Il y a des gens qui apparaissent dans les magazines et je ne sais pas qui ils sont. Je n'ai jamais rien vu de ce qu'ils ont fait et leur carrière est déjà terminée. Ils sont célèbres pour peut-être 10 minutes. Je pense que les vraies carrières mettent beaucoup de temps à se dévoiler.
Il n'y a jamais d'autre difficulté dans le devoir que de le faire.
L'orgueil se trouve partout, dans toutes les conditions, dans toutes les âmes.
Pour moi toutes les idées se valent ; le fait qu'elles existent prouve que quelqu'un les crée. Qu'importe qu'elles soient objectivement justes ou fausses. Elles ne peuvent jamais demeurer longtemps dans l'état où elles sont.
Il est inutile de respecter les vivants, à moins qu'ils ne soient les plus forts. Dans ce cas, l'expérience conseille plutôt de lécher leurs bottes, fussent-elles merdeuses. Mais les morts doivent toujours être respectés.
Nul ne peut reposer dans son ombre.
Ce qui me perturbe aujourd'hui, surtout dans l'environnement actuel, c'est tout ce qui est très défini, la recherche d'une soit-disant pureté personnelle, puretés de civilisations... Tout ça me panique complètement.
Nos enfant, on leur en met trop dans la tête et pas assez dans le corps. Mais ils souffrent, ils étouffent. Voyez comme ils déchirent leurs jeans, se font des piercings, des tatouages : leur corps ne s'exprime pas assez.
Tout est dans tous, et vice et versa.
L'avantage dans la comédie, c'est que l'acteur ne se prend pas pour ce qu'il joue.
La terre sous ce corps, était ouverte comme une tombe, son ventre s'ouvrit à moi comme une tombe fraiche.Nous étions frappés de stupeur, faisant l'amour au dessus d'un cimetière étoilé.Chacune des lumières annonçait un squelette dans une tombe, elles formaient ainsi un ciel vacillant, aussi trouble que les mouvements de nos corps mêlés.
J'ai une très longue relation avec l'Amérique. Ma mère a grandi là-bas et j'ai senti dans une certaine mesure que j'y appartenais en partie. J'y ai été brièvement scolarisé pendant environ un an.
De toute évidence, il y a quelque chose de très séduisant dans les films, qui peuvent être attrayants dans le mauvais sens si vous les faites pour de mauvaises raisons - pour l'argent ou pour la gloire.
Notre métier, vous le savez, dans le secteur du divertissement consiste à essayer d'illuminer et de montrer aux gens toutes les facettes de l'humanité, et cela ne signifie pas seulement que vous ne pouvez faire que des films qui ne sont que de bons côtés de nous. Vous devez être capable d'éliminer les mauvaises parties.
Une fois que vous pouvez vous exprimer, vous pouvez dire au monde ce que vous voulez. Tous les changements dans le monde, pour le bien ou pour le mal, ont d'abord été provoqués par des mots.
Ce que j'aime dans le théâtre, c'est que vous savez pour qui vous jouez: votre auditoire. Et la chose que je trouve vraiment difficile dans le film est, vous ne savez pas. Le public est invisible. Et nous sommes assis là, espérant qu'il y a d'autres personnes là-bas.
si les humains ont un point commun, c'est d'inventer des mondes fictifs et de parvenir à y vivre, plutôt que dans le réel.
La décomposition est dans le présent, demain aussi est décomposition et chaque chose se désagrège : la poussière serait-elle le maître de tout ?
Le mourant est dans la situation d'un homme qui sort de chez soi sans la clef et ne peut plus rentrer parce que la porte fermée ne s'ouvre que du dedans.
Tous les voisins sont des serpents à sonnettes. Des vermines qui attendent l'occasion de vous claquer la porte au nez. Dans le monde entier, c'est la même chose.
La différence entre l'homme qui tond simplement le gazon et le vrai jardinier réside dans la façon de toucher aux choses, disait-il. L'homme qui pousse sa tondeuse aurait pu n'être jamais là ; le jardinier y sera présent toute sa vie.
Mais au moins, se perdre dans l'espace, ça vous tenait occupé.
Il y a des gens dans le monde qui ont tellement faim que Dieu ne peut leur apparaître que sous la forme de pain.
