La moitié du monde ne sait comment l'autre vit.
Si l'on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite.
On ne vit en fait que pour quelques instants, intenses et privilégiés, le reste du temps on attend ces moments-là.
Qui vit comme chat et chien Jamais n'a repos ni bien.
Si, au point du jour, l'écureuil se met à crier partout que le caïman, parce qu'il avait mal aux yeux, a passé une nuit blanche, qui faut-il interroger ? L'iguane, car il vit sur terre et dans l'eau !
Celui qui vit loin des hommes ressemble aux raisins mûrs. Et celui qui vit avec eux ressemble aux raisins verts.
A partir de 40 ans, chaque fois que l'on vit quelque chose, on se dit que c'est peut-être la dernière fois.
L'homme sage vit sans morale, selon sa sagesse. Nous devons essayer d'arriver à l'immoralité supérieure.
On ne vit pas comme on veut, mais comme on peut.
Tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique.
L'amour vit d'inanition et meurt de nourriture.
La femme vit par le sentiment, là où l'homme vit par l'action.
Qui est plus libre : le célibataire qui vit en dictature, ou l'homme marié, en démocratie ?
Quand on vit avec les fous, il faut faire aussi son apprentissage d'insensé.
La vie n'a pas de sens, seule chaque vie individuelle a un sens, donné par celui qui vit cette vie. L'individu trace son trait et disparaît.
Le sage ne rencontre pas de difficultés. Car il vit dans la conscience des difficultés. Et donc n'en souffre pas.
Dans chaque être humain vit une colonie entière.
C'est en vivant qu'on honore les morts, même quand on a peur. On vit car eux n'ont plus cette chance.
On ne vit que d'illusions. Les apparences sont infiniment plus savoureuses que les réalités.
L'homme est un animal qui du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce a besoin d'un maître. Or ce maître, à son tour, est tout comme lui un animal qui a besoin d'un maître.
Celui qui vit d'espérance court le risque de mourir de faim.
Notre passé et notre avenir sont solidaires. Nous vivons dans notre race et notre race vit en nous.
Un bon vivant, c'est un homme qui vit avec le sourire.
On ne vit pas uniquement du passé. On est souvent plus malheureux de ne pouvoir jouir de l'instant qui passe que de se remémorer sans cesse les regrets des jours enfuis.
Le mal n'est pas de vivre mais de savoir qu'on vit. Le mal est de connaître et de vouloir.
L'amour vit de petites choses aimables.
L'univers n'est rien que par la vie et tout ce qui vit se nourrit.
On ne crée pas notre vie, on la vit.
Quiconque vit selon ses moyens manque d'imagination.
Qui n'a pas fait d'enfant ne sait pas pourquoi il vit.
A force de vivre au milieu des tableaux, on finit par se taire ; on vit surtout avec les yeux.
Vivons bien, on ne vit qu'une fois. Et si on vivait plusieurs fois, ce serait tout aussi valable.
Tant qu'on vit, on s'instruit et pourtant on meurt bête.
On vit avec beaucoup de mauvaises actions sur la conscience et quelques bonnes intentions dans le coeur.
Il y a la vie qu'on rêve et la vie qu'on vit, c'est la première qui est la vraie.
Il n'y a d'heureux que ceux dont l'âme imprègne, illumine le corps et vit en symbiose avec lui.
J'ai fait de Roméo un être déclassé qui vit sous les ponts, et de Juliette la fille du Ceausescu local. «1984», d'Orwell, m'a servi de toile de fond.
Finalement l'adolescence se vit à la fois comme un exil et comme une initiation au terme de cet exil.
Un coeur léger vit longtemps.
Celui qui vit après la mort de son ennemi, ne fût-ce qu'un jour, a atteint le but désiré.
Qui meurt pour le pays vit éternellement.
On ne vit qu'une fois.
Le chroniqueur vit sa vie de cigale, individuelle et confortable, futile et superficielle. Il écrit ce qui lui chante, quand il lui chante.
Le temps de la prime jeunesse, un âge rêveur, exalté, durant lequel on poétise la femme, on divinise sa chair inaccessible, on vit dans une attente farouche du miracle amoureux.
On ne vit qu'une fois. Peut-être, mais cela permet d'agoniser beaucoup de fois.
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
Le courage est une chose qui s'organise, qui vit et qui meurt, qu'il faut entretenir comme les fusils.
La vie est un exil : chaque homme vit en lui-même comme en pays étranger.
L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
L'homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s'attend pas à ce que les idées qu'il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d'un cultivateur, pour l'avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.