Plus encore que dans le poème, c'est dans l'aphorisme que le mot est dieu.
La diplomatie : l'art de plonger dans des eaux troubles sans faire de "plouf".
A la campagne et dans les petites villes, faire de la politique, ce n'est, le plus souvent, que haïr son voisin.
L'âge se lit dans les yeux des autres, même quand soi-même on n'y pense plus.
Angoisse métaphysique : ou l'apaiser avec un Dieu, ou la noyer dans le plaisir, ou la guérir par des pilules.
Le même qui vous flatte, vous déteste dans l'âme.
Il n'y a de défaites que celles que l'on a tout seul, devant sa glace, dans sa conscience.
Les radios généralistes, quel que soit leur statuts, ont une vocation de service public qui suffirait à justifier leur permanence dans le paysage médiatique.
Tout ce qui est fait au nom de l'art reflète ce qui se passe dans le monde.
Quand le venin de la malveillance s'insinue dans un coeur, il double le fardeau de celui qui nourrit ce mauvais sentiment: il sent le poids de ses propres malheurs et la vue du bonheur d'autrui le fait gémir.
Nous jurons que nous nous présentons aux Jeux Olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d'y participer dans un esprit chevaleresque pour l'honneur de nos pays et la gloire du sport.
Un pays dans lequel les gens ne sont pas sains physiquement et psychologiquement, sont mal éduqués et analphabètes, n'atteindra jamais les sommets de la civilisation mondiale.
Lorsque je veux qu'un son soit menaçant en le retenant et en le tourmentant sans cesse, je l'écris non pour un instrument capable de l'exécuter aisément, mais pour celui à qui il demandera un effort important. Il ne pourra le [...] ► Lire la suite
Mais ça s'est su assez vite, quand même. Les premières années, les journalistes ne me parlaient que de ça. C'était un peu vexant. Et puis, au fur et à mesure, comme ils ont vu que je produisais une musique originale, [...] ► Lire la suite
L'amour est aveugle ? Quelle plaisanterie ! Dans un domaine où tout est regard !
Un simple coup d'oeil dans les couloirs du métro aux heures de pointe et l'on comprend que personne ne veuille plus le prendre.
Est-ce qu'un matador se dit parfois dans l'arène qu'il est en train de se battre contre un boeuf strogonoff ou contre des roulades ?
La médecine est inscrite dans les circuits de consommation.
C'est le pays qui engendre ses enfants et non l'inverse. Chaque fois que dans l'histoire un homme a voulu dépasser le pouvoir de son pays, il n'a réussi qu'à installer le chaos et la catastrophe.
L'histoire s'est toujours écrite dans le sang des hommes et des femmes prêts à le verser.
L'amour est comme une pellicule. Il se développe dans le noir.
Souviens-toi toujours que même s'il est partout dans les fers, l'homme est né libre.
Le patriarcat n'est pas un simple système d'oppression sexuelle. Il est aussi l'expression d'un système politique qui a pris appui, dans nos sociétés, sur une théologie.
Personne de normal n'a jamais accompli quelque chose de significatif dans ce monde.
Grimpe dans le 4x4 tonnerre mécanique, on va faire un tour de manège !
Si on continue avec la concurrence fiscale, dans dix ou vingt ans, il n'y aura plus d'impôt sur les sociétés.
L'homme ne survit que dans ce qu'il crée, par une oeuvre, les objets façonnés, ses écrits, ses enseignements.
L'homme "sain" n'est pas tant celui qui a éliminé de lui-même les contradictions : c'est celui qui les utilise et les entraîne dans son travail.
L'esclavage dans la conquête est une chose d'accident.
Il y a un plaisir mystérieux dans le fait de détruire.
La peinture est une manière "d'être", la tentation de respirer dans un monde irrespirable.
Le ridicule est l'arme favorite du vice. C'est par elle qu'en attaquant dans le fond des coeurs le respect qu'on doit à la vertu, il éteint enfin l'amour qu'on lui porte.
La seule chose intelligente à faire serait d'abonder dans le sens du destin.
Les dieux ont enseigné aux hommes à se contempler eux-mêmes dans le spectacle comme les dieux se contemplent eux-mêmes dans l'imagination des hommes.
Chaque passion donne au monde une chance supplémentaire de briser les murailles d'indifférence derrière lesquelles l'humanité a pris ses quartiers d'hiver - une chance supplémentaire d'entrer enfin dans la ferveur.
Nous sommes monothéistes. On n'aime qu'une seule femme vraiment dans une vie d'homme.
Les ignorants se laissent enliser dans les mots, comme un éléphant dans la boue.
L'éducation sexuelle peut être une bonne idée dans les écoles, mais je ne pense pas que les enfants devraient avoir des devoirs.
Oh putain ! Y a plus de plastic que dans Cher !
A qui est demeuré longtemps confiné dans la ville Il est doux d'absorber son regard Dans le visage ouvert et beau du ciel.
Il faut croire en Dieu pour avoir foi dans les hommes.
Les livres présument que la pensée siège dans le cerveau, la vie prouve que l'homme pense avec ses autres viscères.
Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans la joie.
Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu.
L'image est un accélérateur de violence, dans la mesure où elle affiche la somptuosité, la facilité du geste, y compris de celui qui donne la mort, mais aussi de l'argent.
Les parties de plaisir s'achèvent dans la solitude mélancolique des examens intimes.
A quoi sert d'aller dans la lune, à quoi bon dompter l'espace, si l'on ne sait pas dompter le temps ?
Heureux ceux qui ont une lyre dans le coeur, et dans l'esprit une musique qu'exécutent leurs actions !
La stupidité et la tristesse de la civilisation présente sont dues, au moins en partie, à la suppression des formes élémentaires de la jouissance esthétique dans la vie quotidienne.
Appelez cela démocratie, ou appelez cela socialisme démocratique, mais il doit y avoir une meilleure répartition des richesses dans ce pays pour tous les enfants de dieu.