Un écrivain devrait écrire avec ses yeux et un peintre peindre avec ses oreilles.
Le talent, c'est une question de quantité. le talent, ce n'est pas d'écrire une page, c'est d'en écrire trois cents.
Mieux vaut paraître minable aux yeux des puissances de monde qu'abominable à ses propres yeux.
Dieu nous ferme les yeux quand il nous veut châtier.
Un esprit médiocre croit écrire divinement ; un bon esprit pense qu'il écrit raisonnablement.
Ce n'est qu'à l'âge de 37 ans que j'ai compris la grande vérité qu'il faut écrire ses propres livres et ceux de personne d'autre, et tout s'est enchaîné à partir de là.
L'amour n'est jamais meilleur que l'amant. Les méchants aiment mal, les violents aiment violemment, les faibles aiment faiblement, les stupides aiment bêtement, mais l'amour d'un homme libre n'est jamais sans danger. Il n'y a pas de cadeau pour la bien-aimée. [...] â–º Lire la suite
On aime si bien les yeux fermés. A quoi bon les ouvrir ?
Il n'y a pas d'éternité dans le regard de l'homme, et encore moins dans celui du poète qui regarde l'homme. Car l'artiste est celui qui inspire plutôt que celui qui est inspiré.
Qu'un bon peintre figure la fureur d'une bataille, qu'un poète la décrive et qu'elle soit présentée au public sous ces deux formes, et tu verras aussitôt laquelle attirera les spectateurs, où se portera leur attention, laquelle obtiendra le plus de suffrages et plaira davantage.
Ainsi mon coeur. Ah ! Si, comme aux soirs de jadis,Tu plongeais dans mes yeux tes yeux de paradis,Va, tu n'y trouverais nul grand air ridiculeMais de l'amour, mais un amour de crépusculePâle et voilé, couché sur un cher souvenir,Qu'enivre, tristement, la douceur de mourir.
Le bleu profond des yeux d'une jolie fille est aussi attirant pour vous que le bleu profond de votre carte bancaire pour elle.
J'avais envie de loger une balle entre les deux yeux de tous les pandas qui n'étaient pas foutus de baiser pour sauver leur espèce. J'avais envie d'ouvrir les vannes de dégazage de tous les pétroliers et de polluer toutes ces [...] â–º Lire la suite
La philosophie est à mes yeux un explosif effroyable qui met tout en danger.
J'aimerai croire qu'il suffit d'un regard pour savoir qu'on s'aime encore, qu'on s'est trop aimés pour ne plus s'aimer. Tout passe avec le temps, tout. Mais ce qu'il reste, ce qui perdure par un grand mystère... C'est la vie, oui, la vie.
Pourriez-vous regarder un animal dans les yeux et lui dire : mon appétit est plus important que ta souffrance ?
L'amour est aveugle ? Quelle plaisanterie ! Dans un domaine où tout est regard !
Il suffit de croiser son regard avec celui d'un chat pour mesurer la profondeur des énigmes que chaque paillette de ses yeux pose aux braves humains que nous sommes.
Celui qui a dit « Je préfère la chance au talent » avait un regard pénétrant sur la vie. Les gens n'osent pas admettre combien leurs vies dépendent de la chance, ça fait peur de penser que tant de chose échappe à notre contrôle...
Une peinture n'existe que s'il y a des yeux pour l'embrasser.
Le souffle de divinité contenu dans l'art du peintre transfigure son esprit en reflet de l'esprit divin.
Il faut écrire le plus possible comme on parle et ne pas trop parler comme on écrit.
J'ai eu le coeur serré en pensant à la chanson de Brel - laisse-moi devenir l'ombre de ta main, l'ombre de ton chien... - Moi qui passais mon temps à fermer les yeux sur ce que les gens sérieux appellent [...] â–º Lire la suite
Les voies de la pensée divine vont à leur but par des fourrés et des ombres épaisses, que nul regard ne saurait pénétrer.
J'ai réfléchi à ce que tu m'avais dit l'autre jour, à propos de ma peinture ; j'ai passé la moitié de la nuit à y réfléchir. Et puis j'ai eu un flash. Après je me suis paisiblement endormi, et depuis je [...] â–º Lire la suite
L'infirmière est temporairement la conscience de l'inconscient, la joie de vivre du suicidaire, la jambe de l'amputé, les yeux du nouvel aveugle, un moyen de locomotion pour le nouveau-né, un savoir et une confiance pour la jeune maman, une voix pour ceux qui sont trop faibles pour parler...
C'est la deuxième fois que je vois un regard si peu expressif. La première fois, c'était dans un pré, entre deux cornes !
L'iris de ton regard descendu sur ta face,Pour revenir à lui s'est parcouru sur toi,Mais au coeur de tes yeux expirait son espace,Dont l'astre le plus bas s'éclipsait dans ta voix.
Un regard qui ne prend pas mais qui reçoit, dans le silence le plus absolu de l'esprit.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
Le culte de la personnalité reste à mes yeux toujours injustifié.