Rien n'égare autant le scientifique qu'une vérité prématurée.
Déjà à l'origine de l'espèce l'homme était égal à ce qu'il était destiné à devenir.
Nous donnons aux autres des louanges auxquelles nous ne croyons pas nous-mêmes, tant qu'ils répondent par des louanges que nous pouvons croire.
On n'est pas vieux tant qu'on cherche.
Les grands livres sont ceux qui grandissent de concert avec l'homme.
Mon pessimisme va jusqu'à soupçonner la sincérité des autres pessimistes.
La noblesse d'un être humain est strictement indépendante de celle de ses convictions.
Ceux qui parlent de la joie d'aimer, c'est qu'ils n'aiment pas. Aimer un être, c'est se le sentir nécessaire, donc se sentir soi-même dans un continuel provisoire.
La seule liberté que nous concède la vie, c'est de choisir nos remords.
Condition préalable à la lisibilité des livres : qu'ils soient oubliables.
Les banalités des écrivains rares nous fournissent de bonnes citations.
On se marie, comme on va au danger, par manque d'imagination.
L'amour, comme tout ce qui vit, commence à dégénérer sitôt conçu.
Ce n'est pas dire des sottises qui est grave, mais les dire au nom des principes.
Vis-à-vis de qui nous loue, nous nous sentons à la fois gênés comme son supérieur et confus comme son obligé.
Certaines gens sont si contrariants qu'il suffit qu'on les admire pour qu'ils ne s'admirent plus.
Quelqu'un m'a dit que je devrais mettre un caillou dans ma bouche pour soigner mon bégaiement. Bon, j'ai essayé, et pendant une scène j'ai avalé le caillou. C'était la fin de cela.
Il faut créditer une hypothèse de tout ce qu'il a fallu découvrir pour la démolir.
Ce qui rend nos adversaires utiles, c'est qu'ils nous permettent de croire que sans eux nous serions capables d'atteindre nos objectifs.
Tant qu'on entend gémir la liberté, c'est qu'on n'a pas trop à s'alarmer pour elle.
Rien de fastidieux comme des larmes qu'on n'a pas fait couler à dessein.
Il n'y a pas de bonheur intelligent.
Le mariage est trop décrié pour n'avoir pas beaucoup de bon.
À ceux qui manquent d'opinion profonde, il est aisé de se choisir, à tout moment, la mieux accordée au réel.
Peut-être fabriquerons-nous un jour ce qui nous comprendra.
Le moins qu'on puisse dire du pouvoir, c'est que sa vocation est suspecte.
Le moins que l'on puisse dire du pouvoir, c'est que la vocation en est suspecte.
Haïr fatigue.
Ne pas prendre ses angoisses pour des problèmes, à moins que ce ne soient les seuls.
Le beau est ce qui traverse impunément la sottise des âges.
Nous devons veiller sur notre pudeur en présence de ceux qui ne peuvent en comprendre les fondements.
C'est une rare volupté, devant l'excès de la louange, que de se sentir pour une fois sincèrement modeste.
En général, quand nous obtenons l'estime du public, il y a longtemps que nous et lui avons perdu la nôtre.
Dire des hommes qu'ils sont mauvais, c'est dire qu'ils sont pires que nous ne le pensons, ou pires que l'homme idéal dont nous avons construit l'image à partir de quelques-uns.
La haine, pour celui qui ne s'y livre pas, est un peu comme l'odeur de l'ail pour celui qui n'en a pas mangé.
Renommée? J'en ai déjà plus que ceux que je respecte, et n'en aurai jamais autant que ceux que je méprise.
Tenez compte des critiques même lorsqu'elles ne sont pas justes ; résistez-leur même quand elles le sont.
Un des dangers d'écrire des maximes, c'est qu'on se met dans le cas d'être cité.
Une oeuvre d'art peut exiger que nous lui sacrifions jusqu'à nos scrupules.
Penser ? Pourquoi penser ! Nous avons des ordinateurs pour le faire pour nous.
Aimer une idée, c'est l'aimer un peu plus qu'il ne faut.
Je préfère le jargon honnête de la réalité aux mensonges éhontés des livres.
L'idéal, sans doute, varie, mais ses ennemis, hélas, sont toujours les mêmes.
Nous protestons contre l'injustice dès qu'elle passe la nôtre.
On pardonne à un être sur quelques minutes, comme à un livre sur quelques phrases.
Chacun de ceux que nous avons aimés emporte avec lui un peu de notre secret.
Il y a certains moments où l'on pourrait souhaiter que l'avenir soit construit par les hommes du passé.
La vérité, juchée sur son socle d'erreurs.
Dieu, ce dépotoir de nos rêves.
Avant de rêver, il faut savoir.
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