Un psychiatre ? Des analystes tourmentés qui se cherchent souvent eux-mêmes à travers leurs patients.
La gloire de dictateurs est vaine. En effet, leurs monuments sont plus durables de leur vivant qu'après leur mort.
Le bonheur dans le dénuement, c'est une réussite ; c'est aussi une leçon vite tournée en scandale par ceux qu'humilie secrètement l'esclavage de leurs besoins.
Les opinions des femmes ne sont que la suite de leurs sentiments.
Quelques médecins portent si loin la circonspection que, pour ne pas s'exposer à tuer leurs malades, ils s'abstiennent de leur prescrire aucun remède curatif, et n'ordonnent que ce qui ne peut leur faire ni bien ni mal.
Les fanatiques écrasent leurs doutes en sur-affirmant leur foi.
Quand les faibles s'inclinent, les forts les frappent davantage ; quand ils défendent publiquement leurs droits, bravant même la mort, les forts fléchissent.
Ne prenez jamais votre ennemi au mot. Mesurez-les par leurs actions.
Les bons rois sont esclaves et leurs peuples sont libres.
Ils étouffent notre planète au service de leurs intérêts particuliers.
La richesse des êtres humains tient à leur dualité, à leurs contradictions.
Ça fait rire les gens qui font des gamins en pensant que c'est une assurance vieillesse. On a l'âge d'avoir observé qu'on ne fait que nourrir de futurs vautours impatients. Personne n'aime les vieux, pas même leurs propres enfants.
Serait-ce donc en vérité un miracle ? Les hommes idolâtrés comme des dieux perdent effectivement leurs traits humains au fil des jours.
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers,Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants,Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent.
Les gens - quelle que soit leur race, leur religion, leurs préférences sexuelles - méritent d'être traités comme des êtres humains.
Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
Les riches conservent peu d'illusions. Ils laissent cela aux autres. C'est peut-être un service qu'ils leurs rendent sans le savoir.
Les êtres humains disparaissent ; leurs histoires demeurent.
Quel croyant juge-t-il les volontés des divinités avant d'exécuter leurs paroles ?
Combien peu sont ceux qui ont assez de courage pour admettre leurs défauts, ou assez de résolution pour les réparer.
On est dans un monde qui périme tout trop vite et envoie aux orties les femmes dès leurs premières rides.
En se prêtant avec complaisance aux demandes raisonnables des parents, l'instituteur se gardera bien de sacrifier à leurs capricieuses exigences ses principes d'éducation et la discipline de son école.
Le terrible des morts, c'est leurs gestes de vie dans notre mémoire. Car alors, ils vivent atrocement et nous n'y comprenons plus rien.
L'horreur du XXème siècle tient à la grandeur des événements et à la petitesse de leurs répercussions.
Quant à ceux qui ne croient pas à leur Seigneur, leurs oeuvres ressemblent aux cendres dont s'empare le vent dans un jour de tempête. Ils seront sans pouvoir sur ce qu'ils ont accompli.
Le pouvoir magique à mes mains,Se dérobe encore. Aux jasmins,Les chardons ont mêlé leurs haines.
Elle aime regarder les pompiers qui vont courir en groupe, qui portent des petits shorts découvrant leurs belles cuisses et quand ils transpirent on voit aussi les muscles, dans le dos, se dessiner sous la toile du tee-shirt.
C'est insulter les autres que de paraître dédaigner leurs joies.
Il faut juger les hommes non par leurs opinions, mais par ce que leurs opinions ont fait d'eux.
Zidane et Figo, c'est beau de les voir jouer. Le ballon ne pleure pas quand il atterrit dans leurs pieds, moi je faisais pleurer le ballon.
Toutes les femmes devraient épouser un archéologue, car ainsi, plus elles vieillissent et plus leurs maris leur trouvent de l'intérêt.
Où les mères peuvent-elles donc avoir appris toutes ces choses qu'elles soupçonnent constamment leurs filles de faire dès qu'elles ont le dos tourné ?
La meilleure manière d'agir envers tes amis, c'est de ne point attendre leurs demandes, mais de les prévenir et de leur porter secours dans la circonstance.
La sottise des gouvernements répond à celle des citoyens, la sottise des journaux à celle de leurs lecteurs.
Ce que deux êtres se donnent de plus beau, ce n'est pas seulement leur corps, leurs plaisirs, leurs talents mutuels, c'est une histoire à nulle autre pareille qui les liera à jamais même s'ils doivent se quitter.
Chez les grands auteurs, ce n'est pas tant leurs livres que nous retenons mais leur nom.
Le prince habile dans l'art de gouverner les hommes se sert de leurs défauts pour réprimer leurs vices.
Selon la loi qui veut qu'on ne prêche que des convertis, un critique ne peut avoir d' « influence » sur ses lecteurs que pour autant qu'ils lui accordent ce pouvoir parce qu'ils sont structuralement accordés à lui dans leur vision du monde social, leurs goûts et tout leur habitus.
Les anges ont eux aussi leurs diables, et les diables leurs anges.
Je ne crois pas en Dieu, Pasquier, mais le Christ est la plus belle oeuvre de l'humanité. Des millions et des millions d'hommes ont mis des milliers d'années pour faire un Dieu, pour composer, de tous leurs rêves et de toutes leurs espérances, un Dieu. C'est un phénomène respectable.
Nous n'avons jamais connu l'irréflexion des adolescents, leurs gambades ni leurs déportements. La vie toujours chez nous rencontra des obstacles.
Les gens de conscience doivent rompre leurs liens avec les entreprises qui financent l'injustice du changement climatique.
Les amis sont ceux qui partagent leurs sollicitudes, et non pas leurs plaisirs.
Les profits sont intéressants tant que dure la guerre ! La guerre dure tant que des entrepreneurs y trouvent leurs profits.
La plupart des écrivains font leurs livres chiants pour faire croire qu'ils sont longs.
Les hommes, en se mariant, mettent en communauté une part de leurs biens égale, d'après estimation, à la valeur de la dot apportée par les femmes.
Il y a des gens qui n'auraient jamais fait connaître leur talents, sans leurs défauts.
Maries tes filles avec leurs pairs pour qu'elle n'aient pas à se plaindre plus tard.
C'est de notre devoir, en tant que parents et enseignants, de donner à tous les enfants un espace pour qu'ils construisent leur force émotionnelle et de leurs fournir une base solide pour leur avenir.
Les femmes mariées sont comme les serrures : toutes ont leurs pennes.