Il faut écrire pour soi, c'est ainsi que l'on peut arriver aux autres.
Il y a des phrases qui ne peuvent s'écrire qu'à la main.
On ne peut jamais écrire ce que l'on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s'élever dans les airs avec le coeur, ils ne font que tomber sur le papier.
Il faut autant de travail pour écrire un mauvais livre qu'un bon ; il sort avec la même sincérité de l'âme de l'auteur.
Fuyez de ces auteurs l'abondance stérile,Et ne vous chargez point d'un détail inutile.Tout ce qu'on dit de trop est fade et rebutant ;L'esprit rassasié le rejette à l'instant.Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.Souvent la peur d'un mal [...] ► Lire la suite
Ecrire, c'est très dur, avec de grandes fenêtres de joie.
Est-il rien de si pitoyable au monde que les fonctions de journaliste de province, condamné à ne jamais écrire que des vulgarités pour se mettre au niveau de son public.
Un écrivain devrait écrire avec ses yeux et un peintre peindre avec ses oreilles.
Je ne peux écrire que si j'ai des lecteurs. C'est exactement comme un baiser - vous ne pouvez pas le faire tout seul.
J'ignore pour ma part si le trust, au lieu de machines à écrire, veut des pistolets-mitrailleurs.
Ecrire c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté.
Ecrire des pensées, c'est relever chaque jour, comme un épicier d'ordre, les petites recettes de son esprit.
Les gens qui ne savent pas écrire s'adressent surtout aux gens qui ne savent pas lire.
La meilleure façon de penser est d'écrire.
A force d'écrire pour soi tout seul, il arrive que, sans l'avoir prémédité, on se trouve avoir aussi écrit pour tout le monde.
Ecrire, c'est traduire en mots des pensées, des faits, des sentiments, des sensations, le corps, la chair, le silence. La vie est la langue étrangère de l'écrivain.
Écrire des poèmes n'est pas un travail ; c'est une charge.
Ecrire, c'est produire le texte. Lire, c'est le recevoir d'autrui sans y marquer sa place, sans le refaire.
Il faut écrire des choses très folles en ayant une vie très rangée.
- Il a l'air chouette ton frère. - Il est pas chouette... Il est plus que ça. Il a été renversé par un bus, il a du réapprendre à faire un tas de chose. Réapprendre à nager, à écrire son nom, réapprendre à être mon frère...
Ecrire, c'est mettre en ordre ses obsessions.
Un enfant n'a pas besoin d'écrire, il est innocent.
Je ne pourrais pas vivre sans écrire. Enfant, adolescente, les livres m'ont sauvée du désespoir ; cela m'a persuadée que la culture est la plus haute des valeurs.
Ecrire, c'est lire en soi pour écrire en l'autre.
De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
Les chroniqueurs de rock sont des gens incapables d'écrire, interrogeant des gens incapables de parler, pour des gens incapables de lire.
Il n'y a pas de plus grande récompense, pour un poète, que d'écrire un poème.
Je suis trop occupé à écrire l'histoire pour la lire.
Donnez-moi un papier et un stylo, pour que je puisse écrire sur ma vie de péché. Deux bouteilles de gin, au cas où je n'entre pas.
Pour bien écrire il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour ne pas être ennuyeux, pas trop de peur de n'être pas entendu.
Pour écrire, il faut se reprendre, soi. Etre capable d'entendre rire les pierres si l'on veut saisir sa propre voix.
Mon pauvre oncle disait souvent : "Il faut toujours tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler." Que devrait-on faire avant d'écrire ?
Cette difficulté d'écrire qu'on prête aux écrivains n'est pour eux qu'une difficulté de plus, à cause de l'exigence.
Ecrire, c'est affronter un visage inconnu.
Ecrire à quelqu'un est la seule manière de l'attendre sans se faire de mal.
Ecrire, c'est vider son sac.
Ecrire est difficile, parce qu'on est toujours dépassé par son livre.
Je ne suis pas raciste, la preuve : je n'hésite pas à écrire noir sur blanc mes pensées.
Ecrire, c'est faire pleurer sans tendre un mouchoir.
Aimer, écrire sont les seuls remparts que j'aie trouvés contre l'omniprésence de la mort et de la dépression.
L'intelligence n'aide en rien à écrire de bons poèmes ; elle peut cependant éviter d'en écrire de mauvais.
Il y a une folie d'écriture qui est en soi-même, une folie d'écrire furieuse mais ce n'est pas pour cela qu'on est dans la folie. Au contraire.
Il faut se taire pour écrire, ou alors ne plus savoir quoi dire aux gens.
C'est très bizarre d'écrire sur un ordinateur, c'est comme sculpter de l'eau.
Mon autobiographie ? Je n'ai pas besoin de l'écrire, je suis en train de la vivre.
Il faut sans cesse et sans cesse passer par toutes les étapes de la désillusion, se retrouver seul et toucher le fond de sa détresse. Choisir le difficile, l'impossible, la nuit, ce qui n'est pas dit. Ecrire est à ce prix. Vivre aussi.
Le tac-tac de la machine à écrire n'a pas autant de valeur que celui de la mitrailleuse.
La liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté.
Toute personne capable d'écrire une page de prose ajoute quelque chose à nos vies.
Heureusement qu'il y a des mots qu'on peut dire sans savoir écrire.