Celui qui, par hasard, a une honnête femme vit heureux avec un fléau.
On vit avec un coeur trop plein dans un monde trop vide. Et sans avoir usé de rien, on est désabusés de tout.
C'est comme ça dans les guerres tribales : les gens abandonnent les villages où vivent les hommes pour se réfugier dans la forêt où vivent les bêtes sauvages. Les bêtes sauvages, ça vit mieux que les hommes.
Rien ne vit qui n'ait germé.
La calomnie vit héréditairement et s'établit pour toujours dans le lieu dont elle a une fois pris possession.
Aujourd'hui, on vit trop dans une époque où on dit de belles paroles mais on ne les incarnent plus.
Retenir la femme que l'on a rencontrée dans la femme avec qui l'on vit... c'est comme poser ses lèvres sur l'eau et croire que l'on embrasse toujours la même rivière.
Un véritable roi vit en quelque sorte hors de lui-même, sa vie n'est sienne que pour autant qu'il la donne à son peuple.
La femme vit spirituellement dans les imaginations qu'elle hante et qu'elle féconde.
Les voyages, ça ressemble à l'amour ! Il y a les amours qui éclairent et ceux qui assombrissent. Tout dépend du coeur qui les vit et les hommes ont le coeur qu'ils peuvent.
Provençaux, voici la coupe,Qui nous vient des Catalans,Tour à tour buvons ensemble,Le vin pur de notre cru,Verse-nous la poésie,Pour chanter tout ce qui vit,Car c'est elle l'ambroisie,Qui transforme l'homme en Dieu.
On ne vit pas dans l'absolu. Nul homme n'est coulé d'une seule pièce. Même un robot connaît la panne. Sans contradictions il n'y a pas de vie.
La société ne vit point d'idées négatives, mais d'idées positives.
Provoquer, au sens artistique du terme, oblige à ouvrir les yeux, à casser le monde dans lequel on vit pour réfléchir.
Essayant de donner, on voit qu'on n'a rien, Voyant qu'on n'a rien, on essaye de donner, Essayant de donner, on voit qu'on n'est rien, Voyant qu'on n'est rien, on désire devenir, Désirant devenir, on vit.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
Pour qui vit-on ? Pour qui écrit-on ? Devant qui, en fin de compte, est-on moralement responsable de ses actes ?
Avec le temps, on ne vit plus que des sentiments mitigés : plus rien n'est plein, ni les bonheurs ni les malheurs ; toute chose à son ombre, qui s'allonge et où l'on pourra se reposer.
On est responsable de l'époque où on vit, de la situation où on est. J'ai toujours cru qu'un intellectuel doit intervenir dans la société.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
On ne peut connaître tous les aspects de sa propre culture ; ainsi le poisson vit dans l'eau mais il ne peut bondir hors de celle-ci pour voir à quoi elle ressemble.
Un poète ne vit guère que de sensations, aspire aux idées et, en fin de compte, n'exprime que des sentiments.
On est riche quand on vit sur les revenus de ses revenus.
Les relations humaines sont bizarres. J'veux dire, on est avec quelqu'un pendant un certain temps, on mange, on dort, on vit avec cette personne, on l'aime, on lui parle, on sort avec elle, et soudain c'est fini.
L'art scénique, le seul qui tire l'oeuvre de sa fixité irrémédiable, de son irrémédiable solitude, est le plus beau et le plus tragique de tous. Il vit comme la vie, il meurt comme la vie.
On ne vit point assez pour profiter de ses fautes.
Le théâtre vit d'idées élevées : c'est son gagne-pain.
Selon le lieu de sa naissance, l'homme vit bien, vit assez mal ou ne vit pas du tout.
Berlusconi est jugé parce qu'il vit avec des femmes. S'il était homosexuel, personne n'aurait levé le petit doigt contre lui.
Lorsqu'on vit pleinement, on n'a pas besoin de qualifier sa vie.
On ne vit pas après Auschwitz, on vit avec en permanence.
Partout où quelque chose vit, il y a, ouvert quelque part, un registre où le temps s'inscrit.
Tout ce qui vit vraiment est destructeur. On vit toujours aux dépens de quelqu'un d'autre.
De quoi vit l'homme ? De sans cesse Torturer, dépouiller, déchirer, égorger, dévorer l'homme. L'homme ne vit que d'oublier sans cesse. Qu'en fin de compte il est un homme. Choeur : Messieurs, vous ne pouvez pas l'empêcher, L'homme ne vit que de méfaits et de péchés !
Affirmer n'est pas prendre en charge, assumer ce qui est, mais délivrer, décharger ce qui vit.
On vit comme on pense, on vit petitement si l'on pense petitement, on vit librement si on pense librement.
Le clergé, tout autant que la classe capitaliste, vit sur le dos du peuple, profite de la dégradation, de l'ignorance et de l'oppression du peuple.
En Occident, l'on vit exaspéré et l'on meurt désespéré.
Celui qui vit au milieu de biens impérissables ne ressemble en rien à un être mortel.
Le bonheur, on vit dedans. On ne le voit jamais venir.
L'homme vit souvent avec lui-même, et il a besoin de vertu ; il vit avec les autres, et il a besoin d'honneur.
Une aveugle n'a pas douze ans, elle n'a pas dix-huit ou mille ans. Elle vit dans un monde où les instants sont chargés d'éternité.
L'homme agit, la femme vit.
L'amitié vit de sûreté, de discrétion et de finesse ; l'amour vit de force, de plaisir et de terreur.
Coeur insouciant vit longtemps.
Sardine : petit poisson sans tête qui vit dans l'huile.
Dans le showbiz, on vit tous les jours dans la déception permanente des choses qui ne se réalisent pas. Je fatigue... J'ai de petits problèmes de santé avec des cervicales qui m'handicapent terriblement.
On ne vit pas encore si mal pour de petits ouvriers.
Aujourd'hui, personne ne se distingue de rien, à commencer par les hommes politiques. Journalistes, acteurs, pareil. On ne vit pas dans un monde où l'on peut se distinguer.
Pour vivre jusqu'à 90 ans, mon spécialiste m'a conseillé "pas de fruit, pas de légume !" : avec des pâtes, du riz et des pommes de terre, on vit très bien... si vous le voulez.