L'art de bien écrire consiste à apprendre toutes les lois pour ensuite les éviter sans exception.
Un homme ne peut bien écrire s'il n'est quelque peu bon lisart.
Quand on use ses jours à écrire, c'est qu'on y est contrainte par je ne sais quelle force occulte. On est sommée de continuer sa mémoire comme si on était déjà morte.
Pour écrire, il faut avoir un imaginaire qui tend vers les autres.
N'écrivez jamais l'histoire des autres. Contentez-vous d'écrire la vôtre. Vous trouverez que c'est déjà trop.
Écrire une chanson dans la solitude, puis finalement elle arrive sur scène avec le public, on touche le rêve.
Il est plus facile de lire que d'écrire. Mon père prétend que je lis trop vite et qu'une lecture précipitée n'a pas beaucoup de valeur. Il faut prendre le temps de s'interroger sur ce que l'on vient de lire. Une lecture dépourvue de réflexion équivaut à engloutir une soupe claire.
Comme c'est triste de renoncer en un jour à être aimé. Comme c'est triste d'être écrivain, comme c'est triste d'écrire des livres, comme c'est triste de croire qu'on va être compris. Comme c'est triste d'être aimé des faibles.
C'est écrire qui est le véritable plaisir ; être lu n'est qu'un plaisir superficiel.
J'ai envie d'écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j'ai sur le coeur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses. Le papier a plus de patience que les gens.
Ceux qui veulent être écrivain lisent les critiques, ceux qui veulent écrire n'ont pas le temps de lire les critiques.
Même lorsqu'on se croit heureux, le seul fait d'écrire nous fait voir ce bonheur-là comme une illusion...
Il faut toujours que j'égare mon stylo au moment où je vais écrire la pensée de ma vie.
Pour écrire heureux, écrivons cachés.
Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ?
Ecrire, c'est pas toujours le paradis. Vivre non plus. Même en prose.
Au frontispice de tous les théâtres, il faudrait écrire : ici n'entre pas l'homme de lettres.
Ecrire, c'est savoir dérober des secrets qu'il faut encore savoir transformé en diamants.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser,Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Écrire dans le plaisir m'assure-t-il - moi, écrivain - du plaisir de mon lecteur ? Nullement.
J'ai vraiment commencé à écrire de la musique pour me mettre au défi, pour voir ce que je pouvais écrire.
Chaque progrès dans l'art d'écrire ne s'achète que par l'abandon d'une complaisance.
Ecrire c'est comme nager tout nu. Avec la bite qui flotte comme une fleur tellement les couilles deviennent légères.
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
On peut écrire dans le bruit. Mais on ne peut guère se relire que dans le silence.
Mon amour, il y aura toujours une partie de mes lettres que tu liras vraiment avec ta peau. Pardonne-moi de t'écrire avec autant de naturel.
Parler est bien, écrire est mieux ; imprimer est excellente chose. Car si votre pensée est bonne, on en profite ; mauvaise, on la corrige et l'on profite encore.
Écrire : une plume griffant le silex de la mort.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Dès que les hommes de lettres se mettent à écrire, ils cessent de lire les oeuvres de leurs confrères.
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
Pour avoir quelque chose à écrire, il est infiniment plus nécessaire d'écouter que de parler.
Il ne faut pas avoir trop faim pour bien manger, car, dès qu'on se met à table, on n'a plus faim. De même il ne faut pas se sentir trop passionné quand on veut écrire.
Penser sans écrire, c'est comme parler sans réfléchir.
J'ai trouvé intéressant d'écrire. Je voulais savoir qui je suis. C'est très facile d'oublier tout ce qui c'est passé dans la vie. J'ai fait des films depuis 40 ans. Le titre est le premier auquel j'ai pensé. Je suis quoi [...] ► Lire la suite
Ecrire n'est pas décrire. Peindre n'est pas dépeindre. La vraisemblance n'est que trompe-l'oeil.
Le papier, c'est pour écrire, le chat c'est pour le rat. Le fromage c'est pour griffer.
Conseil aux écrivains : à un moment donné, il faut cesser d'écrire. Même avant d'avoir commencé.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
Je suis toujours entrain d'écrire. Il y a toujours une histoire qui brasse dans ma tête.
C'est pas facile d'écrire une chanson. En plus les Gainsbourg, les Nougaro, les Aznavours ils ont piqué tous les bons thèmes : l'amour, l'amitié, le temps qui passe. Il me restait quoi ? L'acné, le karting, les stores électriques ?
Pour bien écrire, il faut une facilité naturelle et une difficulté acquise.
S'écrire des lettres est la seule chose qui rend présents les hommes absents.
C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent.
On reconnaît l'auteur dramatique autant aux scènes qu'il écrit qu'aux scènes qu'il évite d'écrire.
S'écrire c'est toujours pour essayer de s'échanger des bouts de moments vécus trop seuls.
Ecrire, c'est surtout essayer de survivre.
Bien écrire, c'est le contraire d'écrire bien.
Qu'est-ce que bien lire, sinon écrire ? Un texte est-il jamais lu par un autre que par celui qui l'écrit.
Pour aller vite en amour, il vaut mieux parler qu'écrire.