Les êtres humains disparaissent ; leurs histoires demeurent.
Certains êtres reçoivent de l'amour la puissance de transporter leur moi dans un autre, et quand il leur est enlevé, la vie ne leur est plus possible.
Est-il possible que deux êtres soient faits l'un pour l'autre, qu'ils s'aiment profondément, et que toujours la vie les sépare ?
Le vin console les tristes, rajeunit les vieux, inspire les jeunes, soulage les déprimés du poids de leurs soucis.
Il en est qui, pour avoir vu à découvert les parties secrètes de l'objet aimé, ont été pris d'hésitation au moment le plus vif de leurs transports.
Les rats nous observent dans l'ombre de leurs égouts. Ils se lissent les moustaches de joie car ils n'ignorent pas que notre civilisation fermera bientôt son guichet.
MercrediEnterrement de Granny, très triste...On est allés au cimetière de Wilford Hill, et les robes de bure du chanoine Giles et du chanoine Ingles ont été soulevées par le vent. J'ai pu voir leurs pantalons.
Les plus belles histoires commencent toujours par des naufrages.
Le sort des êtres humains est de sombrer dans l'oubli... Les livres, eux, continuent de vivre tant qu'ils sont lus.
Tout est fait en réalité pour substituer à la décision populaire la gestion des choses, la souveraineté des marchés financiers, l'autorité des "experts" et le gouvernement des juges. Les citoyens n'ayant plus les moyens de demander des comptes à leurs [...] â–º Lire la suite
C'est ce qui divise les hommes qui multiplie leurs différends.
N'est-elle pas plus morale, l'union libre de deux amants qui s'aiment, que l'union légitime de deux êtres sans amour ?
Le monde devient chaque jour plus hostile, le contact des êtres plus décevant.
Les êtres cachés et fuyants oublient de fuir quand le poète les appelle par leur vrai nom.
Les femmes sachant toujours bien expliquer leurs grandeurs, c'est leurs petitesses qu'elles nous laissent à deviner
Les histoires où tout le monde va très bien ne m'intéressent pas.
Depuis la mort de mes parents, je les croise, dans les rues, même à l'étranger, voûtés, marchant à pas menus. Ils reviennent me hanter sous la forme d'inconnus, tous les seniors de France me parlent d'eux, me donnent de leurs nouvelles.
Un baiser : façon de rapprocher deux personnes à tel point qu'il leur devient impossible de voir leurs défauts.
La vérité est qu'aucun système d'éducation n'est en soi préférable à un autre système : les enfants aiment-ils mieux leurs parents aujourd'hui qu'ils les tutoient et ne les craignent plus ?
Il est important que les étudiants portent un regard neuf et irrévérencieux sur leurs études ; il ne doivent pas vénérer le savoir mais le remettre en question.
Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leurs rêves...
Marx, Darwin et Freud sont les trois ennuyeux les plus fracassants du monde occidental. La vulgarisation simpliste de leurs idées a jeté notre monde dans un carcan mental dont nous ne pouvons sortir que par la violence la plus anarchique.
Rien ne remplace la chaleur d'une bande d'amis. Rien, ni le travail, ni l'argent, ni la vie familiale. Rien ne remplace ces moments où des amis se retrouvent, partagent leurs idées, leurs rêves, leurs repas ! Moi, en tout cas, [...] â–º Lire la suite
Les premiers conseils des femmes sont les plus sages et leurs dernières résolutions les plus dangereuses.
Tenant à leur discrétion les mass média, dont la capacité de suggestion ne cesse de croître, les publicitaires sont en mesure de gérer, en permanence et selon leurs intérêts propres, tout le fonds de l'imaginaire dans les cultures occidentales.
Dans le Sud-Est, les inondations continuent. Les autorités locales prient instamment les Français de cesser d'envoyer leurs dons en liquide.
Le plaisir est un don de la nature sans cesse renouvelé, toujours délicieux s'il ne nous est pas gâché par la culpabilité, inoculée en nous par l'éducation, par les prêtres, les moralistes et les politiques, pour des raisons évidentes: l'homme [...] â–º Lire la suite
J'aime la simplicité qui s'accompagne d'humilité. J'aime les gens qui savent sentir le vent sur leurs propres peaux, sentir les arômes des choses, en capturer l'Âme. Ceux qui ont leur chair au contact de la chair du monde. Car là, est la vérité. Là, est la douceur. Là, est la sensibilité. Là, est l'Amour.
À l'aspect de cette multiplicité de supplices, qui n'a jamais rendu les hommes meilleurs, j'ai cherché si, dans un gouvernement sage, la peine de mort était vraiment utile ; j'ai examiné si elle était juste. Quel peut être ce droit que les hommes s'attribuent d'égorger leurs semblables ?
Tout est changé ! De notre temps, les jeunes femmes cédaient à leurs maris avec le sentiment d'accomplir un devoir difficile. Aujourd'hui, elles y prennent plaisir.
Chaque fois que j'entends un discours politique ou que je lis ceux de nos dirigeants, je suis horrifié de n'avoir, pendant des années, rien entendu qui ait semblé humain. Ce sont toujours les mêmes mots qui racontent les mêmes mensonges. [...] â–º Lire la suite