Dans le métier de philosophe il est essentiel de ne pas comprendre.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n'est à nous et nous n'avons rien à donner.
Autrefois on cherchait des armées pour les mener combattre dans un pays. A présent on cherche des pays pour y mener combattre des armées.
Dans les grandes émotions, la solitude est parfois salutaire.
Le théâtre, c'est la passion des hommes et la délibération des citoyens assemblés dans le tourment de la représentation.
Dans ce monde chaotique, les hommes se sont toujours construits des systèmes, des logiques, des relations de cause à effet pour s'affirmer.
Que de femmes ont founi de triomphales carrières dans le métier d'écouteuse, où d'ailleurs écouter n'est pas nécessaire ; il suffit d'en avoir l'air.
Contrairement à ce qu'on croit savoir, nous ne sommes jamais entrés dans une ère séculière. L'idée même du séculier est de part en part religieuse, chrétienne en vérité.
Souvent qualifiée de "média chaud" la radio a un aspect de convivialité, de présence discrète, d'appel à l'imaginaire de l'auditeur dont elle a su, dans l'ensemble, tirer le meilleur parti.
Ne saurait-il qu'une chose, un président doit au moins connaître le secret pour réussir dans les affaires.
Les assassins ressemblent fort aux honnêtes gens et rien ne les en distingue dans la vie courante. Ce sont très souvent des gens charmants, polis et raisonnables.
Le temps est une denrée extrêmement rare à la télévision. Et si l'on emploie des minutes si précieuses pour dire des choses si futiles, c'est que ces choses si futiles sont en fait très importantes dans la mesure où elles cachent des choses précieuses.
N'oublie pas... quand tu regardes dans les ténèbres... les ténèbres regardent en toi.
Il n'est pas de douleur plus grande que de se souvenir des jours heureux dans la misère.
Il n'y a que trois événements dans la vie d'un homme ; naissance, vie et mort; il n'a pas conscience d'être né, il meurt dans la douleur et il oublie de vivre.
Le bonheur est dans l'amour un état anormal.
De ce qui occupe le plus, c'est de quoi l'on parle le moins. Ce qui est toujours dans l'esprit, n'est presque jamais sur les lèvres.
Les Sceptiques sont un caillou dans la chaussure de l'humanité en marche vers la crédulité.
Pourquoi faut-il donc ériger des barrières face à l'explosion de nos sentiments ; pourquoi l'être aimé ne pourrait-il pas lire en nous comme dans un livre ouvert les pensées nobles et généreuses qui nous animent ?
Errer est humain, persévérer dans l'erreur est diabolique.
L'homme ne devient homme que dans la poursuite de sa voie la plus haute.
Dans la vie de la plupart des femmes, tout, même le plus grand chagrin, aboutit à une question d'essayage.
Un homard, c'est autre chose qu'un poisson ! Vivre dans une carapace, autrement dit avoir ses os autour de soi, quel changement radical cela doit être dans la façon de comprendre la vie.
Une oeuvre littéraire fabrique une multitude de situations fictives dans lesquelles on se projette, dans lesquelles on devient un autre.
Les maximes générales sont dans la conduite de la vie ce que les routines sont dans les arts.
On ne sait jamais dans la vie. Il faut s'estimer heureux d'avoir ce que l'on a tant qu'on l'a. Le destin est imprévisible et, parfois, nous ignorons à quel point nous sommes favorisés, jusqu'à ce que les choses changent.
Quand, dans une discussion conjugale, une femme menace son mari de prendre un amant, c'est déjà fait.
Ma confiance dans le peuple gouvernant est infinitésimale ; ma confiance dans le peuple gouverné est infinie.
Dans l'âme unie à Dieu, c'est toujours le printemps.
Possible que l'individu trouve son profit et même son aise à se fondre dans la collectivité, mais ce ne serait qu'au détriment de celle-ci. Pour elle, et non pour lui, il doit se défendre contre elle.
Ce qu'il y a de plus singulier dans la vie de l'homme, ce n'est pas sa soumission mais son opposition aux instincts. Il aspire à une vie surnaturelle.
Les rats nous observent dans l'ombre de leurs égouts. Ils se lissent les moustaches de joie car ils n'ignorent pas que notre civilisation fermera bientôt son guichet.
Il ne faut pas lâcher le poisson que l'on a dans la main pour capturer celui qui nous chatouille l'oeil.
La misère du monde est tout aussi visible dans la ligne et le visage d'un mannequin que dans le corps squelettique d'un Africain. La même cruauté se lit partout si on sait la voir.
Il n'est rien de si aisé que de prêcher la patience aux affligés, quand on est dans la prospérité.
Il n'y a pas un crime, il n'y a pas une escroquerie, il n'y a pas une ruse, il n'y a pas un vice qui ne vive dans le secret.
Il y a des gens terrifiants dans le monde. Il est important d'être en sécurité et c'est pourquoi je dois faire ce que je vais faire.
La vertu de la science qui l'empêche de sombrer dans le délire, c'est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l'aménent à modifier ses visions et ses idées.
Bien sûr, les souvenirs sont toujours assaisonnées avec douceur dans la salade composée de nos existences. Ça facilite la digestion des horreurs de nos vies.
Je travaille dur dans le social, les relations publiques et l'éducation des héritiers Grimaldi.
Il n'y a plus de liberté dans l'ironie. Quand on est libre, on peut traverser des pays dangereux à côté du danger. Sinon, on n'ose pas.
- Et comment vous faites entrer le... crapaud à l'intérieur ? - Et bien, on le fait sécher... comme ça il devient tout fin. On le rentre dans la bouteille, et après, avec l'humidité, il gonfle.
Un bulletin de vote est une balle. On ne vote pas tant qu'on ne voit pas la cible, et si la cible est hors d'atteinte, on garde le bulletin dans la poche.
Quand un homme en est à monter dans la chambre de sa femme pour y voler du parfum à six dollars l'once, il est temps pour elle de le laisser partir.
Le premier qui dit que j'ai mauvais caractère, c'est : ma main dans la figure.
L'éducation d'un peuple se juge avant tout dans la rue.
La vérité que l'on trouve dans le vin redevient mensonge dans l'eau claire.
Travailler dans la joie délivre de la servitude.
Nous apprenons à connaître la culture des autres de la même manière que nous apprenons à connaître le sexe : dans la rue.
Mieux vaut cacher sa déraison, mais c'est difficile dans la débauche et l'ivresse.