Dans la rue, les gens ne parlent qu'à Roland, quasiment jamais à Michel Cordes. C'est lourd parfois mais finalement toujours positif.
Une des grandes escroqueries de notre époque, c'est d'avoir fait croire à l'homme de la rue qu'il avait quelque chose à dire.
La première fois que je les ai vu, j'ai cru qu'ils avaient débarqués d'une autre planète. Je ne pouvais pas m'arrêter de les regarder. J'étais encore petite quand ma mère m'emmena les voir s'entraîner dans le quartier. Ça a rapidement [...] â–º Lire la suite
Lourd c'est bien, lourd c'est plus fiable. S'il marche pas on peut toujours assommer avec.
J'parle au monde de la nuit de jour, j'parle au monde de la rue toujours.
L'homme n'est, en fin de compte, qu'un passage pour les liquides et les solides, un tuyau de chair.
La montagne est déconcertante. Son paysage est plissé et secret. Les mots et les habitudes butent sur le passage des cols.
On peut enregistrer des sons dans la rue et en faire de la musique.
Parfois quand on est jeune on se dit que rien ne peut nous toucher comme si on était invincible, on a toute sa vie devant avec plein de projets dans la tête, comme trouver son âme-soeur, la personne qui nous [...] â–º Lire la suite
Le passage à l'âge adulte est glissant dans les virages, devenir un homme : y'a pas d'stage, pas d'rattrapage. Maintenant, t'es dans l'grand bain, devine comment on nage.
Avec quoi tu as soupé hier? Un pied de cochon Il n'y a pas plus lourd pour l'estomac! Alors...ta soucoupe...c'est le pied de cochon !
C'est mon frère qui m'a appris ce que c'était la vie pour un jeune noir. Fais ce que tu dois faire : mac, dealer, ce que tu veux. Apprends les couleurs à connaître, les frontières des gangs, ce que tu dis [...] â–º Lire la suite
Les hommes sont comme les marrons qu'on nous vend dans la rue : quand on les achète, ils sont tout brûlants et ils sentent bon, puis dès qu'on les sort de leur écorce ils refroidissent tout de suite et on s'aperçoit qu'ils sont presque tous gâtés à l'intérieur.
La grammaire est l'art de lever les difficultés d'une langue ; mais il ne faut pas que le levier soit plus lourd que le fardeau.
J'ai longtemps cru que j'avais grandi dans un faubourg de Buenos Aires, un faubourg aux rues hasardeuses, ouvertes sur de visibles couchants.
J'admire qu'il soit si lourd en étant si plat.
En tant que chrétien, mon sentiment me désigne mon Seigneur et mon Sauveur comme un combattant. Il m'indique l'homme qui autrefois dans la solitude, entouré de quelques disciples, a reconnu ces juifs pour ce qu'ils étaient, et sommé les hommes [...] â–º Lire la suite
Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs.
Une mauvaise réputation est un fardeau, léger à soulever, lourd à porter, difficile à déposer.
Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
Elle s'est endormie un soir, croisant ses bras,Ses bras souples et blancs sur sa poitrine frêle,Et fermant pour toujours ses yeux clairs, déjà lasDe regarder ce monde, exil trop lourd pour Elle.
Par la rue « Plus tard », on arrive à la place « Jamais ».
Au cinéma, le spectateur qui aperçoit une rue à l'image infère spontanément l'existence de la ville.
Supprimer le négatif ; accentuer le positif !
Allez donc faire abandonner à l'homme de la rue une idée qu'il juge difficile à comprendre et qu'il croit avoir comprise.
A la limite, le seul écologiste irréprochable est celui qui met tout en oeuvre pour mourir sans laisser la moindre trace de son passage sur Terre.
La politique est un passage obligé pour changer une société.
Le devoir est plus léger qu'une plume, et plus lourd qu'une montagne.
Le mariage s'effectue entre un homme et une femme. Je ne pense pas qu'il soit positif de changer cette règle, parce qu'alors, si l'on part de ce principe, on peut aller à la limite très loin dans la modification de notre civilisation.
On parle toujours du boulevard des Filles du Calvaire, mais jamais du calvaire des filles du boulevard.
La vocation est un torrent qu'on ne peut refouler, ni barrer, ni contraindre. Il s'ouvrira toujours un passage vers l'océan.