Durant les premiers ans du Parnasse François,Le caprice tout seul faisoit toutes les loix.La Rime, au bout des mots assemblez sans mesure,Tenoit lieu d'ornemens, de nombre et de césure.Villon sçeut le premier, dans ces siècles grossiers,Débroüiller l'art confus de nos vieux romanciers.
Laura avait des secrets et autour de ces secrets elle a construit la forteresse que, bien que dans mes six mois avec elle, je n'ai pas pu pénétrer et pour laquelle je me considère comme un échec lamentable.
En France, les réformes économiques ont autant d'effet que des piqûres dans des prothèses de fesses.
Oubliez la technique. Frappez le gars en face de vous. Ne laissez personne entrer dans votre espace.
Dix pauvres peuvent habiter dans une même maison, mais deux rois ne peuvent cohabiter.
Le meilleur moyen d'appréhender le temps, réside dans la patience et la crainte de Dieu.
L'islamisme n'est pas l'islam mais cette maladie de l'islam qu'est la recherche effrénée d'un bouc émissaire au marasme dans lequel la relégation des femmes et l'échec de la sécularisation ont plongé le monde arabo-musulman.
Que dans une république laïque on puisse respecter les religions en autorisant leur critique, cela peut paraître une contradiction inadmissible.
Seule occupation qui ne soit pas indigne d'un gentleman dans la matinée : désembrouiller l'écheveau de ses rêves.
Pendant l'accouchement, Serge était derrière la porte à quatre pattes avec un stéthoscope pour entendre tout ce qui se passait dans la salle.
L'homo consumens vit dans l'illusion du bonheur, tout en souffrant inconsciemment de son ennui et de sa passivité. Plus il détient de pouvoir sur les machines, et plus il devient impuissant en tant qu'être humain ; plus il consomme et plus il devient l'esclave de ses besoins croissants créés et manipulés par le système industriel.
Un nouvel être apparaît dans votre vie et subitement, il la remplit totalement.
Couchés au bord de l'entonnoir, quelques soldats guettaient, l'oeil au ras de l'herbe ; les autres discutaient entassés dans le trou.
J'ai un instinct de vie qui m'a sauvé, sinon j'aurais fini dans le caniveau.
Au retour, à l'endroit où la côte dévale,Tes genoux ont fléchi sous le charme énervantDe la soirée et des senteurs qu'avait le vent.Vénus, dans l'ouest doré, se baignait triomphale.
Dans mon appétit de lecture il y a un besoin d'évasion. Je suis enserré dans une vie pleine de petits devoirs ennuyeux, je cherche à m'en échapper par des inattentions, des oublis et notamment celui du temps qui s'écoule.
On ne demande point au syllogisme les principes de la science ; on lui demande vainement les lois intermédiaires, parce qu'ils est incapable de saisir la nature dans sa subtilité ; il lie l'esprit, mais non les choses.
Qui va se souvenir d'elle sinon moi... le seul le dernier avec mon petit stylo- feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébène, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants... des quelques survivants...
Je n'ai jamais voulu être une célébrité ; Je n'ai jamais voulu être célèbre. Et dans ma vie quotidienne, je travaille très dur pour ne rien échanger dessus.
Enfant, c'est ce que je voulais que ma vie soit. Dans mes rêves les plus fous, je n'ai jamais osé rêver que ce serait ça.
J'ai toujours eu la plus profonde affection pour les personnes qui portaient des larmes sublimes dans leurs silences.
Vous qui vivez, vous cherchez la raison de tout au ciel, comme s'il emportait tout dans son mouvement par nécessité.
Il est autant bienvenu que l'eau dans un bateau qui fuit.
Je ne suis jamais dans l'entre-deux, je choisis mon camp, je n'aime pas mettre d'eau dans mon vin.
J'ai des os dangereux dans mon corps.
Moi aussi j'attends des livres que j'entreprends d'écrire qu'ils me secourent, qu'ils m'embarquent dans leur chaloupe, qu'ils me conduisent vers le rivage d'un ailleurs idéal.
Les vieillards qui se couchent dans la tombe ne font que s'écarter du sentier pour laisser passer ceux qui les suivent.
Nous sommes dans un siècle où l'obscurité protège mieux que la loi, et rassure plus que l'innocence.
Dans le doute, dites la vérité.
La lutte dans la lutte doit toujours se reproduire avec des succès différents ; cependant, dans le cours des siècles, les forces se balancent si exactement, que la face de la nature reste uniforme pendant d'immenses périodes, bien qu'assurément la cause la plus insignifiante suffise pour assurer la victoire à tel ou tel être organisé.
Une citoyenneté, par essence, ça pousse pas comme ça. C'est pas naturel. Mais son artifice et sa précarité apparaissent mieux, comme dans l'éclair d'une révélation privilégiée, lorsque la citoyenneté s'inscrit dans la mémoire d'une acquisition récente: par exemple la citoyenneté française accordée aux Juifs d'Algérie par le décret Crémieux en 1870.
Dans un jardin en AngleterreIl était un gardénia.Pour en fleurir sa boutonnière,Un vieux lord se l'appropria.Depuis, au jardin, il n'y a,N'y a plus de gardénia.
C'est dans la nature des choses de mal finir. Il fallait commencer par ne pas commencer. Savoir s'arrêter avant que ça commence.
Qui souvent s'examine n'avance en rien dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
Les fillettes sont bien grandiesQu'on faisait sauter dans ses mains !Que de cendres sont refroidies !Voici refleuris les jasmins.
Un long retard ne fait que séparer toujours plus ces deux idées et, quelle que soit l'impression que produit le châtiment d'un délit, cette impression tardive est surtout celle d'un spectacle, car, dans l'esprit des spectateurs, s'est affaiblie alors l'horreur de tel crime particulier qui devrait servir à renforcer en eux la crainte du châtiment.
Adieu, ma douce fille, je repars dans quelques instants pour des contrées éloignées d'où je ne reviendrai probablement jamais, à cause de mon très grand âge...
Demandez justice aux gouvernements tyranniques non pas avec votre chapeau dans vos mains mais avec un fusil dans votre poing.
Voir les choses dans le présent, même si elles sont dans le futur.
Dans l'cimetière de ma jeunesse, j'ai laissé des amis, des rêves et des promesses, j'ai abandonné, des larmes et des cris d'joie; pour bâtir mon monde avec mon coeur, du bout d'mes dix doigts.
Dans la tristesse, on se met à poil.
On m'en a donné des surnoms, mais Pelusa est celui que je préfère parce qu'il me transporte dans mon enfance à Fiorito.
Pointez votre doigt dans le pot de l'Histoire et pourléchez-vous des confitures de sang.
Nous sommes tous des imposteurs dans l'ensemble de ce monde, nous prétendons tous être quelque chose que nous ne sommes pas.
Avoir des liaisons considérables, ou même illustres, ne peut plus être un mérite pour personne, dans un pays où l'on plaît souvent par ses vices, et où l'on est quelquefois recherché pour ses ridicules.
Il comprit qu'il lui faudrait persévérer dans l'angoisse et l'affliction jusqu'à l'heure du destin, persévérer dans l'amour et même dans l'espérance.
Tout brin d'herbe a son coin de terre dont il tire vie et force ; de même l'homme est enraciné dans le sol natal dont il tire sa foi aussi bien que sa vie.
La musique, dans son essence, est ce qui nous donne des souvenirs. Et plus une chanson existe depuis longtemps dans nos vies, plus nous en avons de souvenirs.
La vérité d'une chose est dans sa sensation, pas dans sa pensée.
Dans ce pays, américain signifie blanc. Tout le monde doit faire un trait d'union.