Penser sans écrire, c'est comme parler sans réfléchir.
Même lorsqu'on se croit heureux, le seul fait d'écrire nous fait voir ce bonheur-là comme une illusion...
Je n'ai pas le talent d'écrire sur commande. Pour que j'écrive, il faut que je vive.
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
Il y en a qui sont écrivains sans pouvoir écrire et d'autres qui écrivent sans être écrivains. Il y a la nature et il y a le talent. Il y a aussi l'absence de l'un comme de l'autre.
J'ai vraiment commencé à écrire de la musique pour me mettre au défi, pour voir ce que je pouvais écrire.
Bien écrire, c'est le contraire d'écrire bien.
Il faut toujours que j'égare mon stylo au moment où je vais écrire la pensée de ma vie.
S'écrire c'est toujours pour essayer de s'échanger des bouts de moments vécus trop seuls.
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ?
Le papier, c'est pour écrire, le chat c'est pour le rat. Le fromage c'est pour griffer.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Dès que les hommes de lettres se mettent à écrire, ils cessent de lire les oeuvres de leurs confrères.
Mon amour, il y aura toujours une partie de mes lettres que tu liras vraiment avec ta peau. Pardonne-moi de t'écrire avec autant de naturel.
Ecrire, c'est pas toujours le paradis. Vivre non plus. Même en prose.
Écrire n'est pas décrire, peindre n'est pas dépeindre.
Ecrire n'est pas décrire. Peindre n'est pas dépeindre. La vraisemblance n'est que trompe-l'oeil.
Conseil aux écrivains : à un moment donné, il faut cesser d'écrire. Même avant d'avoir commencé.
On ne peut dicter un aphorisme à une machine à écrire. Cela prendrait trop de temps.
J'ai envie d'écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j'ai sur le coeur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses. Le papier a plus de patience que les gens.
Ecrire c'est comme nager tout nu. Avec la bite qui flotte comme une fleur tellement les couilles deviennent légères.
Pour avoir quelque chose à écrire, il est infiniment plus nécessaire d'écouter que de parler.
Ecrire, c'est surtout essayer de survivre.
Ecrire pour le théâtre, c'est écrire pour l'autre : le metteur en scène et l'acteur car ce sont eux qui, avant le public, transforment en représentations scéniques les mots couchés sur le papier.
Ecrire, c'est savoir dérober des secrets qu'il faut encore savoir transformé en diamants.
Pour bien écrire, il faut une facilité naturelle et une difficulté acquise.
Il ne faut pas avoir trop faim pour bien manger, car, dès qu'on se met à table, on n'a plus faim. De même il ne faut pas se sentir trop passionné quand on veut écrire.
Il y a de nombreuses manières d'écrire une histoire. Le sensationnalisme n'en est pas une.
S'écrire des lettres est la seule chose qui rend présents les hommes absents.
Écrire une chanson dans la solitude, puis finalement elle arrive sur scène avec le public, on touche le rêve.
On doit à chaque fois écrire comme si l'on écrivait pour la première et la dernière fois. Dire autant de choses que si l'on faisait ses adieux et les dire aussi bien que si l'on faisait ses débuts.
J'ai trouvé intéressant d'écrire. Je voulais savoir qui je suis. C'est très facile d'oublier tout ce qui c'est passé dans la vie. J'ai fait des films depuis 40 ans. Le titre est le premier auquel j'ai pensé. Je suis quoi [...] ► Lire la suite
Jamais je ne pourrai écrire mes mémoires, je mens trop.
Qu'est-ce que bien lire, sinon écrire ? Un texte est-il jamais lu par un autre que par celui qui l'écrit.
Écrire sur un ami, c'est se fâcher avec lui.
Écrire dans le plaisir m'assure-t-il - moi, écrivain - du plaisir de mon lecteur ? Nullement.
On reconnaît l'auteur dramatique autant aux scènes qu'il écrit qu'aux scènes qu'il évite d'écrire.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
Pour aller vite en amour, il vaut mieux parler qu'écrire.
La littérature doit être facile à comprendre et difficile à écrire.
Ecrire, c'est penser contre soi.
Ecrire comme un chien qui fait son trou, un rat qui fait son terrier. Et, pour cela, trouver son propre point de sous-développement, son propre patois, son tiers monde à soi, son désert à soi.
Le plus authentique des chagrins se défend contre lui-même en faisant des phrases. C'est cela, peut-être la nécessité littéraire, ce besoin vital d'écrire autour...
C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent.
Ce n'est qu'à l'âge de 37 ans que j'ai compris la grande vérité qu'il faut écrire ses propres livres et ceux de personne d'autre, et tout s'est enchaîné à partir de là.
Ce qui m'oblige d'écrire, j'imagine, est la crainte de devenir fou.
On peut écrire dans le bruit. Mais on ne peut guère se relire que dans le silence.
Il n'est pas de plus grand plaisir que d'écrire, quand on a le bon destinataire : la vie, en fin de compte, n'existe que d'être solidifiée par les mots, transformée en récit plein de dérision.
Chaque progrès dans l'art d'écrire ne s'achète que par l'abandon d'une complaisance.