La discipline est un outil nécessaire pour vous aider à obtenir ce que vous voulez dans la vie. Cela vous oblige à rester au centre et à vous éloigner des choses qui ne sont pas nécessaires.
L'infiniment grand peut se ranger dans une boîte infiniment plus grande que lui, et pareil pour l'infiniment petit.
Où il y a place dans le coeur, il y a place au logis.
En parlant de concurrence dans l'industrie de la restauration rapide. C'est le rat mange le rat, le chien mange le chien. Je vais les tuer, et je vais les tuer avant qu'ils ne me tuent.
Quand j'écoute un chanteur américain, je veux écouter sa musique dans sa langue, car il est plus spontané - il est plus naturel - et j'ai besoin de son point de vue. Et notre point de vue ici à Bruxelles est le français et le flamand.
Le désespoir est le parfum du jeune acteur. C'est tellement satisfaisant de s'en être débarrassé. Si vous continuez à le sentir, il peut vous rendre fou. Dans cette affaire, beaucoup de gens deviennent fous, deviennent excentriques, voire en meurent. Pas mon plan.
Il fait partie de ces hommes qui se construisent un destin pour échapper à celui du commun des mortels. Pour rester dans les livres et dans l'Histoire
Tout est mini dans notre vie.
Dans ma vie au cinéma j'ai toujours observé deux principes : ne jamais faire devant la caméra ce qu'on ne ferait pas chez soi, et ne jamais faire chez soi ce qu'on ne ferait pas devant la caméra.
Qui saura peser ce qu'il entre du comédien dans tout homme public toujours en vue ?
Certaines gens, quand ils entrent dans nos idées, semblent entrer dans une hutte.
Je revois le plateau nu et l'immense cimetière échoué dans les labours brumeux, comme, au fond des mers, les épaves d'un naufrage innombrable.
Dans les pays contre-réformés, on constate la soumission à une autorité hiérarchique, la défiance à l'égard des individus et des groupes, une organisation hostile à l'autonomie et à l'innovation, le préjugé anti-économique.
Rien ne va vous arriver si vous jetez du sel sur le sol, si vous vous tenez sous une échelle ou si vous voyez huit chats noirs dans la rue.
Il doit y avoir plus de femmes qui soutiennent les femmes. Pas seulement dans la mode, en général.
Quelle place la littérature prétend-elle prendre dans ce chaos où l'intime se mêle au politique, où tout semble mouvant et incertain, où le réel revendique sa part de piège et de risque ?
Nous avons enfin découvert ce que nous n'osions pas penser, que nos villes abritent des "étrangers" dans la maison.
Dans les arts rien ne vit que ce qui donne continuellement du plaisir.
Les lois dans les mains des rois, qui les font, sont de cire.
Si l'on songe à la stupidité des gens dans leurs agissements et à l'agrément de leur conversation, on se dit que tout le monde irait peut-être mieux s'ils parlaient davantage et s'ils agissaient moins.
Ce sont les livres les plus abîmés, les plus griffonnés dans les marges qui sont les plus beaux. Comme les jeans vieillis troués aux genoux !
On s'aimera tant qu'on s'aimera avec cette délicieuse sensation du provisoire qui s'installe dans la durée sans qu'on en ait conscience.
Le plus important, ce n'est pas de donner 10 euros dans la rue.C'est de regarder celui qui souffre avec un sourire pour qu'il voie qu'on l'a vu, lui qui est invisible.
L'histoire n'est plus seulement une chronique de rois et d'hommes d'État, de personnes qui détenaient le pouvoir, mais de femmes et d'hommes ordinaires engagés dans de multiples tâches. L'histoire des femmes est une affirmation selon laquelle les femmes ont une histoire.
Mon coeur est toujours là dans la musique gospel. Il n'est jamais parti... Je vais faire un récit évangélique et dire à Jésus que je ne peux pas supporter seul ces fardeaux.
Je dirai qu'au fur et à mesure que je vieillis et que je suis plus calme et tranquille, la qualité dans une femme que je trouve de plus en plus attrayante est la gentillesse.
À la mort de ma mère, j'avais totalement perdu confiance en moi. Je culpabilisais sans cesse. J'étais souvent repliée sur moi-même. J'avais tendance à vivre dans le regret, incapable de prendre des décisions de peur de me tromper.