Le vandalisme est rentré dans le mythe de notre époque
On obtient le bonheur dans la mesure où on ne l'attend que de soi.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
Nous sommes à la fois tentés par l'hominisation des animaux, qui révèle souvent nos projections fantasmatiques, et par la bestialisation des hommes, autre manière pour nous de figer l'autre dans une animalité indigne.
Tout s'aigrit dans un vase aigre.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
Ainsi dans le noir, dans le gris, avec parfois de brillantes, de brèves éclaircies, j'enfile les semaines, les mois, je tourne les pages du livre du temps et de l'oubli.
Toute la communauté internationale devrait s'unir dans la lutte contre le terrorisme, c'est un défi flagrant à l'humanité.
Si jamais les gens découvraient ce que nous avions fait, nous serions poursuivis dans la rue et lynchés.
La supériorité de l'allaitement au sein sur le biberon réside essentiellement dans le fait que son emballage est plus agréable à l'oeil.
Il devient si difficile de se parquer qu'on y parvient plus, même dans les zones de stationnement interdit.
Il n'y a plus d'anthropophages dans le pays depuis que nous avons mangé le dernier.
En vérité, quel homme, à condition qu'il réfléchisse un peu, ne se dira pas, lorsqu'il approche d'une femme, qu'il met le doigt dans un engrenage de malheurs, ou tout au moins un engrenage de risques, et qu'il provoque le destin ?
Il y a, dans le sentiment même des regrets, quelque chose de doux et d'harmonieux qu'il faut tâcher de faire connaître à ceux qui n'ont encore éprouvé que les amertumes.
Je ne suis pas attaché à mon fauteuil, la porte est grande ouverte et pourtant je suis prisonnier, enfermé dans mon immobilité.
Si le fou persistait dans sa folie, il trouverait la sagesse.
Le Néant est la meilleure consolation. Si Dieu te retire sa clarté, le Néant nu doit être ta consolation dans la désolation.
Un bon rire, c'est du soleil dans la maison.
Ouvrir un livre de poésie, c'est vouloir s'éclairer avec une bougie en pleine déflagration de la bombre à hydrogène. Parier pour la bougie en ce cas, est tout à fait insensé, et cependant, c'est peut être dans ce genre de pari que réside notre avenir.
Je me souviens toujours que peu importe à quel point je pourrais être bon dans un film, je ne serai jamais meilleur. Mais au théâtre, je peux être meilleur demain soir, je peux être meilleur la nuit suivante et je [...] ► Lire la suite
Ce qui est délectable, c'est d'être allongé dans un vaste fauteuil et de somnoler longuement... Mais pas tout de même jusqu'à la fatigue.
Dans les romans d'autrefois, le héros n'embrassait jamais l'héroïne avant la dernière page. Maintenant, il l'embrasse sur la jaquette, avant même qu'on ait ouvert le livre.
On ne retient vraiment que ce qui s'intègre dans l'ensemble de ses connaissances.
L'important, ce n'est pas le lieu où l'on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est.
La névrose n'est pas une maladie mais une souffrance, qui peut se transmettre de génération en génération tant qu'on n'a pas compris de quoi il s'agissait. Un petit événement caché, honteux, dans la vie de quelqu'un peut aussi gâcher la vie de ses descendants.
L'homme méchant ne cherche qu'à tromper, parce que son esprit et son coeur sont mauvais ; l'homme parfait est droit et juste, parce qu'il a confiance dans le ciel.
Les hommes vils, dans leur erreur, se ravalent au rang des singes.
Le destin est plein de trous, et la mort doit se trouver dans l'un de ces trous.
Ce qui m'intéresse dans Brice, ce n'est pas « Je t'ai cassé » ou « Salut, ça farte ? » que la presse a retenus, c'est ce personnage en attente sur sa planche sur une mer d'huile qui dit : « Le surf, c'est pas un sport, c'est un rêve. »
Dans la tête de mes enfants je ne suis pas un "faible".
L'amour me motive dans tout ce que je fais.
Un père, lorsqu'il transmet, a le souffle éternel. Les lumières s'incarnent dans ses yeux. Lorsqu'il parle à son enfant, la flamme de l'Histoire ne s'éteint pas, mais s'allume et l'anime.
Certains journalistes parlent d'un livre sans l'avoir feuilleté par conscience professionnelle afin de se trouver dans les conditions exactes d'ignorance du public auquel ils s'adressent.
Dans sa lutte contre l'individu, la société dispose de trois armes : loi, opinion publique et conscience.
Nos vies ne sont que d'obscures intermèdes dans les grands jeux électriques de Dieu Le Père.
Un ami dans la vie est très bien ; deux, c'est beaucoup ; trois, c'est à peine possible. L'amitié nécessite un certain parallélisme dans la vie, une communauté de pensée, une rivalité de but.
L'argent n'arrive pas dans les mains fermées.
Essayer coûte que coûte de n'être qu'un, c'est ignorer nos propres contradictions et vivre dans le mensonge. Alors qu'en exprimant nos contradictions, nous ne nous en portons que mieux !
Il y a toujours un peu de vide dans les amitiés les plus pleines, comme dans les oeufs.
L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu. Répandre ces préceptes, c'est préparer une humanité plus vaillante, plus forte - partant plus scrupuleuse et plus généreuse.
Le travail, désormais, décide dans le monde. La guerre elle-même pose, avant tout, des problèmes industriels, des problèmes dont l'industrie décide seule.
On dira dans la presse que c'est à cause de la hess, qu'on était des sauvages, des otages du naufrage.
Les ministres, c'est comme les trous dans le gruyère. Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous ; et puis plus il y a de trous, bah moins il y a de gruyère.
Tout le monde apprend différemment et tous arrivent à un certain point dans une direction différente.
Il faut chanter dans le micro comme si on faisait la cour à une femme.
Le devoir d'une fille est dans l'obéissance.
Les hommes sont différents dans la vie, semblables dans la mort.
L'amour : le sentiment fiévreux que provoque le plaisir d'intéresser quelqu'un jusqu'à l'émouvoir et qui vise à s'approprier la source de ce plaisir dans le but de le faire durer.
On fait ce qu'on peut avec l'alcool que l'on a dans le sang.
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.