Entre dieu et la société, il faut choisir. Ce choix me laisse assez indifférent, car je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement.
Les rêves sont menteurs ; chier dans son lit, il n'y a que ça de vrai.
Je ne redoute rien tant que l'exilLe regret de mon soleil versé sur les vaguesComme l'huile qui s'exalte dans la poêleEt chante le cantique du feuEt ma mère trempée d'angoissesDevant son foyer aux-trois-pierres.
Lire pour se cultiver, c'est l'horreur. Lire pour rassembler son âme dans la perspective d'un nouvel élan, c'est la merveille.
Là, les yeux au plafond, pendant que mon cigareExhale un lent nuage azuré qui s'égareComme dans un brouillard matinal, je revoisTon sourire, ton beau sourire d'autrefois.
Souffrir dans son amour, c'est moins pénible que de souffrir dans sa dignité.
Dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant c'est avant.
Les patrons sont comme les chats dans une litière. Instinctivement ils remuent tout pour cacher ce qu'ils ont fait.
Il est des moments, dans la vie d'un homme, où il se sent à l'abri de Dieu lui-même.
Dans le royaume des cieux, tout est dans tout, tout est un, et tout est à nous.
Mais qui a jamais pu vivre exclusivement dans les livres ? Qui a jamais vérifié que la vraie vie est ailleurs ?
Il fait si noir dans le noir il fait si chien dans la nuit, ça vous colle aux dents, la suie, ça désespère l'espoir.
La femme chez le sauvage est une bête de somme, dans l'Orient un meuble et, chez les Européens, un enfant gâté.
Le théâtre est un lieu de tensions. C'est pas un lieu où tout est facile, où on travaille en famille. C'est la vie, le théâtre. Un lieu de conflits, même dans sa réalisation. Et c'est bien qu'il le reste, qu'il ne devienne pas artificiellement un lieu de
Dans toutes les élections précédentes, ce qui s'est passé en février donne la clé de ce qu'il va se passer en avril.
Je vous en prie mes soeurs, mes amies, ma femme, mon amour... enfilez votre jeans ou restez nue !! Mais ne marchez pas dans la mode... ça porte malheur !
Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu'à ce qu'elle étouffe. Elle n'étouffera pas sans t'avoir piqué. C'est peu de choses, mais si elle ne te piquait pas, ça fait longtemps qu'il n'y aurait plus d'abeilles.
Le sublime lasse, le beau trompe, le pathétique seul est infaillible dans l'art. Celui qui sait attendrir sait tout.
Les gens bien doués sont condamnés d'avance à brûler plus longtemps que les autres dans le purgatoire, étant plus riches en phosphore.
Un bateau est conçu pour aller sur l'eau, mais l'eau ne doit pas y entrer. De la même façon, nous sommes conçus pour vivre dans le monde mais le monde ne doit pas nous envahir.
Le progrès social est devenu une farce : les hommes travaillent moins, se reposent davantage... mais ils sont sévèrement embrigadés dans la pensée unique.
Quantités de talents sont perdues dans notre société, uniquement parce que ces talents portent une jupe.
Lorsque nous passons le temps en faisant de la musique quelque chose dans le temps cesse de passer.
L'important dans la vie, ce n'est pas le triomphe, mais le combat. L'essentiel n'est pas d'avoir vaincu, mais de s'être bien battu.
La guerre est le domaine de l'incertitude ; les trois quarts des éléments sur lesquels se fonde l'action restent dans les brumes d'une incertitude plus ou moins grande.
Dans le véritable amour, vous atteignez la liberté.
Vous devez être réaliste quant à votre situation dans la vie et en profiter.
Nous leur ferons apparaître nos signes dans la nature et dans leurs propres êtres jusqu'à ce qu'ils soient persuadés de l'existence de Dieu. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit le témoin de toute chose?
L'enseignement des maîtres ne remplace jamais le bon instinct qui doit nous guider dans la conduite de la vie.
Nous vivons dans un monde où l'échec des autres devient plus important que notre propre réussite.
Le temps n'est pas encore venu où l'homme pourra laisser son empreinte dans le système solaire.
Dans le domaine des politiques culturelles, la vraie priorité, ce sera toujours l'enseignement artistique.
Le grand art de la vie est la sensation de sentir que nous existons, même dans la douleur.
Viser la justice sociale est la chose la plus précieuse à faire dans la vie.
Avoir de l'argent est juste la meilleure chose dans le monde.
Rien dans la vie qui vaut quelque chose est facile.
Les mathématiciens sont comme les français : quoique vous leur dites ils le traduisent dans leur propre langue et le transforme en quelque chose de totalement différent.
Veut-on savoir ce qui se passe dans les montagnes, il faut interroger ceux qui en viennent.
Il y a trop de lacets dans les routes de montagne. Pourquoi ne fait-on pas des routes à boutons ?
- Le jour où je serai trop âgée, je me tirerai une balle dans la tempe. - Feu
Les écrivains qui ont de l'influence ne sont que des hommes qui expriment parfaitement ce que les autres pensent, et qui réveillent dans les esprits des idées ou des sentiments qui tendaient à éclore.
La place pour les enfants ne manque pas, dans le malheur des grands.
La séduction des yeux. La plus immédiate, la plus pure. Celle qui se passe de mots, seuls les regards s'enchevêtrent dans une sorte de duel, d'enlacement immédiat, à l'insu des autres, et de leur discours : charme discret d'un orgasme immobile, et silencieux.
Il y a des ombres sombres sur la terre, mais ses lumières sont plus fortes dans le contraste.
Dans les jeunes femmes, la beauté supplée à l'esprit. Dans les vieilles, l'esprit supplée à la beauté.
Celui qui observe en marchant dans les rues, verra, je crois, les visages les plus gais dans les voitures de deuil.
Dieu a permis, pour punir l'homme du péché originel, qu'il se fît un dieu de son amour-propre pour en être tourmenté dans toutes les actions de sa vie.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
C'est toujours dans la nuit, et en catimini, qu'on quitte le pays dans lequel on a été accueilli en richissime, quand la pauvreté et l'endettement vous assaillent.
En Belgique, on n'a peut-être pas beaucoup de champions du monde, mais dans le monde, ils n'ont pas autant de champions de Belgique que chez nous.