Si les Français ne veulent pas que leurs ministres démissionnent, c'est qu'ils tiennent à les renvoyer eux-mêmes.
Une solidarité lie ceux qui ont entrepris cette folie de marcher mille huit cents kilomètres pour rien, pour rien d'achetable en tout cas, pour détricoter leur vie, la repenser avec leurs pieds et leur tête.
Un psychiatre ? Des analystes tourmentés qui se cherchent souvent eux-mêmes à travers leurs patients.
Les rois et les domestiques ne sont désignés que par leurs petits noms : voilà les deux extrêmes de la société.
Il est dur de mesurer ses propres limites, d'admettre que ce qu'on avait pris pour des sentiments d'exception n'était en fin de compte, que des amours ordinaires, avec leurs intermittences, leurs élans et leurs reprises.
Les êtres humains disparaissent ; leurs histoires demeurent.
Les bourreaux sont comme les diables : c'est l'ennui qui les enrage contre leurs victimes.
Les fanatiques écrasent leurs doutes en sur-affirmant leur foi.
Combattez les combattants, pas leurs guerres.
Les gens se regardent dans les reflets de leurs yeux, ils se croisent dans la rue mais toujours trop tôt ou trop tard, nous sommes tous des parallèles dans le temps, des croix dans l'espace, des morts qui s'ignorent.
Ils étouffent notre planète au service de leurs intérêts particuliers.
Si tu veux vraiment faire plaisir aux pauvres, montres-leurs que le bonheur existe.
Je m'en irai d'une colère. Je suis désolé, donc heureux, point en paix, en marche. Les gens rassurés, calés dans leurs certitudes, m'ennuient.
Les grands romans sont toujours un peu plus intelligents que leurs auteurs.
Les jeunes épouses des vieux maris ont coutume de penser de bonne heure à choisir celui qui essuiera leurs larmes de veuves.
Il est souvent plus facile aux démagogues de conjuguer leurs verbes au passé aux fins de ne pas assumer l'urgence du présent.
Un rêve m'a dit une chose étrange Un secret de Dieu qu'on a jamais su Les petits bossus sont des petits anges Qui cachent leurs ailes sous leurs pardessus Voilà le secret des petits bossus
Ce qui est magique dans la vie des hommes, c'est moins leurs souffrances que leurs échecs.
Il ne faut pas sournoisement respecter les morts. Il faut traiter leurs images en amies et aimer tous les souvenirs qui nous viennent d'eux. Il faut les aimer pour eux-mêmes et pour nous, dût-on déplaire aux autres.
Il y a beaucoup de pays qui rencontrent des problèmes, et plus leurs problèmes deviennent importants, plus ceux des autres le deviennent également, car tous ont leurs lignes rouges.
Les femmes sachant toujours bien expliquer leurs grandeurs, c'est leurs petitesses qu'elles nous laissent à deviner
Ma théorie est que les hommes aiment avec leurs yeux, les femmes avec leurs oreilles.
Dans le fatal instant que, d'une égale audace,Le prélat et sa troupe, à pas tumultueux,Descendaient du palais l'escalier tortueux,L'un et l'autre rival s'arrétant au passage,Se mesure des yeux, s'observe, s'envisage,;Une égale fureur anime leurs esprits.
Ce que les joueurs regrettent par-dessus tout, d'ordinaire, c'est moins la perte de leur argent que celle de leurs folles espérances.
Décidément, cette chambre est triste. Les grosses araignées du matin, qu'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leurs toiles dans tous les coins... Allons dehors.
Les poules qui veulent couver qu'elles convent leurs propres oeufs.
Les jardins de Qalaat étaient réputés parmi les plus beaux de la Syrie, dans un temps où les arabes excellaient dans l'art d'exprimer avec de l'eau et des fleurs leurs rêveries indéfinies d'amour et de religion.
Les femmes les plus galantes deviennent sincèrement vertueuses quand il s'agit de condamner leurs rivales.
Est-ce qu'au moins ceux qui ont enlevé aux autres leurs idéaux en ont eux-mêmes ?
Les bons rois sont esclaves et leurs peuples sont libres.
Par la force des charmes et l'harmonie céleste, j'apporterai aux hommes des rêves de douceur.Par la puissance d'un amour infini et merveilleux, je rendrai leurs vies semblables au printemps.
Ne prenez jamais votre ennemi au mot. Mesurez-les par leurs actions.
Les riches conservent peu d'illusions. Ils laissent cela aux autres. C'est peut-être un service qu'ils leurs rendent sans le savoir.
Le plus souvent ce qu'ils vous veulent, les épistoliers, que vous vous penchiez avec respect sur un livre qu'ils ont écrit, l'histoire de leur existence. Unique, certes, comme toutes les existences ! Leurs pérégrinations sexuelles ! Surtout les dames, ça [...] ► Lire la suite
Quel croyant juge-t-il les volontés des divinités avant d'exécuter leurs paroles ?
Où les mères peuvent-elles donc avoir appris toutes ces choses qu'elles soupçonnent constamment leurs filles de faire dès qu'elles ont le dos tourné ?
La gloire de dictateurs est vaine. En effet, leurs monuments sont plus durables de leur vivant qu'après leur mort.
La sottise des gouvernements répond à celle des citoyens, la sottise des journaux à celle de leurs lecteurs.
Ils vont, leurs mains sont pleinesD'une poussière d'or,Ils entrouvrent leurs mainsEt la nuit tombe.
Il y a des choses qui me donnent envie de grimacer, l'injustice en premier lieu. Mais je voudrais vraiment que les gens me croient, mon sourire est sincère. J'ai beaucoup de collègues qui trafiquent les leurs. Le mien vient du coeur.
Les opinions des femmes ne sont que la suite de leurs sentiments.
Il y a des gens qui n'auraient jamais fait connaître leur talents, sans leurs défauts.
Il y a des banquiers qui roulent même leurs cigarettes.
Les gens - quelle que soit leur race, leur religion, leurs préférences sexuelles - méritent d'être traités comme des êtres humains.
Toutes les idées des arts ont leurs modèles dans la production de la nature : Dieu a créé et l'homme imite.
Les femmes mariées sont comme les serrures : toutes ont leurs pennes.
Il y a des femmes tellement infidèles qu'elles éprouvent de la joie à tromper leurs amants avec leur mari.
On ne motive pas les hommes avec des discours mais en respectant leurs aspirations profondes.
Quant à ceux qui ne croient pas à leur Seigneur, leurs oeuvres ressemblent aux cendres dont s'empare le vent dans un jour de tempête. Ils seront sans pouvoir sur ce qu'ils ont accompli.
L'horreur du XXème siècle tient à la grandeur des événements et à la petitesse de leurs répercussions.