que se manifesta, à la conscience et à l'esprit des meilleurs, la révélation de la société capitaliste.
À un moment, j'avais l'impression d'être un vieil acteur, désormais j'ai à nouveau le sentiment de débuter.
C'est tout de même extraordinaire que la conscience de l'Europe, qui a aboli il y a soixante-dix ans le trafic d'esclaves pour des motifs humanitaires, tolère aujourd'hui l'état du Congo. C'est un peu comme si la pendule de l'ordre moral avait été retardée de plusieurs heures.
L'intensité du regard d'un bébé qui tète est vraiment poignante, c'est l'intensité de l'être qui est conscient qu'il contribue au vivre du monde entier.
Peut-être le plus sérieux obstacle à l'évolution d'une éthique de la terre est-il le fait que notre système économique et éducatif s'éloigne d'une conscience profonde de la nature, au lieur de s'en rapprocher.
Dans ce monde d'aujourd'hui, on ne peut dissocier le sentiment et la politique.
Le bonheur n'existe pas, si l'on n'en a pas la conscience claire.
La joie est un plaisir que la conscience torture. On appelle joie les plaisirs qu'on se refuse pour se donner bonne conscience.
Notre véritable sentiment n'est pas celui dans lequel nous n'avons jamais vacillé, mais celui auquel nous sommes le plus habituellement revenus.
La jalousie est un sentiment que l'amitié n'éteint pas toujours. Rien de si difficile à pardonner que le mérite.
Il ne faut pas dire qu'un acte froisse la conscience commune parce qu'il est criminel, mais qu'il est criminel parce qu'il froisse la conscience commune.
L'ivrognerie peut être invoquée comme une des voies d'accès possible de l'expérience ontologique, au sentiment de l'être ; car l'ivrogne voit qu'il y a la rose, et qu'elle est sans pourquoi.
Il est facile de voir que le moral de l'amour est un sentiment factice ; né de l'usage de la société.
J'ai conscience d'être sur une pente ascendante mais ça ne durera peut-être pas. Sentimentalement je suis épanoui et avec ma fille c'est génial aussi, je n'ai pas encore les problèmes de l'adolescence. Pour l'instant, quand elle me voit arriver à la crèche, elle court dans mes bras. La définition du bonheur, c'est ça.
La pitié est le sentiment qui arrête l'esprit devant ce qu'il y a de grave et de constant dans les souffrances humaines et qui l'unit avec le sujet souffrant.
Quand la viande est en rigolade, la conscience ne se pose pas de problème.
Vivre, c'est avoir la conscience d'être.
La prison C'est comme un long sommeil dont on voudrait sortir Un coma capricieux fait de noir, d'éclaircies La prison c'est le vide, le néant, l'amnésie C'est la nuit qui se traîne et ne veut pas finir.
Il faut faire le bien pour mériter son bonheur, on n'y arrive pas par la spéculation et la paresse. La paresse séduit et le travail satisfait. C'est dans une conscience tranquille qu'on puise sa force.
Il est plus facile de s'arranger avec sa mauvaise conscience qu'avec sa mauvaise réputation.
Quatre années plus tard, qui n'éprouve le sentiment d'un gâchis, d'une grande occasion manquée, d'un oubli général de ceux qui nous ont mandatés et avec eux des leçons cruelles du 21 avril 2002 ?
J'aime le sentiment d'être dominé.
La passion est mieux guidée par la lumière du sentiment que par des idées suivies.
La terreur est le sentiment qui arrête l'esprit devant ce qu'il y a de grave et de constant dans les souffrances humaines et qui l'unit avec la cause secrète.
J'ai toujours essayé de trouver des univers un peu bizarres mais, c'est sans doute parce que je suis quelqu'un de très bizarre.